Salt 2

 

 
 Basé sur le film SALT (2010) de Phillip Noyce
Une idée originale de jmurdoch
Texte: jmurdoch
Images: Chat GPT Sora
Videos : KlingAI
 

 

    Dans les montagnes du Kirghizistan. Evelyn Salt, en exil depuis plusieurs années, infiltre à elle seule une base abandonnée du K.A., son ancien réseau d’espions dormants russes. Malgré la forte résistance, Salt demeure déterminée, et réussit à affronter et tuer l'ensemble des différents soldats qui peuplaient cette base. Solidement armée, Salt était épaulée, en toute discrétion, par l'homme qui l'avait aidé à s'échapper. Peabody, agent du contre espionnage, avait compris l'esprit de revanche qui animait Salt. 

    Salt avait appris qu'un camp militaire masquait une nouvelle opération d'endoctrinement de jeunes enfants, prodiges, qui après un lavage de cerveaux, allaient infiltrer différentes familles de riches américains ayant une situation, comme agents dormants. Salt voulait en finir avec tout ça. Cette base était la dernière sur sa liste. Mais, elle soupçonnait qu'un autre projet secret était en marche. Et qu'elle trouverait certaines de ses réponses dans un des ordinateur de cette base. Elle était dessus de l'endroit, car il était bien plus gardé que les dernières bases qu'elle avait réussi à démanteler. 

    Elle n'avait aune pitié. Chaque soldat qu'elle croisait était éliminé sans somation. Les soldats connaissaient Salt de réputation. Ils ne lui laissèrent aucune chance. Salt avançait prudemment dans les couloirs de la base. Elle était bien préparé, et avait identifié les lieux, le nombre de soldats de chaque étage, leurs armements. Elle était elle même, solidement armé, et protégé par un épais gilet pare balles. Elle était tireuse d'élite, et ne ratait jamais sa cible.

    Parmi les soldats, elle distingua des tenues différentes. Certainement attribués à leur poste, elle se baissa sur l'un des cadavres, et fouilla le soldat pour récupérer une passe. Elle savait que la salle d'ordinateurs était fermée et protégée par un système de badges que peu de soldats disposaient. La fouille ne dura pas longtemps, elle trouve très vite ce qu'elle cherchait. Elle remercia intérieurement le soldat mort, allongé sur le sol, une balle dans la tête. La salle d'ordinateurs ne devait plus être bien loin.

 

    Une fois introduit dans la salle, encore bien gardée par 3 soldats, qui ne résistèrent pas longtemp, Salt si mit à pianoter sur l'ordinateur principale. Bien qu'écrit en russe, elle le parlait et comprenait parfaitement, étant sa langue natale. Elle découvrit sur un disque dur, un projet "Mirror protocol". Elle frissonna en voyant le nom du initiateur du projet : Viktor Orlov Jr.. Elle se rappela que son mentor, Orlov avait eu un fils, mais elle le croyait mort, il y a des années. Décidément, c'était bien un vie remplie de mensonges, de secrets et de faux semblants. La photo de Viktor apparut à l'écran. Il ressemblait beaucoup à son père. D'ailleurs, on aurait dit son père mais plus jeune. Elle téléchargea la totalité du dossier sur une clé USB. Il fallait qu'elle partage au plus vite ses informations à Peabody. Elle fit sauter la base en intégralité avec de multiples charges explosives qu'elle avait dissimilé un peu partout. 

    Mason Reiss avait été prévenu au téléphone qu'un crime avait commis dans le parking de la CIA. Étant agent de cet organisme depuis plus de 20ans, il était déjà sur place. Il ne découvrit l'identité de la victime qu'une fois arrivé sur place. Il reconnut Peaboby aussitôt, et fut touché par ce meurtre. Peabody, étant agent du contre espionnage, était souvent dans les locaux de la CIA. Il avait eu plusieurs occasions de parler de leurs enquêtes en cours. Mason le trouvait carré, honnête, consciencieux, et assez drole quand on le connaissait bien. 
    Mason commença à interroger le témoin : Une femme aurait découvert le corps en rejoignant sa voiture. Une simple assistante de direction, qui n'avait lien ou rapport avec la victime. Peabody avait été tué par une arme à feu d'un gros calibre. Une balle en plein cœur. Aucune trace de violence, de bagarre. Mason parta du principe, que Peabody connaissait sa victime. Étant dans un immeuble gouvernemental et ultra sécurisé, Mason regarda autour de voir pour si une caméra de surveillance pourrait lui apporter plus d'informations, voir avec de la chance, le visage de l'assassin. Oui, il y avait une caméra, parfaitement dans l'angle. Ce qui l'intrigua de prime à bord, un tueur professionnel aurait délibéré choisit un autre axe pour tuer sans victime sans se voir. Vu la position du corps, et la force de l'impact, le tueur devait très proche de Peabody. Il allait donc forcément voir la caméra, qui demeurait intact, donner le visage du meurtrier. 
    Le seul indice troublant était la présence à coté du corps d'une photo d'une jolie jeune femme brune. Le photo était à moitié brulée. Serait une photo de la meurtrière ? Quel rapport cette femme avait elle avec la victime ? Le visage ne paraissait pas à Mason inconnue. L'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Une affaire qu'il aurait suivi ? De toute façon, il serait évident que Mason aurait intérêt à interroger cette personne. 


    Vanessa Shaw, hôtesse de l'air sur la ligne qui joignait la Russie aux US, était assez tranquille aujourd'hui. Pour une fois, elle n'avait aucun passager compliqué à gérer. L'avion est à mi chemin. Elle continuait  subvenir aux différents besoins des passagers. Une jeune femme brune faisant le voyage seule, avait commencé à discuter avec elle à chacune de leurs interactions. La jeune femme l'avait appelé pour un oreiller, puis une coupe de champagne. Elles étaient en première classe. La jeune femme lui demanda par la suite de la lecture, elle voulait un journal pour connaitre un peu l'actualité. Vanessa lui  donna le quotidien et ne put s’empêcher de lire le gros titre : "Meurtres mystérieux".

 - "Que de violence en ce bas monde !", lança la passagère.
 - "Oui, nous vivons une triste époque !", répondit Vanessa.
 - "Je lis dans la rubrique internationale. Qu'il y a eu un massacre dans une base militaire en Russie.", fit la passagère avec un curieux sourire, qui surprit Vanessa.
 - "Pourvu que cela soit sans conséquences. Que cela n'envenime par les relations entre les 2 pays."

 La passagère referma le journal, voyant que Vanessa lui apportait un plateau repas.

 - "Voici le repas que vous avez demandé !"
 - "Oh merci, je meurs de faim !"

La passagère positionna sa tablette, et Vanessa y dépose la plateau, en s'exclamant :

 - "Bon appétit, Madame !"
 - "Oh, appelez moi June.", répondit June avec un beau sourire.
 - "Enchantée June, je m'appelle Vanessa."

    Plus tard, le repas terminé, Vanessa vint récupérer le plateau, puis continua à discuter un peu avec June, profitant de la tranquillité qui lui offrait les autres passagers. 

 

    Arrivée à destination, le personnel de bord et les voyageurs quittèrent l'avion. Vanessa n'accompagna pas comme il est d'usage, le personnel, mais resta à discuter avec June. Elles sortirent et continuèrent à papoter d'actualité. June lui posa pleins de questions sur le travail de Vanessa. June aimait voyager, elle trouva donc le travail d'hotesse de l'air fascinant. Vanessa lui expliqua qu'elle n'avait jamais le temps de réellement profiter des destinations. Quand Vanessa posa des questions sur le travail de June, elle demeurait bizarrement évasive. Voir un peu contradictoire dans le choix de ses réponses. Elles s'échangèrent leurs numéros de téléphone, se dirent au revoir. Vanessa Shaw voulait se poser un moment avant de descendre dans un hotel. Elle prit la direction d'un café situé en face l'aéorport.

 
    Sur le trajet qui menait au café, Vanessa perdit son sourire qu'elle avait affiché pendant tout le voyage. Ses traits devinrent plus durs, plus froid. Elle devint plus sérieuse. Elle commanda un café au comptoir et machinalement regarda l'écran de télévision derrière le comptoir qui diffusait une chaine d'informations. Une présentatrice annonça le décès d'un agent du contre espionnage. Une photo de Peabody apparaissait à l'écran, ainsi qu'une photo d'une jeune femme brune.
    A la vue des photos, Vanessa parut totalement choquée! Elle posa sa tasse, et demanda à augmenter le son au barman, qui s’exécuta, apparemment charmé le physique de Vanessa, qui ne souria toujours  pas, car elle sembla bouleversée. La présentatrice annonçait qu'un agent nommé Peabody aurait été froidement assassiné par une jeune femme brune, qui pourrait être Evelyn Salt. Déjà recherchée pour meurtres, soupçonnée d'avoir tenté assassiner un président russe, mais bizarrement réapparut sain et sauf. Puis d'avoir tenté d'assassiner le président des États Unis. La, encore la journaliste expliqua qu'il y avait toujours beaucoup de flou autour de ces histoires. 

 
    Vanessa partit aussitôt vers le premier motel du coin. Elle voulait un endroit calme et isolé, et faire un point sur la situation. 

