Une idée originale de jmurdoch
Texte: jmurdoch
Images: Chat GPT Sora
Videos : KlingAI
Dans les montagnes du Kirghizistan. Evelyn Salt, en exil depuis plusieurs années, infiltre à elle seule une base abandonnée du K.A., son ancien réseau d’espions dormants russes. Malgré la forte résistance, Salt demeure déterminée, et réussit à affronter et tuer l'ensemble des différents soldats qui peuplaient cette base. Solidement armée, Salt était épaulée, en toute discrétion, par l'homme qui l'avait aidé à s'échapper. Peabody, agent du contre espionnage, avait compris l'esprit de revanche qui animait Salt.
Salt avait appris qu'un camp militaire masquait une nouvelle opération d'endoctrinement de jeunes enfants, prodiges, qui après un lavage de cerveaux, allaient infiltrer différentes familles de riches américains ayant une situation, comme agents dormants. Salt voulait en finir avec tout ça. Cette base était la dernière sur sa liste. Mais, elle soupçonnait qu'un autre projet secret était en marche. Et qu'elle trouverait certaines de ses réponses dans un des ordinateur de cette base. Elle était dessus de l'endroit, car il était bien plus gardé que les dernières bases qu'elle avait réussi à démanteler.
Elle n'avait aune pitié. Chaque soldat qu'elle croisait était éliminé sans somation. Les soldats connaissaient Salt de réputation. Ils ne lui laissèrent aucune chance. Salt avançait prudemment dans les couloirs de la base. Elle était bien préparé, et avait identifié les lieux, le nombre de soldats de chaque étage, leurs armements. Elle était elle même, solidement armé, et protégé par un épais gilet pare balles. Elle était tireuse d'élite, et ne ratait jamais sa cible.
Parmi les soldats, elle distingua des tenues différentes. Certainement attribués à leur poste, elle se baissa sur l'un des cadavres, et fouilla le soldat pour récupérer une passe. Elle savait que la salle d'ordinateurs était fermée et protégée par un système de badges que peu de soldats disposaient. La fouille ne dura pas longtemps, elle trouve très vite ce qu'elle cherchait. Elle remercia intérieurement le soldat mort, allongé sur le sol, une balle dans la tête. La salle d'ordinateurs ne devait plus être bien loin.
Une fois introduit dans la salle, encore bien gardée par 3 soldats, qui ne résistèrent pas longtemp, Salt si mit à pianoter sur l'ordinateur principale. Bien qu'écrit en russe, elle le parlait et comprenait parfaitement, étant sa langue natale. Elle découvrit sur un disque dur, un projet "Mirror protocol". Elle frissonna en voyant le nom du initiateur du projet : Viktor Orlov Jr.. Elle se rappela que son mentor, Orlov avait eu un fils, mais elle le croyait mort, il y a des années. Décidément, c'était bien un vie remplie de mensonges, de secrets et de faux semblants. La photo de Viktor apparut à l'écran. Il ressemblait beaucoup à son père. D'ailleurs, on aurait dit son père mais plus jeune. Elle téléchargea la totalité du dossier sur une clé USB. Il fallait qu'elle partage au plus vite ses informations à Peabody. Elle fit sauter la base en intégralité avec de multiples charges explosives qu'elle avait dissimilé un peu partout.
Mason Reiss avait été prévenu au téléphone qu'un crime avait commis dans le parking de la CIA. Étant agent de cet organisme depuis plus de 20ans, il était déjà sur place. Il ne découvrit l'identité de la victime qu'une fois arrivé sur place. Il reconnut Peaboby aussitôt, et fut touché par ce meurtre. Peabody, étant agent du contre espionnage, était souvent dans les locaux de la CIA. Il avait eu plusieurs occasions de parler de leurs enquêtes en cours. Mason le trouvait carré, honnête, consciencieux, et assez drole quand on le connaissait bien.
Mason commença à interroger le témoin : Une femme aurait découvert le corps en rejoignant sa voiture. Une simple assistante de direction, qui n'avait lien ou rapport avec la victime. Peabody avait été tué par une arme à feu d'un gros calibre. Une balle en plein cœur. Aucune trace de violence, de bagarre. Mason parta du principe, que Peabody connaissait sa victime. Étant dans un immeuble gouvernemental et ultra sécurisé, Mason regarda autour de voir pour si une caméra de surveillance pourrait lui apporter plus d'informations, voir avec de la chance, le visage de l'assassin. Oui, il y avait une caméra, parfaitement dans l'angle. Ce qui l'intrigua de prime à bord, un tueur professionnel aurait délibéré choisit un autre axe pour tuer sans victime sans se voir. Vu la position du corps, et la force de l'impact, le tueur devait très proche de Peabody. Il allait donc forcément voir la caméra, qui demeurait intact, donner le visage du meurtrier.
Le seul indice troublant était la présence à coté du corps d'une photo d'une jolie jeune femme brune. Le photo était à moitié brulée. Serait une photo de la meurtrière ? Quel rapport cette femme avait elle avec la victime ? Le visage ne paraissait pas à Mason inconnue. L'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Une affaire qu'il aurait suivi ? De toute façon, il serait évident que Mason aurait intérêt à interroger cette personne.