    A la réception, Vanessa Shaw demanda une chambre, juste pour une nuit, elle savait de cout sur, qu'elle n'allait pas rester longtemps sur place. Elle prit la clé que lui donna le réceptionniste, puis se dirigea vers sa chambre. Elle entra dans la chambre. Elle était petite, mais suffisamment confortable. 


     Vanessa posa sa valise sur le lit, et en vida une partie, pour atteindre un ordinateur portable, qu'elle prit et posa sur le petit bureau. Elle l'alluma aussitôt, et commença à se connecter sur internet. Elle lança différents outils de cryptage et de protection. Un terminal s'afficha puis elle saisit tour un jeu d'instructions qui lui ouvrit une fenêtre de navigateur, ou le site de la CIA s'affichait. Elle fit une recherche sur Peabody. Elle ne releva pas plus d'informations que ce qu'elle avait déjà entendu à la télévision. Elle apprit juste que c'était un certain agent Mason Reiss qui était chargé de l’enquête sur la mort de Peabody.


    Vanessa poussa un soupir, puis fut pris d'un élan de tristesse, qui permet de retrouver un sourire. Vanessa Shaw n'était qu'une façade. Vanessa Shaw était en réalité Evelyn Salt. Salt avait crée depuis plusieurs mois ce personnage fictif de Vanessa Shaw, une jeune hôtesse célibataire travaillant pour une des plus grandes compagnies aériennes. Cette couverture lui permettait de parcourir le monde en toute discrétion. 
    Salt n'aurait jamais pu faire tout cela, sans l'aide Peabdoy. Plusieurs mois après avoir réussi à s'échapper des autorités grâce à l'aide de Peabody. Ils avaient renoué contact, et se voyait discrètement et régulièrement. Salt n'avait qu'une idée en tete : la vengeance. Et Peabody y voyait une occasion simple et inespéré de détruire cette cellule terroriste russe. La mort d'Orlov, et de Ted n’étaient que les premiers rouages d'une plus grande machination. 
    Peabody avait appuyé Salt dans sa quête, lui fournissant toute l'aide dont il disposait : armes, documents, matériel. Salt, n'ayant pas été disculpé des charges qui pesait sur elle, devait absolument resté dans l'anonymat pendant un temps. Avant elle était seul sans matériel, ses déguisements étaient rudimentaires : teinture pour cheveux, verres de contacts, faux dentiers. La reconnaissance faciale avait fait de grands progrès.  Salt avait obtenu un dispositif pour créer des masques réalistes très convaincants. Elle pouvait dorénavant créer de nouvelles identités, voir prendre l'identité de personnes existantes.

    Salt lut le maximum d'informations sur Mason Reiss. Elle put obtenir tout son parcours professionnel, son entrainement militaire, les différentes missions pour la CIA, même jusqu'à sa vie personnelle. Mason était un bon agent, plusieurs fois décorés pour services rendus pour son pays. Il semble intègre. Il était également marié à une jeune femme nommée Jennifer, sans enfants. Il était fils unique. Un vrai patriote. 
    Salt prit le téléphone, opéra quelques manipulations pour passer un coup de téléphone cryptée. Vu l'heure tardive, Salt appela Mason à son domicile personnel. 

    Mason était rentré depuis peu de temps chez lui. Il s'était excusé auprès de son épouse Jennifer, car il voulait terminé un rapport, il devait donc encore travaillé. Sa femme comprenait l'importance de son job, et ne dit rien. Elle vaqua à ses occupations, pendant que Mason rédigeait ses premières notes sur le meurtre de Peabody. Lorsque le téléphone sonna, Mason fut de voir l'appel venait d'un numéro inconnu. Dans le cadre de son travail, tout était bon à prendre. Son propre téléphone de domicile était également sous contrôle. Il décrocha. Une voix douce et féminine, qu'il ne reconnut pas, commença à parler : 

 - "Mason Reiss ? ", demanda Salt, qui avait gardé son dispositif de masquage de voix, et avait donc toujours la voix de Vanessa Shaw.
 - "C'est lui même, qui est à l'appareil ?"
 - "Je suis Evelyn Salt. Ne cherchez pas à localiser cet appel. Je ne resterais pas longtemps dans cet endroit. Vous êtes bien en charge de l’enquête sur la mort de .. Peabody".

    Salt faillit verser une larme, en évoquant ce nom. Mason sentait la détresse dans la voix de Salt.

 - "Écoutez Salt ! Vous feriez mieux de vous rendre. Vous avez beaucoup de choses à nous raconter. La mort de l'agent Peabody n'a fait qu'augmenter la pression pour vous retrouver !"
 - "Je n'ai pas tué Peabody.C'est un coup monté ! Pourquoi suis je accusée ?"
 - "Nous avons des preuves ... une vidéo de surveillance."

      Salt était toujours connecté sur le site de la CIA, et continua de regarder les pièces jointes qui accompagnait les notes de Mason. Elle vit qu'il y avait plusieurs fichiers vidéos. Elle les ouvrit. Au début les images de caméra paraissaient floues. 

     Mais on pouvait ensuite distinguer le visage et la silhouette de Salt. Elle fut choquée en voyant ses images. Comment est ce possible ? La date et l'heure était présente sur chaque des vidéos. A cette date, Salt n'était pas sur le territoire américain. Cela ne pouvait pas être elle. Pourtant, c'était bien le parking de l'immeuble où Salt et Peabody arrivaient à se voir discrètement.

 

    La vidéo d'après montrait précisément Salt menaçant l'agent Peabody, qui semblait surpris. Puis le coup de feu en plein cœur. Peabody s'écroula sur le sol. La meurtrière regarda fixement la caméra avec un immense sourire, comme si elle était bien conscient d'être filmé. La scène attrista encore plus Salt, qui resta sans voix quelques instants.

 - "Vous êtes toujours là ?", fit Mason au bout de la ligne.
 - "Oui ... Oui... je comprends comment j'ai été accusé aussi vite. Mais vous devez me croire. Je suis innocente. Je dois éclaircir toute ça !"
 - "Je peux vous aider Evelyn. Rendez vous. Ça sera plus simple pour tout le monde, je vous écouterai."
 - "Comment ses images ont été pu être aussitôt divulgués à la presse ? De plus, vous me croyez assez bête, pour m'afficher ainsi devant les caméras ? Cette... Cette femme n'est pas moi ! Elle cherche délibérément à me faire porter le chapeau... "

    Salt continuait à réfléchir à 100 à l'heure. Elle ne pouvait faire confiance à personne, elle était à nouveau seul.

 - "Je vous recontacterai...", puis Salt raccrocha aussitôt.
 - "Salt, attendez..."

     Jennifer, étant resté dans la même pièce que Mason, avait entendu toute la conversation. Mason reposa son téléphone, et sembla contrarié.

 - "Oh mon chéri ! Tout va bien ? Qui est cette Salt ?", lui demanda-t-elle.
 - "Elle est la première suspecte d'un crime sur lequel je travaille.", lui répondit Mason.

    Jennifer s'approcha de lui et lui caressa les cheveux. Ce geste avait souvent l'effet de détendre Mason. Puis Mason la prit par les hanches et la fit assoir sur ses genoux.  Jennifer le prit dans ses bras. Mason éteigna son ordinateur et  embrassa sa femme. Il retrouva un instant le sourire. Puis il repensa à Salt. Lui, il avait un job, épaulé par d'autres agents compétents. Il avait également une vie de couple. Salt était seule. Il se rappela que Salt était soupçonnée d'avoir tenté de tuer le président russe. Ce dernier n'avait été curieusement déclaré mort suite à une piqure d'une araignée. Il se rappela que l'époux de Salt était un expert en araignée. Cela ne pouvait être une coïncidence. Tout comme le soupçon d'avoir tenté de tuer le président dans son bunker. Un autre agent travaillant avec Salt présent dans le bunker s'est avéré être également un agent russe sous couverture : Ted Winter. Cette histoire était trop obscure à ses yeux.


 

    Après avoir raccroché, Salt continuait  réfléchir à sa discussion avec Mason. Pouvait elle lui faire confiance ? Elle repensa à Peabody. Sans l'admettre, elle se rendit compte qu'elle était devenue finalement une amie de Peabody. Elle était à nouveau seule. Elle prit une prit une photo dans sa valise, et s’asseya sur le lit. Elle ôta le masque de Vanessa Shaw. Elle ne s'était pas aperçu qu'elle l'avait toujours sur elle. Elle portait ce masque depuis des heures. Elle avait fini par l'oublier, comme une seconde peau. 



      Salt se mit à verser une larme et s'exclama en voyant sa photo de mariage avec son défunt mari, Mike Krause, tué par un membre de l'organisation d'Orlov.

 - "Tu me manques, chéri. Je te vengerai."


    Une fois, ses larmes séchées, Salt saisit le masque de Vanessa et repartit vers la salle de bains. Il fallait qu'elle en sache plus sur ce projet Mirror procol. Des données qu'elle avait récupérées sur sa clé USB, elle découvrit qu'un diplomate aurait certainement plus d'informations sur son téléphone portable. Tous les détails de ce projet devraient s'y trouver. Elle devait comprendre qui était cette fausse Evelyn Salt et quel était le projet d'Orlov Junior. Ce diplomate devait se rendre à une réception diplomatique à Berlin. 