Vanessa Shaw, hôtesse de l'air sur la ligne qui joignait la Russie aux US, était assez tranquille aujourd'hui. Pour une fois, elle n'avait aucun passager compliqué à gérer. L'avion est à mi chemin. Elle continuait subvenir aux différents besoins des passagers. Une jeune femme brune faisant le voyage seule, avait commencé à discuter avec elle à chacune de leurs interactions. La jeune femme l'avait appelé pour un oreiller, puis une coupe de champagne. Elles étaient en première classe. La jeune femme lui demanda par la suite de la lecture, elle voulait un journal pour connaitre un peu l'actualité. Vanessa lui donna le quotidien et ne put s’empêcher de lire le gros titre : "Meurtres mystérieux".
- "Que de violence en ce bas monde !", lança la passagère.
- "Oui, nous vivons une triste époque !", répondit Vanessa.
- "Je lis dans la rubrique internationale. Qu'il y a eu un massacre dans une base militaire en Russie.", fit la passagère avec un curieux sourire, qui surprit Vanessa.
- "Pourvu que cela soit sans conséquences. Que cela n'envenime par les relations entre les 2 pays."
La passagère referma le journal, voyant que Vanessa lui apportait un plateau repas.
- "Voici le repas que vous avez demandé !"
- "Oh merci, je meurs de faim !"
La passagère positionna sa tablette, et Vanessa y dépose la plateau, en s'exclamant :
- "Bon appétit, Madame !"
- "Oh, appelez moi June.", répondit June avec un beau sourire.
- "Enchantée June, je m'appelle Vanessa."
Plus tard, le repas terminé, Vanessa vint récupérer le plateau, puis continua à discuter un peu avec June, profitant de la tranquillité qui lui offrait les autres passagers.
Arrivée à destination, le personnel de bord et les voyageurs quittèrent l'avion. Vanessa n'accompagna pas comme il est d'usage, le personnel, mais resta à discuter avec June. Elles sortirent et continuèrent à papoter d'actualité. June lui posa pleins de questions sur le travail de Vanessa. June aimait voyager, elle trouva donc le travail d'hotesse de l'air fascinant. Vanessa lui expliqua qu'elle n'avait jamais le temps de réellement profiter des destinations. Quand Vanessa posa des questions sur le travail de June, elle demeurait bizarrement évasive. Voir un peu contradictoire dans le choix de ses réponses. Elles s'échangèrent leurs numéros de téléphone, se dirent au revoir. Vanessa Shaw voulait se poser un moment avant de descendre dans un hotel. Elle prit la direction d'un café situé en face l'aéorport.
A la vue des photos, Vanessa parut totalement choquée! Elle posa sa tasse, et demanda à augmenter le son au barman, qui s’exécuta, apparemment charmé le physique de Vanessa, qui ne souria toujours pas, car elle sembla bouleversée. La présentatrice annonçait qu'un agent nommé Peabody aurait été froidement assassiné par une jeune femme brune, qui pourrait être Evelyn Salt. Déjà recherchée pour meurtres, soupçonnée d'avoir tenté assassiner un président russe, mais bizarrement réapparut sain et sauf. Puis d'avoir tenté d'assassiner le président des États Unis. La, encore la journaliste expliqua qu'il y avait toujours beaucoup de flou autour de ces histoires.
A la réception, Vanessa Shaw demanda une chambre, juste pour une nuit, elle savait de cout sur, qu'elle n'allait pas rester longtemps sur place. Elle prit la clé que lui donna le réceptionniste, puis se dirigea vers sa chambre. Elle entra dans la chambre. Elle était petite, mais suffisamment confortable.
Salt n'aurait jamais pu faire tout cela, sans l'aide Peabdoy. Plusieurs mois après avoir réussi à s'échapper des autorités grâce à l'aide de Peabody. Ils avaient renoué contact, et se voyait discrètement et régulièrement. Salt n'avait qu'une idée en tete : la vengeance. Et Peabody y voyait une occasion simple et inespéré de détruire cette cellule terroriste russe. La mort d'Orlov, et de Ted n’étaient que les premiers rouages d'une plus grande machination.
Peabody avait appuyé Salt dans sa quête, lui fournissant toute l'aide dont il disposait : armes, documents, matériel. Salt, n'ayant pas été disculpé des charges qui pesait sur elle, devait absolument resté dans l'anonymat pendant un temps. Avant elle était seul sans matériel, ses déguisements étaient rudimentaires : teinture pour cheveux, verres de contacts, faux dentiers. La reconnaissance faciale avait fait de grands progrès. Salt avait obtenu un dispositif pour créer des masques réalistes très convaincants. Elle pouvait dorénavant créer de nouvelles identités, voir prendre l'identité de personnes existantes.
Salt lut le maximum d'informations sur Mason Reiss. Elle put obtenir tout son parcours professionnel, son entrainement militaire, les différentes missions pour la CIA, même jusqu'à sa vie personnelle. Mason était un bon agent, plusieurs fois décorés pour services rendus pour son pays. Il semble intègre. Il était également marié à une jeune femme nommée Jennifer, sans enfants. Il était fils unique. Un vrai patriote.
Salt prit le téléphone, opéra quelques manipulations pour passer un coup de téléphone cryptée. Vu l'heure tardive, Salt appela Mason à son domicile personnel.