    Il était temps pour Vanessa Shaw de s'enregistrer comme membre du personnel pour le projet voyage l'amenant à Berlin. Salt remit son masque de Vanessa et changea ses lunettes de contact, tombés suite à son chagrin. Devant le miroir, elle tente de retrouver le charmant sourire de Vanessa. 

    Le lendemain, sous les traits de Vanessa Shaw, Evelyn Salt atterrissait à Berlin. En soirée, une réception diplomatique réunissait d'importants diplomates du monde entier.  Salt avait pour objectif de croiser un ministre russe, et son conseiller. Ils étaient cités dans les documents que Salt avait pu extraire des ordinateurs de la base du Kirghizistan.

    A Berlin, arrivant par le même avion que Salt, le Dr Clara Weiss était physicienne autrichienne et  invitée à cette même réception diplomatique sur la cybersécurité. Elle descendit à un prestigieuse hôtel, tout près du lieu de la réception. Le voyage l'avait exténué, mais ne laissait rien apparaitre. Elle demeurait une magnifique femme blonde au sourire resplendissant. Le réceptionniste de l’hôtel lui tendit la clé avec un immense sourire. Celle ci n'avait qu'une hâte, être dans sa chambre, finir le texte de son discours, puis une bonne douche. Elle se sentait salle, en sueur d'avoir couru dans l'aéroport, ayant failli raté son avion.

    Clara ne prit pas le temps de défaire sa valise, une fois arrivée dans la chambre,qu'elle retira juste son pc portable, le posa sur le petit bureau, et l'alluma. L'écran affichait une fenêtre Word de son discours qu'elle avait en partie rédiger dans l'avion mais qu'elle n'avait pas eu le temps de finir. Elle se mit à la relire, et reprit la rédaction là ou elle s'était arrêté. Elle savait qu'elle n'en avait plus pour très longtemps. Il fallait que ce discours soit prêt avant la réception de ce soir.

    Le discours terminé, Clara se dirigea vers la salle d’hôtel. Elle appréciait le confort des salles de bains de cet hôtel. Elle avait l'habitude de descendre aux mêmes hôtels pendant ses différents voyages. Elle faisait régulièrement des conférences. Elle aimait prendre une bonne douche bien chaude, avant d'affronter la foule des réceptions. Elle sortit une tenue stricte et l'accrocha à un cintre dans la salle de bains. Elle ne voulait pas d'une tenue trop voyante, trop sexy. Elle se savait attirante, mais souhaitait capter l'attention d'un maximum par les mots et non par son apparence. Puis elle se déshabilla et entra dans la douche. 

    Il y resta 20 bonnes minutes. La douche était spacieuse, et moderne. Elle aurait aimé en profiter d'avantage. Mais elle pensa zapper sur la télévision, voir se commander un petit encas, ne sachant ce qu'elle trouverait à grignoter à la réception. Elle sortit de la douche, mit le peignoir de bains de l'hotel, et prit une serviette, et commença à se frotter les cheveux pour les faire sécher.

    Clara était perdue dans ses pensées, se répétant son discours dans la tête, lorsqu'on frappa à la porte. Elle demanda : 

 - "Qui est ce ?"
 - "Service d'étage, Madame Weiss. Puis je entrer ? La chambre n'a pas été totalement nettoyée. J'en n'aurai pas pour longtemps."

     Clara regarda autour d'elle, examinant la chambre. Curieux, elle trouvait que la chambre était plutôt impeccable. Le lit bien fait, serviettes, peignoir de bains, chaussons, fer à repasser,... Rien ne semblait manquer. Elle s'approcha de la porte et regarda par le Juda. Elle vit une dame relativement âgée habillée en femme de chambre, près d'un chariot rempli de produits d'entretien, de serviettes.

 - "Un petit instant, je vous prie.", cria Clara.

    Clara vérifia que son peignoir était bien refermé, puis ouvrit la porte.

 - "Je vous prie, de bien vouloir nous excuser. Il y a beaucoup de monde à l’hôtel. Et nous avons pris du retard. Nous sommes exigeants sur la qualité de nos services, si nous souhaitons garder nos 5 étoiles."
 - "Je comprends. Entrez donc. Je finis de me préparer."


     Clara laissa entrer la vieille dame, et l'examina des pieds à la tête. Elle ne saurait dire l'age qu'elle avait, mais elle ne la trouva pas attirante. Clara espéra vieillir beaucoup mieux qu'elle. Clara s'amusa à remarquer qu'elles faisaient la même taille. La femme de chambre tira son chariot avec une impressionnante force, sans aucun mal. Elle doit savoir se défendre. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, Clara l'aurait cru, à son age, faible et fragile. Clara eut une curieuse pensée.  Dans cette chaine d’hôtel, elle n'avait pas souvenir d'avoir une femme aussi âgée dans le personnel. Quelle importance ? Elle continua de se sécher les cheveux, ne prêtant plus attention à la femme de chambre.

    Cette dernière, innocemment, se mit à choisir un vaporisateur et une sorte de grande chiffon, et commença à astiquer les meubles. Puis la femme de chambre, aspergea en grande quantité le liquide du vaporisateur sur ce chiffon. Lui tournant le dos, Clara ne vit pas la femme de chambre s'approcha doucement derrière elle. Clara allait se mettre à bailler lorsqu'elle vit devant une main tenant un chiffon. Clara n'eut pas le temps de réagir, que la dame lui colla le chiffon sous son nez. Elle reconnut une très forte odeur de chloroforme. Elle n'eut pas le temps  de réagir, Clara s'endormit aussitôt, et retomba en arrière. La vieille de dame de chambre eut suffisamment de force pour la soutenir et l'aider à retomber délicatement sur le lit.

     La femme de chambre allongea le Dr Clara Weiss sur le lit délicatement. Clara dormait profondément. Et ce pour plusieurs heures. Elle se réveillera très certainement avec un épouvantable mal de crane. Le produit qu'elle avait reniflé était très efficace et quasi instantané.  La femme de chambre toucha le visage de Clara et l'examina. Elle lui ouvrit les paupières délicatement, pour confirmer la couleur des yeux. Elle continua ensuite à examiner le corps de Clara tout entier.


     La première étape d'infiltration était réussie. Evelyn Salt remarqua, accrochée sur un cintre une tenue complète, stricte et élégante. Clara l'avait aidé dans le savoir à choisir sa prochaine tenue pour la soirée. Salt retira son masque. Elle était plus fière de ce résultat. Elle aurait pu garder le masque de Vanessa Shaw pour le rôle de femme de chambre, mais elle aurait pris un certain risque. Un voyageur, qui aurait pris un jour le même trajet d'avion qu'elle, aurait pu être surpris de voir la même ravissante femme habillée en femme de chambre dans un hôtel prestigieux. 

    Salt avait créer une  nouvelle identité de secours. Le déguisement était plus long et plus complet que celui de Vanessa. Une couche traitée de silicone sur ses bras donnait l'impression d'une peau vieille et ridée. Le masque et la perruque complétait le déguisement.


     Caché dans le chariot, Salt sortit son ordinateur portable et un dispositif d'imprimante 3D en pièces détachés. Elle posa le tout sur le bureau et monta l'imprimante. Lorsqu'elle alluma le PC, l'écran fit apparaitre une réplique 3D du visage de Clara Weiss. Elle sortit un dossier complet sur Clara Weiss. Grace aux connexions hackées du site de la CIA. Elle avait toutes les informations dont elle avait besoin sur le dossier Weiss : sa biographie, son CV, ses relations. Tout y était retranscrit. Salt avait une excellente mémoire, elle mémorisa donc un maximum de détails, pendant que l'impression commença à générer le masque en silicone. Elle remercia intérieurement et tristement Peabody de lui avoir fournir ce matériel.

    Salt se déshabilla et partit prendre une douche à son tour, afin de bien retirer tous les produits de maquillage, qui lui permirent de tenir le rôle de cette vieille femme de chambre. Mais elle savait qu'elle n'allait pas rester Salt très longtemps. L'heure de début de la réception approchait. Elle s'habilla avec la tenue qu'avait choisi le Dr Weiss. Salt avait choisi la femme qui était la plus voisine de sa taille et de ses mensurations parmi la liste des invités qu'elle avait réussi à pirater. Par chance, cette Dr Weiss avait un physique très proche de Salt. Peut-être à une légère différence, Salt avait un peu plus de poitrine que le Dr Weiss. Qu'importe ! Elle n'usurperait pas sa place trop longtemps.

    Le masque était prêt et parfait. C'était la réplique exact du visage de Weiss. 


     Salt commença par se nouer les cheveux, elle aurait à porter une perruque blonde, en plus du masque qu'il lui couverait la totalité du visage.


    Une fois le masque bien positionné, et les cheveux bien placés, Salt tira délicatement sur ses joues, pour bien positionner sa bouche. Elle aurait à parler, à discuter. Le masque ne devait surtout pas faire de faux plis. Elle serait vite démasquée.


    Salt acheva sa transformation en Clara Weiss, par des petites touches discrètes de maquillage. Elle voulait pouvoir déconcentrer ses futurs interlocuteurs, par un soupçon de charme, mais surtout discret. Elle devait récupérer des informations présents sur un téléphone sur un ministre russe ou son éventuel conseiller. Elle apprit qu'ils étaient tous les 2 sensible au charme féminin, et particulièrement des blondes. Salt savait donc qu'elle aurait à charmer ses messieurs.