Mason était rentré depuis peu de temps chez lui. Il s'était excusé auprès de son épouse Jennifer, car il voulait terminé un rapport, il devait donc encore travaillé. Sa femme comprenait l'importance de son job, et ne dit rien. Elle vaqua à ses occupations, pendant que Mason rédigeait ses premières notes sur le meurtre de Peabody. Lorsque le téléphone sonna, Mason fut de voir l'appel venait d'un numéro inconnu. Dans le cadre de son travail, tout était bon à prendre. Son propre téléphone de domicile était également sous contrôle. Il décrocha. Une voix douce et féminine, qu'il ne reconnut pas, commença à parler :
- "Mason Reiss ? ", demanda Salt, qui avait gardé son dispositif de masquage de voix, et avait donc toujours la voix de Vanessa Shaw.
- "C'est lui même, qui est à l'appareil ?"
- "Je suis Evelyn Salt. Ne cherchez pas à localiser cet appel. Je ne resterais pas longtemps dans cet endroit. Vous êtes bien en charge de l’enquête sur la mort de .. Peabody".
Salt faillit verser une larme, en évoquant ce nom. Mason sentait la détresse dans la voix de Salt.
- "Écoutez Salt ! Vous feriez mieux de vous rendre. Vous avez beaucoup de choses à nous raconter. La mort de l'agent Peabody n'a fait qu'augmenter la pression pour vous retrouver !"
- "Je n'ai pas tué Peabody.C'est un coup monté ! Pourquoi suis je accusée ?"
- "Nous avons des preuves ... une vidéo de surveillance."
Salt était toujours connecté sur le site de la CIA, et continua de regarder les pièces jointes qui accompagnait les notes de Mason. Elle vit qu'il y avait plusieurs fichiers vidéos. Elle les ouvrit. Au début les images de caméra paraissaient floues.
Mais on pouvait ensuite distinguer le visage et la silhouette de Salt. Elle fut choquée en voyant ses images. Comment est ce possible ? La date et l'heure était présente sur chaque des vidéos. A cette date, Salt n'était pas sur le territoire américain. Cela ne pouvait pas être elle. Pourtant, c'était bien le parking de l'immeuble où Salt et Peabody arrivaient à se voir discrètement.
La vidéo d'après montrait précisément Salt menaçant l'agent Peabody, qui semblait surpris. Puis le coup de feu en plein cœur. Peabody s'écroula sur le sol. La meurtrière regarda fixement la caméra avec un immense sourire, comme si elle était bien conscient d'être filmé. La scène attrista encore plus Salt, qui resta sans voix quelques instants.
- "Vous êtes toujours là ?", fit Mason au bout de la ligne.
- "Oui ... Oui... je comprends comment j'ai été accusé aussi vite. Mais vous devez me croire. Je suis innocente. Je dois éclaircir toute ça !"
- "Je peux vous aider Evelyn. Rendez vous. Ça sera plus simple pour tout le monde, je vous écouterai."
- "Comment ses images ont été pu être aussitôt divulgués à la presse ? De plus, vous me croyez assez bête, pour m'afficher ainsi devant les caméras ? Cette... Cette femme n'est pas moi ! Elle cherche délibérément à me faire porter le chapeau... "
Salt continuait à réfléchir à 100 à l'heure. Elle ne pouvait faire confiance à personne, elle était à nouveau seul.
- "Je vous recontacterai...", puis Salt raccrocha aussitôt.
- "Salt, attendez..."
Jennifer, étant resté dans la même pièce que Mason, avait entendu toute la conversation. Mason reposa son téléphone, et sembla contrarié.
- "Oh mon chéri ! Tout va bien ? Qui est cette Salt ?", lui demanda-t-elle.
- "Elle est la première suspecte d'un crime sur lequel je travaille.", lui répondit Mason.
Jennifer s'approcha de lui et lui caressa les cheveux. Ce geste avait souvent l'effet de détendre Mason. Puis Mason la prit par les hanches et la fit assoir sur ses genoux. Jennifer le prit dans ses bras. Mason éteigna son ordinateur et embrassa sa femme. Il retrouva un instant le sourire. Puis il repensa à Salt. Lui, il avait un job, épaulé par d'autres agents compétents. Il avait également une vie de couple. Salt était seule. Il se rappela que Salt était soupçonnée d'avoir tenté de tuer le président russe. Ce dernier n'avait été curieusement déclaré mort suite à une piqure d'une araignée. Il se rappela que l'époux de Salt était un expert en araignée. Cela ne pouvait être une coïncidence. Tout comme le soupçon d'avoir tenté de tuer le président dans son bunker. Un autre agent travaillant avec Salt présent dans le bunker s'est avéré être également un agent russe sous couverture : Ted Winter. Cette histoire était trop obscure à ses yeux.
Après avoir raccroché, Salt continuait réfléchir à sa discussion avec Mason. Pouvait elle lui faire confiance ? Elle repensa à Peabody. Sans l'admettre, elle se rendit compte qu'elle était devenue finalement une amie de Peabody. Elle était à nouveau seule. Elle prit une prit une photo dans sa valise, et s’asseya sur le lit. Elle ôta le masque de Vanessa Shaw. Elle ne s'était pas aperçu qu'elle l'avait toujours sur elle. Elle portait ce masque depuis des heures. Elle avait fini par l'oublier, comme une seconde peau.
Salt se mit à verser une larme et s'exclama en voyant sa photo de mariage avec son défunt mari, Mike Krause, tué par un membre de l'organisation d'Orlov.
- "Tu me manques, chéri. Je te vengerai."
Il était temps pour Vanessa Shaw de s'enregistrer comme membre du personnel pour le projet voyage l'amenant à Berlin. Salt remit son masque de Vanessa et changea ses lunettes de contact, tombés suite à son chagrin. Devant le miroir, elle tente de retrouver le charmant sourire de Vanessa.
Le lendemain, sous les traits de Vanessa Shaw, Evelyn Salt atterrissait à Berlin. En soirée, une réception diplomatique réunissait d'importants diplomates du monde entier. Salt avait pour objectif de croiser un ministre russe, et son conseiller. Ils étaient cités dans les documents que Salt avait pu extraire des ordinateurs de la base du Kirghizistan.
A Berlin, arrivant par le même avion que Salt, le Dr Clara Weiss était physicienne autrichienne et invitée à cette même réception diplomatique sur la cybersécurité. Elle descendit à un prestigieuse hôtel, tout près du lieu de la réception. Le voyage l'avait exténué, mais ne laissait rien apparaitre. Elle demeurait une magnifique femme blonde au sourire resplendissant. Le réceptionniste de l’hôtel lui tendit la clé avec un immense sourire. Celle ci n'avait qu'une hâte, être dans sa chambre, finir le texte de son discours, puis une bonne douche. Elle se sentait salle, en sueur d'avoir couru dans l'aéroport, ayant failli raté son avion.
Clara ne prit pas le temps de défaire sa valise, une fois arrivée dans la chambre,qu'elle retira juste son pc portable, le posa sur le petit bureau, et l'alluma. L'écran affichait une fenêtre Word de son discours qu'elle avait en partie rédiger dans l'avion mais qu'elle n'avait pas eu le temps de finir. Elle se mit à la relire, et reprit la rédaction là ou elle s'était arrêté. Elle savait qu'elle n'en avait plus pour très longtemps. Il fallait que ce discours soit prêt avant la réception de ce soir.
Le discours terminé, Clara se dirigea vers la salle d’hôtel. Elle appréciait le confort des salles de bains de cet hôtel. Elle avait l'habitude de descendre aux mêmes hôtels pendant ses différents voyages. Elle faisait régulièrement des conférences. Elle aimait prendre une bonne douche bien chaude, avant d'affronter la foule des réceptions. Elle sortit une tenue stricte et l'accrocha à un cintre dans la salle de bains. Elle ne voulait pas d'une tenue trop voyante, trop sexy. Elle se savait attirante, mais souhaitait capter l'attention d'un maximum par les mots et non par son apparence. Puis elle se déshabilla et entra dans la douche.
Il y resta 20 bonnes minutes. La douche était spacieuse, et moderne. Elle aurait aimé en profiter d'avantage. Mais elle pensa zapper sur la télévision, voir se commander un petit encas, ne sachant ce qu'elle trouverait à grignoter à la réception. Elle sortit de la douche, mit le peignoir de bains de l'hotel, et prit une serviette, et commença à se frotter les cheveux pour les faire sécher.
Clara était perdue dans ses pensées, se répétant son discours dans la tête, lorsqu'on frappa à la porte. Elle demanda :
- "Qui est ce ?"
- "Service d'étage, Madame Weiss. Puis je entrer ? La chambre n'a pas été totalement nettoyée. J'en n'aurai pas pour longtemps."
Clara regarda autour d'elle, examinant la chambre. Curieux, elle trouvait que la chambre était plutôt impeccable. Le lit bien fait, serviettes, peignoir de bains, chaussons, fer à repasser,... Rien ne semblait manquer. Elle s'approcha de la porte et regarda par le Juda. Elle vit une dame relativement âgée habillée en femme de chambre, près d'un chariot rempli de produits d'entretien, de serviettes.
- "Un petit instant, je vous prie.", cria Clara.
Clara vérifia que son peignoir était bien refermé, puis ouvrit la porte.
- "Je vous prie, de bien vouloir nous excuser. Il y a beaucoup de monde à l’hôtel. Et nous avons pris du retard. Nous sommes exigeants sur la qualité de nos services, si nous souhaitons garder nos 5 étoiles."
- "Je comprends. Entrez donc. Je finis de me préparer."
Cette dernière, innocemment, se mit à choisir un vaporisateur et une sorte de grande chiffon, et commença à astiquer les meubles. Puis la femme de chambre, aspergea en grande quantité le liquide du vaporisateur sur ce chiffon. Lui tournant le dos, Clara ne vit pas la femme de chambre s'approcha doucement derrière elle. Clara allait se mettre à bailler lorsqu'elle vit devant une main tenant un chiffon. Clara n'eut pas le temps de réagir, que la dame lui colla le chiffon sous son nez. Elle reconnut une très forte odeur de chloroforme. Elle n'eut pas le temps de réagir, Clara s'endormit aussitôt, et retomba en arrière. La vieille de dame de chambre eut suffisamment de force pour la soutenir et l'aider à retomber délicatement sur le lit.
La femme de chambre allongea le Dr Clara Weiss sur le lit délicatement. Clara dormait profondément. Et ce pour plusieurs heures. Elle se réveillera très certainement avec un épouvantable mal de crane. Le produit qu'elle avait reniflé était très efficace et quasi instantané. La femme de chambre toucha le visage de Clara et l'examina. Elle lui ouvrit les paupières délicatement, pour confirmer la couleur des yeux. Elle continua ensuite à examiner le corps de Clara tout entier.
La première étape d'infiltration était réussie. Evelyn Salt remarqua, accrochée sur un cintre une tenue complète, stricte et élégante. Clara l'avait aidé dans le savoir à choisir sa prochaine tenue pour la soirée. Salt retira son masque. Elle était plus fière de ce résultat. Elle aurait pu garder le masque de Vanessa Shaw pour le rôle de femme de chambre, mais elle aurait pris un certain risque. Un voyageur, qui aurait pris un jour le même trajet d'avion qu'elle, aurait pu être surpris de voir la même ravissante femme habillée en femme de chambre dans un hôtel prestigieux.