    Dernière étape de la préparation, Salt mit à son poignet un bracelet très particulier. Il est relié par une tablette, pour sa configuration. Ce bracelet permettait le transfert sur une microcarte SD de données d'un téléphone portable sur une certaine distance. Elle configura la connexion sur un téléphone portable très précis. Le bracelet devrait se connecter sur le téléphone si elle en était assez prêt. Si le bracelet clignotait, c'est la connexion et le transfert était en cours. Le problème était que le téléphone ne pouvait être dans les mains que du ministre ou son conseiller. Elle devait identifier la bonne personne, puis reste suffisamment longtemps auprès de lui, pour  laisser au transfert de s'effectuer.

    Salt, sous les traits du docteur Clara Weiss était prête à affronter le monde. Elle sortit de sa chambre, prit l'ascenseur, et se rendit dans la salle de réception au rez de chaussée. Dans l’ascenseur, profitant d'être une dernière fois seule, elle vérifia si son masque était bien appliqué sur son visage, elle s'essaya à parler. L'illusion était parfaite. Elle avait prit soin de placer le modificateur de voix sous sa chemise. 
    Lorsqu'elle atteignit la salle, elle fut un peu surprise du monde. Elle se balada parmi tous les invités à la recherche du ministre et de son conseiller.


     Elle ne chercha pas longtemps. Le plus gros des groupes qu'elle vit était bien évidement le gros de gens qui s’intéressait le plus à la présence du ministre. Elle s'en approcha discrètement et se glissa parmi eux. Le ministre ne mit pas longtemps à la remarquer. Probablement séduit par sa beauté, il s'approcha d'elle pour la saluer. Salt lui serra la main le plus longtemps possible, avec son plus grand sourire. Pas trop grand, pour ne pas faire glisser le masque. Elle entama une conversation remplie de banalités, se présentant, et expliquant son rôle à la réception. Par chance, le ministre n'était pas pressé de lâcher la main. 
    Quelques minutes plus tard, elle profita que le ministre soit accosté par d'autres personnes pour s'éloigner. Elle regarda son bracelet. Mince, aucune réaction. Soit il n'avait pas le téléphone sur lui, soit ce n'était pas le bon téléphone. Elle se mit alors en quête de le conseiller du ministre.


     Le conseiller du ministre se trouve à l'opposé de la salle. Elle avança d'un pas décidé vers lui, mais tout en marchant lentement, saluant de la tête les gens qu'elle croisait. Elle espéra qu'aucune personne intime ne viendrait lui poser des questions.
    Comme pour le ministre, elle utilisa son charme, pour lui serrer la main le plus longtemps. Légèrement plus jeune que le ministre, elle lui fit plusieurs compliments sur sa forme physique. Touché, séduit, il ne remarqua pas que Salt ne lui avait pas lâché la main. Salt sourit car elle sentait une légèrement vibration au poignet. Le transfert était en train de s'effectuer. Le ministre remarqua la LED clignotante du bracelet. Tout en continuant de lui serrer la main, elle lui sortit un simple mensonge. Elle expliqua que c'était un appareil connecté pour un suivi de santé, qu'il lui rappelait qu'elle avait des médicaments à prendre. 
    Elle s'excusa de le quitter pour cette raison. Elle avait calculé dans sa tête le temps nécessaire pour un transfert complet du contenu du téléphone. Cela devrait être OK. Elle s'éloigna de l'assistant, et lui promit de revenir très vite vers lui, prétextant avoir de nombreuses questions à lui poser.

     Alors qu'elle s’apprêtait à quitter la salle de réception, Salt se fit accoster par un beau jeune homme en costume. Elle pria intérieurement qu'il ne soit pas une connaissance du Dr Weiss.

 - "Bonsoir. Je n'ai pas le chance de vous connaitre. Je m'appelle James Ivory. Vous êtes ?"
 - "Weiss, Docteur Clara Weiss.", répondit Salt avec un certain sourire.
 - "Enchantée, docteur Weiss. Vous êtes là comme invitée ?"
 - "Non, j'ai un discours à faire tout à l'heure..."
 - "Mais oui, suis je bete, je l'ai lu dans le programme. Je m'attendais à autant de charme, en lisant votre nom..."
  - "C'est très aimable à vous."

    Salt vit qu'à l'entrée de la salle, des agents de sécurité discutaient entre eux, puis interrogèrent un à un les invités qu'ils croisaient. Salt sentit un malaise dans leur attitude. Elle ne prêta plus attention à James. James avait commencé à un long laïus sur le hasard, les rencontres. Salt resta concentrée sur un moyen de sortir discrètement de la salle. Elle s'excusa auprès de James, prétextant qu'elle avait oublié le texte de son discours dans sa chambre.


    Salt était à 2 doigts de sortir de la salle, lorsqu'un agent de sécurité vint vers elle. Il avait une oreillette, et tenait un bloc de feuilles, qui semblait être la liste des invitées.

 - "Madame, pourriez vous me montrer votre carton d'invitation, s'il vous plait ?"
 -  "Bien sur.", répondit Salt en lui montrant le carton volé du Dr Weiss. "Que se passe-t-il ?"
 - "C'est par sécurité. Il y a des personnalités importantes à cette réception. nous ne devons courir aucun risque."

     C'est alors que l'agent, mit un doigt pour appuyer son oreillette, pour mieux entendre. Salt n'entendit pas distinctement ce qu'entendait l'agent. Elle ne comprit que quelques mots. "docteur... inconsciente... arrêtée". L'agent changea aussitôt d'expression. Son regard se fit plus dur. 

 - "Madame, vous allez m'accompagner sans histoire."
 - "Mais je ne comprends pas ... Que se passe t il ? ... Qu'ai je fait de mal ? .."

    D'un geste, l'agent lui indiqua d'avancer vers la sortie. Salt préféra s'éloigner pour le moment, uniquement avec le garde.  

 

    A peine, était elle sortie de la salle, que Salt donna un coup de coude au niveau de l'estomac de l'agent. Surpris, il s'agenouilla sur le sol prit de douleur. Salt poursuivit avec un coup au niveau de la nuque, bien placé, comme à son entrainement. L'agent tomba complétement sur le sol.

    Hélas, Salt n'avait pas vu qu'un autre agent était en train de les rejoindre. Elle prit alors ses jambes à son cou. Elle connaissait parfaitement les lieux pour les avoir attentivement étudies.


     Salt réussit à rapidement à semer le second agent. Mais maintenant que l'alerte allait être donnée. Tous les autres agents allaient se mettre à sa recherche. Elle se demanda si la vraie docteur Weiss s'était réveillée plus tôt que prévu. Au détour d'un couloir, elle tomba sur un plateau de coupes de champagne. Il lui vint une idée simple. Elle n'était pas loin du compteur électrique de cette partie du bâtiment. Elle prit le plateau, et se dirigea vers la pièce électrique. Une fois à l'intérieur, elle ouvrit le compteur, et jeta le contenu du plateau. L'effet ne se fit pas attendre. Des petits éclairs et des étincelles  se firent. La lumière de la pièce commença déjà à clignoter. Puis après un mini boom, la pièce s'éteignit complétement. En sortant de là, elle vit qu'il en était de même pour cette partie du bâtiment.


    Pour la plupart des gens, une panne de courant n'a rien de spectaculaire,mais pendant une réception avec des invités prestigieux et importants. L'idée d'attaque, d'attentat venait à l'esprit de plus de la moitié des invités. Certaines hommes et femmes crièrent à l'instant. Les agents sur place cessèrent de chercher le docteur Weiss, pour rassurer les invités.

    Salt profita que les agents soient occupés provisoirement pour se rendre dans les toilettes. Par chance, aucune personne n'y était. Elle s'approcha du miroir, et se dit que les agents cherchaient une jeune et jolie femme blonde. Il était donc temps de dire adieu à Clara Weiss. Salt retira alors son masque. Elle aurait plus de chance à sortir sous les traits d'une brune, qu'une blonde recherchée.


    En sortant des toilettes, Salt jeta son masque à la poubelle. Les agents étaient surement briefés pour arrêter toute femme blonde répondant à la description de Clara Weiss, ou potentiellement d'une femme de chambre âgée, que la vraie Weiss aura probablement donné comme signalement à la sécurité. 

    Ce que bien plus tard après que Salt est quitté les lieux, que les agents trouvèrent le masque dans la poubelle. 


     Dans un lieu secret, Viktor Orlov Junior discutait avec une femme ayant quasi les même traits que Salt. Elle préparait son arme, chargea les munitions tout en restant silencieuse et concentrée.

 - "Tu as fait un excellent travail. Maintenant que Salt est accusée du meurtre de Peabody, la police va tout mettre en œuvre pour la recherche."

    Viktor donne un dossier marqué confidentiel à la jeune femme. 

 - "Voici ta dernière cible. Un haut dignitaire russe." 