Salt avait créer une nouvelle identité de secours. Le déguisement était plus long et plus complet que celui de Vanessa. Une couche traitée de silicone sur ses bras donnait l'impression d'une peau vieille et ridée. Le masque et la perruque complétait le déguisement.
Salt se déshabilla et partit prendre une douche à son tour, afin de bien retirer tous les produits de maquillage, qui lui permirent de tenir le rôle de cette vieille femme de chambre. Mais elle savait qu'elle n'allait pas rester Salt très longtemps. L'heure de début de la réception approchait. Elle s'habilla avec la tenue qu'avait choisi le Dr Weiss. Salt avait choisi la femme qui était la plus voisine de sa taille et de ses mensurations parmi la liste des invités qu'elle avait réussi à pirater. Par chance, cette Dr Weiss avait un physique très proche de Salt. Peut-être à une légère différence, Salt avait un peu plus de poitrine que le Dr Weiss. Qu'importe ! Elle n'usurperait pas sa place trop longtemps.
Le masque était prêt et parfait. C'était la réplique exact du visage de Weiss.
Salt commença par se nouer les cheveux, elle aurait à porter une perruque blonde, en plus du masque qu'il lui couverait la totalité du visage.
Une fois le masque bien positionné, et les cheveux bien placés, Salt tira délicatement sur ses joues, pour bien positionner sa bouche. Elle aurait à parler, à discuter. Le masque ne devait surtout pas faire de faux plis. Elle serait vite démasquée.
Dernière étape de la préparation, Salt mit à son poignet un bracelet très particulier. Il est relié par une tablette, pour sa configuration. Ce bracelet permettait le transfert sur une microcarte SD de données d'un téléphone portable sur une certaine distance. Elle configura la connexion sur un téléphone portable très précis. Le bracelet devrait se connecter sur le téléphone si elle en était assez prêt. Si le bracelet clignotait, c'est la connexion et le transfert était en cours. Le problème était que le téléphone ne pouvait être dans les mains que du ministre ou son conseiller. Elle devait identifier la bonne personne, puis reste suffisamment longtemps auprès de lui, pour laisser au transfert de s'effectuer.
Salt, sous les traits du docteur Clara Weiss était prête à affronter le monde. Elle sortit de sa chambre, prit l'ascenseur, et se rendit dans la salle de réception au rez de chaussée. Dans l’ascenseur, profitant d'être une dernière fois seule, elle vérifia si son masque était bien appliqué sur son visage, elle s'essaya à parler. L'illusion était parfaite. Elle avait prit soin de placer le modificateur de voix sous sa chemise.
Lorsqu'elle atteignit la salle, elle fut un peu surprise du monde. Elle se balada parmi tous les invités à la recherche du ministre et de son conseiller.
Quelques minutes plus tard, elle profita que le ministre soit accosté par d'autres personnes pour s'éloigner. Elle regarda son bracelet. Mince, aucune réaction. Soit il n'avait pas le téléphone sur lui, soit ce n'était pas le bon téléphone. Elle se mit alors en quête de le conseiller du ministre.
Comme pour le ministre, elle utilisa son charme, pour lui serrer la main le plus longtemps. Légèrement plus jeune que le ministre, elle lui fit plusieurs compliments sur sa forme physique. Touché, séduit, il ne remarqua pas que Salt ne lui avait pas lâché la main. Salt sourit car elle sentait une légèrement vibration au poignet. Le transfert était en train de s'effectuer. Le ministre remarqua la LED clignotante du bracelet. Tout en continuant de lui serrer la main, elle lui sortit un simple mensonge. Elle expliqua que c'était un appareil connecté pour un suivi de santé, qu'il lui rappelait qu'elle avait des médicaments à prendre.
Elle s'excusa de le quitter pour cette raison. Elle avait calculé dans sa tête le temps nécessaire pour un transfert complet du contenu du téléphone. Cela devrait être OK. Elle s'éloigna de l'assistant, et lui promit de revenir très vite vers lui, prétextant avoir de nombreuses questions à lui poser.
Alors qu'elle s’apprêtait à quitter la salle de réception, Salt se fit accoster par un beau jeune homme en costume. Elle pria intérieurement qu'il ne soit pas une connaissance du Dr Weiss.
- "Bonsoir. Je n'ai pas le chance de vous connaitre. Je m'appelle James Ivory. Vous êtes ?"
- "Weiss, Docteur Clara Weiss.", répondit Salt avec un certain sourire.
- "Enchantée, docteur Weiss. Vous êtes là comme invitée ?"
- "Non, j'ai un discours à faire tout à l'heure..."
- "Mais oui, suis je bete, je l'ai lu dans le programme. Je m'attendais à autant de charme, en lisant votre nom..."
- "C'est très aimable à vous."
Salt vit qu'à l'entrée de la salle, des agents de sécurité discutaient entre eux, puis interrogèrent un à un les invités qu'ils croisaient. Salt sentit un malaise dans leur attitude. Elle ne prêta plus attention à James. James avait commencé à un long laïus sur le hasard, les rencontres. Salt resta concentrée sur un moyen de sortir discrètement de la salle. Elle s'excusa auprès de James, prétextant qu'elle avait oublié le texte de son discours dans sa chambre.
Salt était à 2 doigts de sortir de la salle, lorsqu'un agent de sécurité vint vers elle. Il avait une oreillette, et tenait un bloc de feuilles, qui semblait être la liste des invitées.
- "Madame, pourriez vous me montrer votre carton d'invitation, s'il vous plait ?"
- "Bien sur.", répondit Salt en lui montrant le carton volé du Dr Weiss. "Que se passe-t-il ?"
- "C'est par sécurité. Il y a des personnalités importantes à cette réception. nous ne devons courir aucun risque."
C'est alors que l'agent, mit un doigt pour appuyer son oreillette, pour mieux entendre. Salt n'entendit pas distinctement ce qu'entendait l'agent. Elle ne comprit que quelques mots. "docteur... inconsciente... arrêtée". L'agent changea aussitôt d'expression. Son regard se fit plus dur.
- "Madame, vous allez m'accompagner sans histoire."
- "Mais je ne comprends pas ... Que se passe t il ? ... Qu'ai je fait de mal ? .."
D'un geste, l'agent lui indiqua d'avancer vers la sortie. Salt préféra s'éloigner pour le moment, uniquement avec le garde.
A peine, était elle sortie de la salle, que Salt donna un coup de coude au niveau de l'estomac de l'agent. Surpris, il s'agenouilla sur le sol prit de douleur. Salt poursuivit avec un coup au niveau de la nuque, bien placé, comme à son entrainement. L'agent tomba complétement sur le sol.
Hélas, Salt n'avait pas vu qu'un autre agent était en train de les rejoindre. Elle prit alors ses jambes à son cou. Elle connaissait parfaitement les lieux pour les avoir attentivement étudies.
Salt profita que les agents soient occupés provisoirement pour se rendre dans les toilettes. Par chance, aucune personne n'y était. Elle s'approcha du miroir, et se dit que les agents cherchaient une jeune et jolie femme blonde. Il était donc temps de dire adieu à Clara Weiss. Salt retira alors son masque. Elle aurait plus de chance à sortir sous les traits d'une brune, qu'une blonde recherchée.
Ce que bien plus tard après que Salt est quitté les lieux, que les agents trouvèrent le masque dans la poubelle.
Dans un lieu secret, Viktor Orlov Junior discutait avec une femme ayant quasi les même traits que Salt. Elle préparait son arme, chargea les munitions tout en restant silencieuse et concentrée.
- "Tu as fait un excellent travail. Maintenant que Salt est accusée du meurtre de Peabody, la police va tout mettre en œuvre pour la recherche."
Viktor donne un dossier marqué confidentiel à la jeune femme.
- "Voici ta dernière cible. Un haut dignitaire russe."
Jennifer Reiss, étant restée femme au foyer, avait pris l'habitude rejoindre son mari à l'heure du déjeuner. Elle se postait devant les locaux de la CIA, et attendait patiemment que son mari sorte. Elle prévenait toujours avec un peu d'avance de son arrivée imminente. Mason n'avait pas reçu de SMS, mais il ne voyait aucune contrainte dans le planning de sa femme à ce jour. Lorsqu'il était au niveau de l'accueil, il vit sa femme faisant déjà les cent pas. Elle semble sérieuse, concentrée. Elle ne portait qu'un petit pull vert assez moulant avec une mini jupe. Comme toujours, il la trouva magnifique. En le voyant s'approcher, Jennifer retrouva le sourire et se dirigea vers lui. Ils s'embrassèrent, et Jennifer suivit son mari vers sa voiture garée non loin. Perdu dans ses réflexions, songeant encore à son dossier en cours, l'affaire Salt, quelque chose le turlupina, mais il n'arriva à dire quoi. Jennifer lui demanda comment se passer sa journée de travail. Il resta vagues en explications, ce qui ne sembla pas surprendre Jennifer, vu la confidentialité qui émanait toujours autour de son travail.
Après quelques minutes, Jennifer prit son sac à main, l'ouvrit et sortit une arme, qu'elle pointa sur Mason :
- "Mais qu'est ce qui te prend chérie ?", demanda Mason.
- "Salt ?"
- "Vous avez parfaitement deviné ! Je voulais que nous soyons tranquilles pour discuter."
- "Qu'avez vous fait à ma femme, nous devions nous re ..."
- "Ne vous inquiétez pas pour elle. Elle dort tranquillement dans le salon depuis mon passage."
- "Vous avez un joli train de vie, agent Reiss. Votre maison est très belle, et bien entretenue. Et votre épouse est adorable. Ne vous inquiétez pas pour elle. Vous pourrez l'appeler après notre discussion. Continuer de rouler, dans 3 km, vous tournerez à droite. Je connais un endroit pour discuter tranquille. Une maison abandonnée."
- "Vous savez que je n'ai pas tué Peabody. Il était mon allié, ... mon ami. Le seul qui m'a aidé et soutenu dans ma lutte contre les derniers agents infiltrés. J'étais dans une base militaire à en finir avec cette organisation à l'heure du meurtre de Peabody."
- "Mais vous ne pouvez pas nier que c'est vous que l'on voit sur ces images."
Mason sortit une petite boite d'une sacoche qu'il avait pris en même temps que le dossier dans sa voiture. Il ouvrit la boite. Elle contenait une seringue, ainsi qu'un produit vert fluo, que Salt n'arriva pas à identifier malgré ses connaissances détaillés dans les drogues ou produits anesthésiques.