    Jennifer Reiss, étant restée femme au foyer, avait pris l'habitude rejoindre son mari à l'heure du déjeuner. Elle se postait devant les locaux de la CIA, et attendait patiemment que son mari sorte. Elle prévenait toujours avec un peu d'avance de son arrivée imminente. Mason n'avait pas reçu de SMS, mais il ne voyait aucune contrainte dans le planning de sa femme à ce jour. Lorsqu'il était au niveau de l'accueil, il vit sa femme faisant déjà les cent pas. Elle semble sérieuse, concentrée.  Elle ne portait qu'un petit pull vert assez moulant avec une mini jupe. Comme toujours, il la trouva magnifique. En le voyant s'approcher,  Jennifer retrouva le sourire et se dirigea vers lui. Ils s'embrassèrent, et Jennifer suivit son mari vers sa voiture garée non loin. Perdu dans ses réflexions, songeant encore à son dossier en cours, l'affaire Salt, quelque chose le turlupina, mais il n'arriva à dire quoi. Jennifer lui demanda comment se passer sa journée de travail. Il resta vagues en explications, ce qui ne sembla pas surprendre Jennifer, vu la confidentialité qui émanait toujours autour de son travail.


    Mason prit le volant, et Jennifer s'assit à coté de lui. Il resta concentré sur la route, en direction d'un petit restaurant qu'elle et lui avait l'habitude de fréquenter. Mason fut surpris de l’attitude qu'avait sa femme depuis qu'ils étaient dans la voiture.
Après quelques minutes, Jennifer prit son sac à main, l'ouvrit et sortit une arme, qu'elle pointa sur Mason : 

 - "Bonjour Mason, il était temps que nous nous rencontrions. Nous avons à parler !", fit Jennifer
 - "Mais qu'est ce qui te prend chérie ?", demanda Mason.


    Jennifer lui fit un immense sourire avant de lui répondre : 

 - "Je ne suis pas Jennifer..."
 - "Salt ?"
 - "Vous avez parfaitement deviné ! Je voulais que nous soyons tranquilles pour discuter."
 - "Qu'avez vous fait à ma femme, nous devions nous re ..."
 - "Ne vous inquiétez pas pour elle. Elle dort tranquillement dans le salon depuis mon passage."
  - "Je n'aime pas ces procédés, Salt ! J'espère qu'elle va bien."
 - "Vous avez un joli train de vie, agent Reiss. Votre maison est très belle, et bien entretenue. Et votre épouse est adorable. Ne vous inquiétez pas pour elle. Vous pourrez l'appeler après notre discussion. Continuer de rouler, dans 3 km, vous tournerez à droite. Je connais un endroit pour discuter tranquille. Une maison abandonnée."

    Mason continua d'obéir aux indications qu'il recevait de Jennifer, ou plutôt Salt avec les traits de sa femme. Il avait vraiment manqué de vigilance. Il connaissait pourtant, ayant lu le dossier de Salt, sa capacité à se transformer, à se déguiser en une autre personne. Il avait appris que Peabody avait étroitement travailler avec elle, lui fournissant des armes, et du matériel high tec, dont un appareil pour la création de masques ultra réalistes, ainsi que des modulateurs de voix. Il s'était bien laissé prendre. 


    Mason gare sa voiture, puis se sortit de la voiture, toujours menacée par Salt. Ça lui paraissait toujours bizarre d’être ainsi menacée par sa femme. Sa ressemblance était plus que troublante. Le hasard fut que Salt et Jennifer faisait quasiment la même taille, à quelques centimètres, certainement compensés par des talons hauts. Salt lui proposa d'entrer dans la maison. C'était une petite maisonnette avec très peu de pièces, mais dans un très mauvais état.


    Salt décida de baisser le niveau de tension qui commençait à planer entre elle et Mason. Elle baissa son arme, puis la rangea, ils s'assirent tous les 2 sur une table et une chaise de fortune. Mason sortit de sa poche quelques documents relatifs à son dossier. Notamment les photos de la prétendue Salt, issue des images de vidéosurveillance.

 - "Vous savez que je n'ai pas tué Peabody. Il était mon allié, ... mon ami. Le seul qui m'a aidé et soutenu dans ma lutte contre les derniers agents infiltrés. J'étais dans une base militaire à en finir avec cette organisation à l'heure du meurtre de Peabody."
 - "Mais vous ne pouvez pas nier que c'est vous que l'on voit sur ces images."
 - "Ce n'est pas moi !", cria Salt avec un excès de rage. Elle arracha son masque, qu'elle jeta au sol. 


    Mason resta un peu choqué de voir "sa femme" réagir ainsi. Mais il était heureux de voir le visage de la vraie Salt. 

 - "Ce n'est pas moi sur ces images ! Peut-être que c'est lié au dossier que j'ai trouvé. Le Protocole Miroir ... Cela vous dit quelque chose ?"

     A ces les mots, Mason demanda l'autorisation à Salt, d'aller récupérer un document dans sa voiture. Elle le laissa sortir, et commença à se calmer. Mason revint avec un dossier. Il l'ouvrit et commença à expliquer son contenu.

 - "Je n'y croyais pas en le lisant. Mais je pense que le protocole miroir est un projet touchant le clonage. Voyez vous, vous semblez être le meilleur agent de l’organisation qu'avait développé Orlov. Il semblerait que cette femme soit une copie de vous. Elle l'aurait appelé Evelina. Une partie du document est restée en russe, je n'ai pas eu le temps de finir de le traduire."


    Salt arracha le dossier des mains de Mason, et commença à le lire. Puis voyant l'impatience sur le visage de Mason, lui traduisa et le résuma en français.

 - "C'est bien cela. Cette Evelina est un... clone de moi ! Mais il semblerait qu'elle ait acquise la totalité de mes compétences physiques, de mon intelligence, mais pas la totalité de mes souvenirs ... Je lis ici, que pour la rendre plus efficace, elle ne possède aucun de mes souvenirs de ma relation avec mon mari, Mike. Ils estiment que c'était cela qui a affecté mon travail, ma personnalité. "

    La lecture du reste du dossier concernait tout le passé de Salt, et sa relation avec son mari. L'organisation en voulait à Mike d'avoir gâché le potentiel de leur meilleur agent. Salt se rendit qu'elle avait été extrêmement surveillé. Son mariage avait été perçu comme une parfaite couverture. Mais Mike était ensuite décrit comme une grande faiblesse. Cela raviva les souvenirs des jours heureux. Ces jours ou elle faillit oublier qui il était véritablement.


    Mason vit l’attitude de Salt changer devant ses yeux. Elle devint plus triste, à mesure qu'elle parcourait le dossier. Elle arrêta la traduction à vi voix, mais continuait à lire. Mason fut touché par Salt. Mason posa sa main sur l'épaule de Salt.

 - "Je ... Je comprends. Et je vous crois. Vous avez pu voir que le dossier a été rédigé par le fils d'Orlov ? Viktor Orlov a réussi à occuper une place importante en politique en Russie. Il renie le passif de son père. Mais nous le soupçonnons d'en être le digne héritier. Nous pensons qu'il prépare quelque chose."

     Salt releva la tête, elle demeurait encore plus déterminé à éradiquer tout cette organisation, ainsi que Victor Orlov et cette Evelina.


     Mason sortit une petite boite d'une sacoche qu'il avait pris en même temps que le dossier dans sa voiture. Il ouvrit la boite. Elle contenait une seringue, ainsi qu'un produit vert fluo, que Salt n'arriva pas à identifier malgré ses connaissances détaillés dans les drogues ou produits anesthésiques.

 - "D'après nos chercheurs, nous pensons que Evelina est bien un clone parfait de vous. Et qu'elle possède bien en elle la totalité de vos souvenirs, et surtout ceux de votre vie avec Mike. Nous pensons que ces souvenirs sont juste "bridés", et que si on les débloquer, elle pourrait réussir à différencier le bien et du mal, et de redevenir une agent avec la même qualité que vous. Le produit est expérimental. mais nous le pensons efficace."
 - "Je dois lui injecter ?"
 - "Oui ! Je sais que votre instinct vous pousserez à d'abord éliminer Evelina. Mais nous voyons en elle comme en vous, un immense potentiel. Elle pourrait mieux servir nos pays que ça soit la Russie ou les États Unis."

    Salt prit la petite boite et ramassa le masque de Jennifer au sol, puis se tourna vers Mason.

  - "Et maintenant ?"
 -  "Vickor Orlov sera à un sommet mondial sur la cybersécurité. Il représentera son pays. Il dit avoir une annonce importante à faire. Il y aura des hauts dignitaires à cette conférence. Je pense qu'il faut que vous vous y soyez !"
 - "Ça ne sera pas simple ! La sécurité sera ultra importante."
 - "Je vais vous y aider. Vous n'êtes plus seule."

    Salt reprit courage, est esquissa un petit sourire à Mason. En sortant de la maison, Salt remit le masque de Jennifer. Elle vit que cela semblait déranger Mason.


    Mason fit une dernière grimace avant de dire à Salt : 

 - "Vous savez ! Ma femme embrasse bien mieux que vous. J'aurai du m'en apercevoir."

    Salt ne répondit pas, elle continuait à positionner son masque sur son visage. Elle avait un peu abimé le masque. Mais cela ferait encore l'affaire un moment. Mason s'éloigne de Salt, et sortit son téléphone pour appeler sa femme. Souhaitant lui parler en toute discrétion, il se dirigea à nouveau vers la maison.

 - "Allo, chérie ? Tout va bien ?"


     Jennifer Reiss entendit le téléphone, ce qui la réveilla. Elle décrocha aussitôt, et entendit la voix inquiète de son mari.

 - "Oui... Oui.. Je vais bien.. J'ai .. j'ai du m'assoupir... Quelle heure est il ?"

    Jennifer vit qu'elle était allongée sur le canapé. Elle chercha à rassembler à ses derniers souvenirs. Elle ne comprenait pas pourquoi à cette heure ci, elle était encore en nuisette. Elle avait pourtant souvenir de s’être bien habillée ce matin... Et puis ... Et puis... Elle se souvint qu'une vieille dame avait sonné à la porte... Une vieille dame qui cherchait à promouvoir une association pour les animaux.  Jennifer l'avait laissé entrer, et l'avait invité à boire une tasse de thé. La vieille dame était très gentille, très distinguée. Elle l'avait abandonné quelques instants pour aller chercher le miel qu'elle avait oublié. A son retour, la vieille dame continuait à boire son thé. Jennifer avait commencé à boire le sien. Puis ... Puis... Elle sentit sa tête qui commençait à tourner... Puis le trou noir. C'est la sonnerie de son portable qui la réveilla ensuite. Il semblerait que plusieurs heures se soient écoulées depuis cette visite.

    Jennifer raconta cette aventure à son mari, qui ne sembla ni inquiet, ni intriguée. Même le fait qu'on lui ait changé de vêtements ne le surprena pas. Elle crut entendre un certain soupir de soulagement avec ces explications.

 - "Tout va bien, ma chérie. Je passe au boulot, un ordre d'arrestation pour aider une collègue. Puis je rentre très vite."

 - "Je vais prendre un cachet, j'ai mal à la tête. Je t'attends, mon chéri."


    Le jour du sommet sur la cybersécurité arriva. La neige avait commencé à recouvrir le ville. De larges panneaux faisaient la promotion et la mise en valeur, vu son importance sur ce sommet qui devait réunir de hauts dignitaires du monde entier. Mason avait annoncé à Salt que Viktor Orlov devait s'y rendre afin de faire une annonce importante. Elle avait appris qu'un nouvel assassinat d'un autre dignitaire russe. Et que Salt était à nouveau soupçonnée. Il fallait que cela cesse.
 

     La veille de l’événement, dans un discothèque, Tatiana Mirova, journaliste d’investigation critique du Kremlin, voulut décompresser avant la longue journée qui allait l'attendre. Elle était dans la liste des invitées à ce sommet mondial sur la cybersécurité. Ses qualités de journaliste avaient été enfin reconnues. Elle était accompagnée de ses amies en discothèque, à boire et à danser. Quand soudaine, elle vit 2 policiers s'approchaient d'elle.
 
 - "Tatania Mirova ?", demanda l'un des policiers.
 - "C'est moi ! Que se passe t il ?", répondit Tatiana.
 - "Vous devez nous suivre."
 
    A ces mots, l'un des policiers la prit par le bras, et le second de même, Immobilisée, abasourdie, elle se demandait ce qui se passait.

 - "Mais qu'est ce cela veut dire ? Pourquoi m’arrêtez vous ?"
 
    Les policiers ne répondirent pas. Ils ne répondaient qu'à des ordres qui avaient été données bien plus hauts que leurs supérieures habituels. L'un des 2 policiers avait même cru comprendre que cela venait de la CIA. Tatiana se débattait, mais ne put rien faire. Ses amies restèrent là, impassibles, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Peut être qu'un de ses articles avait remué des choses.  
 

     Dans un hangar abandonné, Salt venait de recevoir un SMS de Mason, lui indiquant que Tatiana Mirova venait d'être arrêtée pour être interrogée. Salt, à la vue du message, sourit et comprit qu'elle avait donc obtenu la feu vert de Mason. Une invitation, une place venait de se libérer. Tatiana Mirova avait été choisie déjà de part le fait qu'elle est invitée à ce sommet, alors que les places étaient réservées, et d'autre part parce que que Salt et Tatiana affichaient un physique et une taille assez proche.
    Salt commença à analyser sur ses écrans les différentes interventions et passages à la télévision de Tatiana. Elle mémorisa ses tiques, sa façon de se mouvoir, de parler, de rire, de s'exprimer. Salt avait une excellente mémoire. Elle s’exerça à parler de la même façon. L'ordinateur préparer l'initialisation du module qui transformerait ensuite sa voix. Ne manquait plus qu'à respecter la manière dont Tatiana roulait les R dans ses phrases. 
 

     Pendant que Salt lut le dossier complet de Tatiana envoyé par Mason, l'imprimante commença l'impression d'un nouveau masque à l'effigie de Tatiana. Salt avait déjà aussi préparé la tenue pour le sommet. Elle s'inspira des tenues qu'affichait la belle journaliste dans ses interviews. Elle garda le coté un peu  rebelle en choisissant un pantalon en cuir noir, un veste en cuir noir, et s'arrangea pour prendre un t-shirt avec un peu de décolleté. Cela avait tendance à faire baisser la garde des agents de sécurité masculin qu'elle risquait de rencontrer.
 
 
    Salt s'habilla, puis prit le masque, une fois achevé. Elle poussa un dernier soupir. Elle sembla fatiguée de ce jeu d'identité. Combien de fois avait elle du prendre le visage d'une autre pour pouvoir circuler plus librement, vivre plus simplement. Elle voulait à tout prix en finir avec cette histoire, être lavée de touts les soupçons qui pesaient sur elle. Mason semblait croire en elle. Son aide lui serait précieuse. 
 
    Salt plaça le masque sur visage, et l'ajusta avec précision sur les zones sensibles. Les yeux, la bouche. Tout devait être parfait. Tout devait jouer l'illusion. Après avoir placé le modulateur de voix, elle s'essaya à s'exprimer comme Tatiana. Elle mit un peu de temps à ajuster la bonne fréquence sur le module, puis réécouta des extraits vidéos des interventions de Tatiana, et répéta les mêmes phrases jusqu'à ce qu'elle ne perçut plus aucune différence à l'oreille.

 
    Une heure plus tard, Salt sous les traits de Tatiana, se présenta à l'accueil de la grande salle ou avait le lieu le sommet. Il y avait énormément de gardes, militaires, agents de la sécurité. Elle vit une queue dédié aux VIP, aux invités privilégiés, sur invitation. Elle s'approcha de l'agent qui lui paraissait le plus jeune, le plus mignon, plus susceptible d’être sensible à ses charmes. Car, oui, elle devait concéder que Tatiana avait du charme. Elle allait pouvoir profiter cet apparence. 
 
    Le garde fit un immense sourire en la voyant. Elle lui fit un discret clin d’œil, et présenta aussitôt son badge. Une fois  vérifié, elle rangea son badge à l'intérieur de sa veste, dégageant de façon subtil son t-shirt avec un certain plongeante. Le garde baissa ses yeux vers la poitrine de Salt, en faisant un petit sourire, mais en rougissant un peu. Il la laissa passer sans poser de questions.
 

     Salt se balada dans la salle, examinant attentive les lieux, repérant les différentes sorties, qu'elle avait déjà mémorisé. Elle compta également les personnes armées ouvertement ou discrètement. Elle reconnut énormément de personnes importantes, influentes, politiques ou non. 

    Viktor Orlov était sur place, discutant déjà avec un groupe de personne. Salt passa à coté de lui sans le regarder, sans lui prêter attention. Elle respecta le style de démarche de Tatiana. Viktor, la regarda du coin de l’œil, tout en continuant de discuter. Salt eut pendant un instant un doute. L'avait il reconnue ? Impossible, son masque était plus que parfaite. Il était peut-être juste simplement séduit par son apparence. 
 

     Salt joua son rôle de journaliste, et interrogea au hasard des personnes qu'elle reconnut. Elle trouva les bonnes questions, un peu piquantes, un peu provocatrices. L'effet était aussitôt immédiat, les gens interrogés cherchaient toujours à changer de conversation. Elle ne fut pas même étonnée, d'être parfois draguée ouvertement. Ce qui l'amusa et la rassura sur la qualité de son déguisement. Elle conclut qu'elle pouvait se lancer à interroger Viktor. Elle s'approcha de lui, micro à la main. Viktor ne sembla pas la reconnaitre. 
 
 - "Mr Orlov. Qu'avez vous à répondre aux différentes accusations à votre égard ? Votre père a été accusée d'avoir orchestré un attentat contre le président des États Unis, qu'il aurait crée un groupe d'agents espions qui se seraient infiltrés avec le temps parmi d'ordinaires américains ?
 
 - "Et bien ! Vous n'y allez pas par quatre chemins ! Miss ? ..."
 
 - "Mirova? Tatiana Mirova."
 
 - "Et bien, Miss Mirova. Je peux vous affirmer que ces allégations son fausses. Je suis venue présenter ma société, experte du cybersécurité. Nous sommes à la fois efficace en bureau que sur le terrain. Nous aimerions protéger les américains. Et je vais bientôt vous apporter la preuve de notre efficacité."
 
 - "Et quelle est cette preuve ?", demanda Salt avec un certainement agacement.
 
 - "Vous allez le découvrir dans quelques minutes. Je crois qu'il est l'heure de l'annonce."
 

    Orlov s'éloigna de Salt et se dirigea vers une estrade. Sur le chemin, il donna un ordre à un ses acolytes. Ce dernier s'éloigna et partit vers le rideau derrière l'estrade. Orlov s'approcha d'un micro.
 
 - "Mesdames, messieurs, je demande votre attention s'il vous plait." 
 