- "Oui ! Je sais que votre instinct vous pousserez à d'abord éliminer Evelina. Mais nous voyons en elle comme en vous, un immense potentiel. Elle pourrait mieux servir nos pays que ça soit la Russie ou les États Unis."
- "Je vais vous y aider. Vous n'êtes plus seule."
Jennifer Reiss entendit le téléphone, ce qui la réveilla. Elle décrocha aussitôt, et entendit la voix inquiète de son mari.
La veille de l’événement, dans un discothèque, Tatiana Mirova, journaliste d’investigation critique du Kremlin, voulut décompresser avant la longue journée qui allait l'attendre. Elle était dans la liste des invitées à ce sommet mondial sur la cybersécurité. Ses qualités de journaliste avaient été enfin reconnues. Elle était accompagnée de ses amies en discothèque, à boire et à danser. Quand soudaine, elle vit 2 policiers s'approchaient d'elle.
- "C'est moi ! Que se passe t il ?", répondit Tatiana.
- "Vous devez nous suivre."
- "Mais qu'est ce cela veut dire ? Pourquoi m’arrêtez vous ?"
Dans un hangar abandonné, Salt venait de recevoir un SMS de Mason, lui indiquant que Tatiana Mirova venait d'être arrêtée pour être interrogée. Salt, à la vue du message, sourit et comprit qu'elle avait donc obtenu la feu vert de Mason. Une invitation, une place venait de se libérer. Tatiana Mirova avait été choisie déjà de part le fait qu'elle est invitée à ce sommet, alors que les places étaient réservées, et d'autre part parce que que Salt et Tatiana affichaient un physique et une taille assez proche.
Salt commença à analyser sur ses écrans les différentes interventions et passages à la télévision de Tatiana. Elle mémorisa ses tiques, sa façon de se mouvoir, de parler, de rire, de s'exprimer. Salt avait une excellente mémoire. Elle s’exerça à parler de la même façon. L'ordinateur préparer l'initialisation du module qui transformerait ensuite sa voix. Ne manquait plus qu'à respecter la manière dont Tatiana roulait les R dans ses phrases.
Pendant que Salt lut le dossier complet de Tatiana envoyé par Mason, l'imprimante commença l'impression d'un nouveau masque à l'effigie de Tatiana. Salt avait déjà aussi préparé la tenue pour le sommet. Elle s'inspira des tenues qu'affichait la belle journaliste dans ses interviews. Elle garda le coté un peu rebelle en choisissant un pantalon en cuir noir, un veste en cuir noir, et s'arrangea pour prendre un t-shirt avec un peu de décolleté. Cela avait tendance à faire baisser la garde des agents de sécurité masculin qu'elle risquait de rencontrer.
Viktor Orlov était sur place, discutant déjà avec un groupe de personne. Salt passa à coté de lui sans le regarder, sans lui prêter attention. Elle respecta le style de démarche de Tatiana. Viktor, la regarda du coin de l’œil, tout en continuant de discuter. Salt eut pendant un instant un doute. L'avait il reconnue ? Impossible, son masque était plus que parfaite. Il était peut-être juste simplement séduit par son apparence.
Salt joua son rôle de journaliste, et interrogea au hasard des personnes qu'elle reconnut. Elle trouva les bonnes questions, un peu piquantes, un peu provocatrices. L'effet était aussitôt immédiat, les gens interrogés cherchaient toujours à changer de conversation. Elle ne fut pas même étonnée, d'être parfois draguée ouvertement. Ce qui l'amusa et la rassura sur la qualité de son déguisement. Elle conclut qu'elle pouvait se lancer à interroger Viktor. Elle s'approcha de lui, micro à la main. Viktor ne sembla pas la reconnaitre.
Orlov s'éloigna de Salt et se dirigea vers une estrade. Sur le chemin, il donna un ordre à un ses acolytes. Ce dernier s'éloigna et partit vers le rideau derrière l'estrade. Orlov s'approcha d'un micro.
Salt fut surprise de voir Evelina, accourir vers elle, l'air menaçante. Salt vit les menottes d'Evelina tombaient sur le sol. Salt fit un pas en arrière. Et Evelina commença à montrer ses poings.
Une fois, leurs déguisements respectifs ôtés, Salt et Evelina commencèrent à préparer leurs plans. Evelina avait révélé à Salt la cachette d'Orlov Junior. Viktor projetait d'infiltrer les bases gouvernementales de plusieurs pays en promettant à la fois une sécurité et une cybersécurité. Evelina était le pion à sacrifier. Il aurait laisser la justice la condamner, probablement à mort. Il prévoyait ensuite, grâce à des nouveaux agents Salt de supprimer des diplomates importants, déstabilisant le pays. Evelina partagea avec Salt la totalité des informations qu'elle avait en mémoire. Et lui révéla, que dans cette base, vivaient les derniers responsables de l'organisation d'Orlov.
- "Oui, j'avais... nous avions ordre d'infiltrer le pays en séduisant cet homme. Nos sentiments à son égard sont vite devenus tangibles, réels, profonds... Nous ... Nous projetions de former une famille. Juste avant son exécution.... J'avais pris la décision d'avoir un enfant avec lui, malgré les risques que cela engendrait. Mais, le jour J est arrivé..."
- "Oui, les bâtiments sont très anciens. Personne ne savait qu'il existe un niveau souterrain. Qui pourrait imaginer que sous le gouvernement russe, se cacher une organisation terroriste prête à agir ?"