 Les gens se turent, et se tournèrent vers l'estrade. Orlov ajuste le petit micro accroché à sa veste et testa le son. Un ingénieur du son lui fit signe que le son était OK. Orlov commença son speech, se se présentant, puis en présentant la compagnie de cybersécurité. Il annonça que sa compagnie souhaiterait être en charge de la sécurité tant informatique qu'humaine des dignitaires politiques des états unis.
 
 - "Afin de vous prouver efficacité de nos services. Je vous présente la responsable des différents meurtres de ces derniers jours. Elle a assassiné de sang froid des hauts attachés russes et américains, un agent du contre espionnage. Elle est également soupçonnée d'avoir voulu tué le président russe, ainsi que celui des Etats Unis. Mesdames, et messieurs, je vous présente Evelyn Salt."
 
    En entendant son nom prononcée par Orlov, la tension de Salt monta d'un cran. L'avait il repéré ? Elle s'attendait à voir des policiers se diriger vers elle, mais il n'en fut rien. Orlov se tourna vers le rideau. Deux policiers en sortirent. Evelina se tenait entre les 2 policiers.  Menottée, tête baissée , elle avança vers l'estrade pour rejoindre Orlov.
 
 - "Nous venons d’arrêter Evelyn Salt. En moins de 24h, une fois nos services contactés, nous avons réussi à très vite appréhender la fugitive la plus recherchée et dangereuse."
 
  

  - "Mensonges !", cria Salt
 
    Tout le monde se tourna vers Tatiana, qui monta à son tour sur l'estrade.
 
 - "Si cette femme est réellement Evelyn Salt. Alors dites vous moi qui je suis ?", cria Salt à défaut d'avoir son propre micro.
 
    Salt s'empressa d'arracher le masque de Tatiana de son visage. Révélant aux yeux des caméras, son vrai visage. Comment savoir qui est la vraie Salt. Pourquoi cette mascarade ? Le public paraissait médusé, décontenancé. Orlov commençait à perdre crédit. Le regarde du public vers lui changea. 
 

    Salt fut surprise de voir Evelina, accourir vers elle, l'air menaçante. Salt vit les menottes d'Evelina tombaient sur le sol. Salt fit un pas en arrière. Et Evelina commença à montrer ses poings.

    Devant la foule témoin de la scène, Salt et Evelina commencèrent à se battre brutalement. Les coups de poings s'enchainaient. Orlov, voyant que Salt prenait l'avantage, du à son plus longue expérience, se dirigea vers la sortie. Il ne s'était pas préparé à sa présence, et surtout à cette réaction. Il ne saurait pas comment expliquer cette tromperie.
 

    Salt réussit à désarçonner Evelina. Pendant un court instant ou Evelina chercha à retrouver un peu de souffle, Salt sortit de sa poche, une seringue avec le produit que lui avait fournit Mason. Salt réussit à attraper Evelina par derrière, et lui injecta aussi vite le produit.
 
 - "Mais qu'est ce tu me fais ?", cria Evelina.
 
 - "C'est pour t'aider ! Tu es moi ! Tu ne peux être totalement mauvaise."
 
    Evelina arreta de se battre, s'éloigna de quelques pas, tituba sous le regard de Salt. Evelina s'appuya sur une chaise. Des images défilèrent devant ses yeux, comme dans un film qu'on passe en accelere. Chacune des images lui firent ressentir différentes émotions : peine, tristesse, colère, amour,... Elle voyait souvent le visage d'un homme, qu'elle ne reconnut pas. Mais des souvenirs du mariage lui firent comprendre l'importance qu'avait cet homme dans sa vie. Qu'il était la seule personne à l'avoir soutenu, aidé, aimé malgré la réalité. Elle se rappela que c'était lui qu'il l'avait sortir de prison, qu'il avait remué ciel et terre pour la libérer. Evelina fit un sourire, en repensant au mariage, à ses moments intimes partagés avec lui. Puis vint, les larmes pour le jour de son execution alors qu'elle venait de le retrouver. Et enfin un sentiment du colère noire, une soif de vengeance. L'effet du produit venait de finir d'agir. Evelina, se remit debout et regarda Salt. 
 
 - "Il est vraiment ... mort ?"
 
Salt, le regard triste, lui répondit : 
 
 - "Oui, ils nous ont tout pris !"
 
 
     Salt comprit que si aucun agent n'avait réagi, c'est parceque Mason venait d'arriver, et avait ordonné l'ordre de ne pas intervenir. Salt tendit la main à Evelina. Evelina s'approcha d'elle, et Salt la prit par le cou.
 
 - "Viens ! Partons d'ici ! Nous devons en finir ..."

    Rapidement, Salt et Evelina se dirigèrent vers le rideau, et disparurent. Mason donna des directives, et intervint pour rassurer les gens, leur disant que tout était sous contrôle. Il demanda ou se trouvait Orlov. Ce dernier avait déjà pris la fuite.
 

 
    Plusieurs heures plus tard, Salt et Evelina s'installèrent dans une chambre d'hotel d'un hôtel à Moscou.
 

     Une fois, leurs déguisements respectifs ôtés, Salt et Evelina commencèrent à préparer leurs plans. Evelina avait révélé à Salt la cachette d'Orlov Junior. Viktor projetait d'infiltrer les bases gouvernementales de plusieurs pays en promettant à la fois une sécurité et une cybersécurité. Evelina était le pion à sacrifier. Il aurait laisser la justice la condamner, probablement à mort. Il prévoyait ensuite, grâce à des nouveaux agents Salt de supprimer des diplomates importants, déstabilisant le pays. Evelina partagea avec Salt la totalité des informations qu'elle avait en mémoire. Et lui révéla, que dans cette base, vivaient les derniers responsables de l'organisation d'Orlov. 
 
     Evelina continuait à voir régulièrement défiler des images de la vie de la vraie Salt, des souvenirs, aussi bien heureux que tristes. Elle lui posa des tonnes de questions au fur à mesure.
 
 - "Mike était un homme tendre au grand cœur...", dit à un moment Evelina.
 - "Oui, j'avais... nous avions ordre d'infiltrer le pays en séduisant cet homme. Nos sentiments à son égard sont vite devenus tangibles, réels, profonds... Nous ... Nous projetions de former une famille. Juste avant son exécution.... J'avais pris la décision d'avoir un enfant avec lui, malgré les risques que cela engendrait. Mais, le jour J est arrivé..."
 
    Salt tourna la tête, pour que Evelina ne voit pas ses larmes. Bien placée pour comprendre ses sentiments, Evelina s'approcha d'elle pour la consoler. Salt essuya ses larmes et se dirigea vers le mur où elles avaient accroché les plans du Kremlin.
 
 - "C'est donc là, qu'il se cache ?"
 - "Oui, les bâtiments sont très anciens. Personne ne savait qu'il existe un niveau souterrain. Qui pourrait imaginer que sous le gouvernement russe, se cacher une organisation terroriste prête à agir ?" 
 - "Comment pouvons nous y entrer ?"
 - "J'avais lu un rapport pendant ma ... formation, que le lieu est sur et ultra sécurisé, mais qu'il demeurait une faille. Les toits. C'est là, que les gardes sont le moins concentrés."
 - "C'est donc par là, que nous rentrerons."
 

    Salt avait gardé en contact lorsqu'elle travaillait à la CIA un expert parachutiste. Ils étaient devenus amis. Elle tenta de l'appeler, ne sachant pas s'il la croyait capable d'avoir commis toutes ses horribles choses. Par chance, son intervention à la télé, lorsqu'elle était Tatiana a été retransmis. Il avait compris alors que Salt était innocente. Il aida elle et Evelina à atterrir en parachute sur les toits du Kremlin. La neige aurait pu être un problème, mais son contact était un excellent pilote.

    A mesure, de leur descente, Salt et Evelina éliminèrent un à un les gardes présents sur le toit. Arrivée sur le toit, Salt envoya un message à Mason. Elle avait déjà envoyé un message à Mason depuis leur hôtel pour indiquer qu'ils étaient à Moscou. Elle attendrait la dernière minute pour parler du Kremlin.
 

    Elles trouvèrent ensuite ensuite l'entrée de la cage d'ascenseur, puis descendirent discrètement tous les étages officielles, pour atteindre le fameux étage secret. Lorsqu'ils sortirent par le toit de l'ascenseur pour atteindre le niveau, aucun garde ne s'attendaient à leurs présences. Salt et Evelina parcoururent le couloir. Ce couloir ressemblait en tout point aux niveaux supérieurs. Parfaitement isolés, personne ne pouvaient entendre les nombreux coups de feux. Salt et Evelina éliminèrent un à un chaque garde. Leur formation parfaite commune fit qu'ils ne ratèrent jamais leurs cibles. A mesure de leur progression, les gardes étaient plus adroits, plus difficiles à atteindre.
 
    Salt et Evelina firent une pause lorsque le dernier garde tombe. Elles rechargèrent leurs armes pour l'assaut final. Evelina connaissait les codes d'accès de chaque porte, et surtout de celle qui menait au bureau d'Orlov.
 

     Orlov était à son bureau lorsque la porte explosa. Evelina avait utilisé du C4, pour surprendre Orlov. Cinq gardes étaient encore en faction dans le bureau. Ils ne se résistèrent pas longtemps. 
 
 - "Comment on se retrouve ?", dit Evelina.
 - "Evelina, comment as tu pu nous trahir ? J'avais mis tant d'espoir en toi !"
 
    Evelina s'approcha de lui et le frappa à la tête avec son arme. Orlov tomba sur le sol, mais se releva ausi vite. Il se précipita sur Salt, et commença à se battre. Viktor était aussi adroit et agile que son père. Sa chaussure dissimulait une larme. Il fit de nombreux de mouvements avec son pieds armé. Salt eut un peu de mal à en découdre. Il était bien évidement plus jeune, plus adroit et plus vigoureux que son père.
 
    Evelina intervint, et le frappa avec toute sa force au visage. Il s'écroula sur le sol à nouveau. Mais en se relevant, il mit sa main à sa cheville pour sortir un petit revolver caché au niveau de sa chaussette. Il s’apprêta à tirer sur Evelina, lorsqu'un coup de feu retentit bien avant.
 

     Mason avait tiré sur le bras de Viktor. Celui ci poussa un cri de douleur, mélangé à de la rage. Salt fut surpris de voir Mason.
 
 - "Mason ? Vous êtes déjà ici ?", interrogea Salt.
 - "Oui. J'étais déjà à Moscou. Vous vous rappelez dans la maison abandonnée, quand je vous ai étreint ? J'avais placé sur vous un mouchard."
 - "Vous êtes doué !", lui fit elle avec un beau sourire.
 
    Mason s'approcha d'Orlov.
 
  - "Victor Orlov. Vous êtes en état d'arrestation." 
  - "Personne ne peut m'arrêter ! Vous verrez ..."
  - "On connait la chanson. Fermez là ! ... Allez embarquez moi ça !"
 
    Deux agents saisirent Orlov pour l'embarquer. Mason se toucha vers Salt, puis Evelina. Mason eut un regard très dur vers Evelina.
 
 - "Bon maintenant qu'allons nous faire de vous ?"
 - "Laissez nous un moment. Nous avons besoin de faire le point toutes les deux"
 
    Connaissant les capacités de Salt, Mason se fit la réflexion qu'il aurait été inutile de l’arrêter. Mais Evelina poserait un problème. Par respect pour Salt, il les laissa partir. Il avait confiance en elle.
 

    Le lendemain de l'assaut, Salt et Evelina étaient revenus discretement aux Etats Unis. Seule Salt continua d'échanger des messages avec Mason. Elles prirent un petit moment dans un café pour discuter.
 
 - "Evelina, j'ai eu Mason au téléphone. Il nous a fait une proposition. Il veut nous réintégrer à la CIA.", expliqua Salt.
 - "Retourné à la CIA ?"
 - "Oui, regarde ce document !"

     Salt sortit un contrat d'embauche. Elles le parcoururent ensemble. Il y avait énorméent de clauses de confidentialité. Elles seraient toujours sur le terrain, apriori pour de nombreuses missions d'infiltrations. Mason avait avoué avoir été bluffé de la performance de Salt en se faisant passer pour sa femme. Evelina resta dubitative.
 
 - "J'ai .. J'ai quand meme tué de nombreux innoncents !", répliqua Evelina.
 - "Oui, mais tu avais subi comme un lavage de cerveaux. Tu n'étais pas totalement toi meme."
 - "Mais j'aurai à jamais leur sang sur mes mains."
 - "Tu aurais moyen de te racheter..."
 - "Tu ne comprends pas, Evelyn. Quand j'executai ces ordres, j'y prenais un certain plaisir. Je n'avais aucun sentiment, aucune attache. J'ai besoin de temps pour savoir qui je suis réellement."
 - "Je comprends."
 - "Tu vas accepter ?", interrogea Evelina.
 - "Je pense oui. J'ai besoin de retrouver une vie normale. Avoir des nouveaux points de repère. Et je sais déjà par quoi je peux commencer..."
 

    Salt était émue à retourner dans l'immeuble de son ancien appartement qu'elle occupait avec son défunt mari, Mike. Elle savait qu'il avait été vite reloué, mais elle n'était pas là ça. Salt se souvint avoir laisser quelque chose dans un appartement voisin. Elle estima le nombre d'appartements qu'elle avait parcou depuis l'extérieur sur la rampe de l'immeuble.

    Elle sonna à la porte. Une petite fille noire lui ouvrit.
 
 - "Oh c'est vous ! Ca fait longtemps !", fit la petite fille.
 - "Coucou ma puce, comment vas tu ?", répondit Salt
 - "ça va. Toujours dans mes devoirs. Vous etes venue récupérer votre chien ?"
 - "Oui si cela ne te fait rien. Il compte beaucoup pour moi."
 
    Un aboiement se fit derrière la petite fille. Le petit chien de Salt que lui avait offert son mari, se mit à courir vers Evelyn. Il semblait ne pas l'avoir oublié. La petite fille le prit dans ses bras, et lui fit un petit baiser sur sa tete poilue avant de le tendre à Salt.
 
 - "On passera venir te voir."
 - "Oui cela me ferait très plaisir." 
 
    Salt fit au revoir à la petite fille, et s'adressa à son chien.

 - "Tu m'as manqué... Je t'ai manqué."
 
    En guise de réponse, le chien n'aboya mais lécha le visage, ce qui fit rire Salt. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas ri depuis si longtemps.
 
 

     Quelques jours plus tard, Salt avait dégoté un nouvel petit appart en centre ville. Cela ferait l'affaire pour démarrer une nouvelle vie. Elle avait rendez vous avec Mason devant les bureaux de la CIA. Jamais elle n'aurait pu imaginer rentrer à nouveau dans les bureaux ainis par la grande porte. Elle avait hésité à retrouver sa chevelure blonde de l'époque. Mais elle estima que c'était son ancienne vie, l'ancienne Salt qui avait infiltré les US. 
 
 - "Bonjour Salt.", fit Mason en tendant la main."Bon retour à la CIA."
 - "Bonjour agent Reiss. Merci de me réintégrer."
 - "Avez vous des nouvelles d'Evelina ?"
 
    Salt hésite un moment avant de répondre.
 
 - "Je .. Je crois qu'elle va disparaitre pour un moment. Elle a besoin de temps."
 - "Vous vous doutez que nous devrons la surveille continuellement."
 - "Je me charge de la surveiller. J'en prends la responsabilité. Après tout, elle est ... moi."
 - "Nous avons tout nettoyer au Kremlin. Il ne reste plus rien. Nos experts sont en train de parcourir tous les plans qu'Orlov avaient planifié pour les temps à venir. Nous allons remonter la sécurité à bien des niveaux. Je vous laisse diriger les opérations."
 - "Bien, agent Reiss."
 - "Appelez moi Mason."
 - "OK, Mason, vous pouvez m'appeler Evelyn."
 

    Evelina était hebergé dans une chambre d'hotel. Elle était resté un moment aux Etats Unis. Elle gardat toujours contact avec Salt. Elle prit finalement la décision de refuser d'entrer à la CIA. Ces souvenirs de la CIA n'étaient pas les siens et elle se sentait toujours coupable des meurtres qu'elle commit au nom de l'organisation d'Orlov.
 
    Salt avait compris et respectait sa décision. Voulant restée discrete encore un moment, Salt lui donna tout le matériel qu'elle disposait pour créer des nouvelles identités. Elle lui donna le déguisement de Vanessa Shaw. Elle pourrait en tant qu'hotesse de l'air parcourir les pays en toute liberté. 

    Evelina s'appretait à revestir le déguisement étalé sur son lit. Combien de temps allait elle encore devoir se cacher ? Salt lui expliqua qu'elle serait comme son agent de probation, de contact. Elles se donnèrent un dernier rendez vous à l'aéroport.


     Salt fut bizarrement choqué de se trouver en façon de son alter ego Vanessa Shaw. L'impression qu'elle disait adieu à cette dientidté qui lui avait bien servi. Evelina ne comprit pas au début sa réaction. Puis elle devina que devoir ce visage porté par une autre avait de quoi déstabiliser.
 
 - "Alors, sans regrets ? Tu ne veux pas me rejoindre à la CIA ? Nous pourrions réaliser de grandes choses. Tu serais comme une soeur.", demanda Salt.
 - "Non, Evelyn. Je dois comprendre d'abord qui je suis."
 - "Tu sais il ne faut pas rester derrière ce masque. Change de look, de couleur de cheveux, de  style vestimentaires. Fais toi une vraie et définitive identité."
 - "Je vais y songer. Je tenais à te remercier de m'avoir laissé une chance. Ton instinct premier  t'aurait dicté de m'éliminer pendant le sommet."
 - "Je ne pouvais m'y résoudre. Tu es mon reflet. J'étais sure d'avoir pris la bonne décision."
 - "Au revoir Evelyn."
 - "Au revoir Evelina."
 

    Evelina avait toujours revé de visiter Paris. C'était l'idéal, un lieu dépourvu de souvenirs de Salt. Elle pourrait en créer des nouveaux, peut etre commencer une nouvelle vie ici. Elle savait parler plus langues. Elle se sentait enfin bien à cet terrasse d'un café. Elle se savait observée, mais pour une fois sur un angle positif. Elle avait repéré un beau jeune homme derrière qui semblait la déshabiller du regard. Elle paya la note et s'éloigna du café. Elle se donna un nouvel objectif : faire ses adieux à Vanessa Shaw. Et commençait une nouvelle vie pour Evelina.

 

FIN 

  

 

 

Comments