- "Comment pouvons nous y entrer ?"
- "J'avais lu un rapport pendant ma ... formation, que le lieu est sur et ultra sécurisé, mais qu'il demeurait une faille. Les toits. C'est là, que les gardes sont le moins concentrés."
- "C'est donc par là, que nous rentrerons."
A mesure, de leur descente, Salt et Evelina éliminèrent un à un les gardes présents sur le toit. Arrivée sur le toit, Salt envoya un message à Mason. Elle avait déjà envoyé un message à Mason depuis leur hôtel pour indiquer qu'ils étaient à Moscou. Elle attendrait la dernière minute pour parler du Kremlin.
Elles trouvèrent ensuite ensuite l'entrée de la cage d'ascenseur, puis descendirent discrètement tous les étages officielles, pour atteindre le fameux étage secret. Lorsqu'ils sortirent par le toit de l'ascenseur pour atteindre le niveau, aucun garde ne s'attendaient à leurs présences. Salt et Evelina parcoururent le couloir. Ce couloir ressemblait en tout point aux niveaux supérieurs. Parfaitement isolés, personne ne pouvaient entendre les nombreux coups de feux. Salt et Evelina éliminèrent un à un chaque garde. Leur formation parfaite commune fit qu'ils ne ratèrent jamais leurs cibles. A mesure de leur progression, les gardes étaient plus adroits, plus difficiles à atteindre.
Salt et Evelina firent une pause lorsque le dernier garde tombe. Elles rechargèrent leurs armes pour l'assaut final. Evelina connaissait les codes d'accès de chaque porte, et surtout de celle qui menait au bureau d'Orlov.
Orlov était à son bureau lorsque la porte explosa. Evelina avait utilisé du C4, pour surprendre Orlov. Cinq gardes étaient encore en faction dans le bureau. Ils ne se résistèrent pas longtemps.
- "Evelina, comment as tu pu nous trahir ? J'avais mis tant d'espoir en toi !"
Mason avait tiré sur le bras de Viktor. Celui ci poussa un cri de douleur, mélangé à de la rage. Salt fut surpris de voir Mason.
- "Oui. J'étais déjà à Moscou. Vous vous rappelez dans la maison abandonnée, quand je vous ai étreint ? J'avais placé sur vous un mouchard."
- "Vous êtes doué !", lui fit elle avec un beau sourire.
- "On connait la chanson. Fermez là ! ... Allez embarquez moi ça !"
- "Laissez nous un moment. Nous avons besoin de faire le point toutes les deux"
- "Retourné à la CIA ?"
- "Oui, regarde ce document !"
Salt sortit un contrat d'embauche. Elles le parcoururent ensemble. Il y avait énorméent de clauses de confidentialité. Elles seraient toujours sur le terrain, apriori pour de nombreuses missions d'infiltrations. Mason avait avoué avoir été bluffé de la performance de Salt en se faisant passer pour sa femme. Evelina resta dubitative.
- "Oui, mais tu avais subi comme un lavage de cerveaux. Tu n'étais pas totalement toi meme."
- "Mais j'aurai à jamais leur sang sur mes mains."
- "Tu aurais moyen de te racheter..."
- "Je comprends."
- "Tu vas accepter ?", interrogea Evelina.
Salt était émue à retourner dans l'immeuble de son ancien appartement qu'elle occupait avec son défunt mari, Mike. Elle savait qu'il avait été vite reloué, mais elle n'était pas là ça. Salt se souvint avoir laisser quelque chose dans un appartement voisin. Elle estima le nombre d'appartements qu'elle avait parcou depuis l'extérieur sur la rampe de l'immeuble.
Elle sonna à la porte. Une petite fille noire lui ouvrit.
- "Coucou ma puce, comment vas tu ?", répondit Salt
- "ça va. Toujours dans mes devoirs. Vous etes venue récupérer votre chien ?"
- "Oui si cela ne te fait rien. Il compte beaucoup pour moi."
- "Oui cela me ferait très plaisir."
- "Tu m'as manqué... Je t'ai manqué."
- "Bonjour agent Reiss. Merci de me réintégrer."
- "Avez vous des nouvelles d'Evelina ?"
- "Vous vous doutez que nous devrons la surveille continuellement."
- "Je me charge de la surveiller. J'en prends la responsabilité. Après tout, elle est ... moi."
- "Nous avons tout nettoyer au Kremlin. Il ne reste plus rien. Nos experts sont en train de parcourir tous les plans qu'Orlov avaient planifié pour les temps à venir. Nous allons remonter la sécurité à bien des niveaux. Je vous laisse diriger les opérations."
- "Bien, agent Reiss."
- "Appelez moi Mason."
- "OK, Mason, vous pouvez m'appeler Evelyn."
Evelina s'appretait à revestir le déguisement étalé sur son lit. Combien de temps allait elle encore devoir se cacher ? Salt lui expliqua qu'elle serait comme son agent de probation, de contact. Elles se donnèrent un dernier rendez vous à l'aéroport.
- "Non, Evelyn. Je dois comprendre d'abord qui je suis."
- "Tu sais il ne faut pas rester derrière ce masque. Change de look, de couleur de cheveux, de style vestimentaires. Fais toi une vraie et définitive identité."
- "Je ne pouvais m'y résoudre. Tu es mon reflet. J'étais sure d'avoir pris la bonne décision."
- "Au revoir Evelyn."
- "Au revoir Evelina."
FIN
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