Shocker


Basé sur le film Shocker de Wes Craven et Le témoin du mal du Gregoy Hoblit
Idée: jmurdoch
Texte: jmurdoch
Images: Chat GPT Sora
Videos : KlingAI 

    "Je suis Eliza Bennett, enquêtrice au sein de la police depuis 12 ans maintenant. Ceci est ma confession. Bien que cette histoire me parait invraisemblable, je peine à y croire encore aujourd'hui. J'espère que cette lettre permettra de m'innocenter si je suis accusé de multiples crimes, et je souhaite qu'elle innocentera l'inspectrice Lena Lambert.
    Je rédige cette lettre dans une cabane isolée qui appartenait à mon grand-père. Vous devez vous demander pourquoi moi et Lena, nous nous sommes retrouvées dans ce lieu perdues, isolées. En réalité, tout est lié à la dernière enquête que j'ai mené. L'histoire a commencé dans une petite ville de la banlieue... Chez un certain couple..."

    Dans une petite ville de banlieue, assez tranquille, vit un couple connu par de nombreux de ses voisins, pour avoir entendu de multiples disputes. La maison ou vit se couple, bien que moderne, ne semblait pas avoir des murs très épais. Si ce n'est pas le bruit des incessantes disputes, des cris ou des larmes, c'est le bruit d'un match de foot qui en ressort aujourd'hui.

    Marc était affalé depuis déjà presqu'1 heure dans son confortable canapé. Armé d'une bière à la main, et la télécommande dans l'autre. Il aimait bien augmenté le son à la fois pur être plus dans l'ambiance, mais il aimait également faire râler ses voisins, qui s'étaient déjà plaints du bruit. Son épouse Marie était occupée, comme à son habitude à faire le ménage de la pièce, ce qui avait l'art d'agacer Marc. Faire le ménage un jour de match aussi important. Marie faisait tout pour éviter de passer devant la télé, mais étant maniaque de la propreté, cela l'insupportait de voir ces miettes de chips ou des canettes vides. 

    Alors qu'elle ne s'était pas approché de la télé, et qu'un des joueurs de l'équipe favorite de Marc s'apprêtait à marquer un but, la télé fut un petit bruit étrange, puis s'arrêta totalement. Marc se mit dans une fureur noir, se leva et accusa aussitôt Marie. Si Marie commença a ses défendre, elle fut effrayée par les gestes brusques de Marc. Se rappelant que lorsque Marc était mécontent, il pouvait de venir très violent.

 - "Tout ça c'est de ta faute ! Je t'ai toujours dit de ne jamais faire le ménage à ces moments là ! Je suis sur qu'en déplaçant la poussière, tu as tout fait détraqué !"
 - "Mais je te jure, Marc, que ce n'est pas moi ! Cette télé se fait vieille et tu ... tu l'utilises quand même beaucoup !"
 - "Ah, maintenant, tu me reproches d'être toujours devant la télé ? C'est de ma faute si je ne trouve pas de boulot en ce moment..."

     "C'est un moment qui dure." pensa fortement Marie. Mais elle préféra se taire, plutôt qu'envenimer les choses.

 - "Ok ! Ok ! Je vais appeler un réparateur le plus vite possible !"
 - "Oui le plus vite possible, y a intérêt que le match s'enregistre bien."

    Marie prit le bottin et fouilla dans les pages jaunes, les numéros des différents réparateurs. Elle remarque une annonce, plus discrète, d'une professionnelle. Elle trouvait que c'était rare chez les femmes de trouver des gens dans ce métier. Hortense Pinker était le nom de cette réparatrice télé qui annonçait savoir mesurer les urgences. Le petit picto montrant un ballon de foot fit penser à Marie que Hortense serait la femme de la situation. Et puis Marie avait envie d'avoir une réparatrice, plutôt qu'un réparateur. Il ne manquerait plus que le réparateur soit joli garçon, pour que Marc refasse une scène de jalousie.

    Marie fit le numéro d'Hortense qui décrocha aussitôt. Marie lui expliqua la panne, et Hortense promit dans les 20 minutes max.  

    Marie ne voulant plus être dans la même pièce que Marc et vu qu'il faisait beau, décida d'attendre la réparatrice dehors. Comme annoncé, Hortense arriva 19 min après avoir raccroché. Lorsque Marie vit Hortense descendre du van, elle fut un peu surprise de son look, et de son apparence. Hortense ne semblait pas avoir été très gâté par la nature. Son visage était sale et très abimé. Une petite cicatrice sur sa joue l'intrigua. Même si Marie se trouvait quelconque, elle estima demeurer plus séduisante que cette pauvre Hortense. Qu'importe ! Après tout elle est la femme qui allait sauvé la situation, et dans un sens, aucun risque Marc ne cherche à la séduire. Marie et Hortense s'échangèrent des politesses avant que Marie ne l'invita à entrer dans la maison.

    Marc toujours sous la colère, ne dit à peine bonjour à Hortense. La réparatrice avait très vite compris la situation. Elle vit que Marc était un homme impulsif, violent, très caractériel. Marie semblait être une pauvre esclave.

 - "Ca sera long ?", demanda d'un ton sec Marc.
 - "Mon mari était en train de regarder un match important", ajoute Marie avec un ton plus doux.
- "Ne vous inquiétez pas. vous avez affaire à une réparatrice diplômée, je touche ma bille dans tout ce qui est électronique ou électrique.", répondit Hortense

    Hortense commença l'analyse de la panne, tout en observant d'un œil le couple. Elle les vit se disputer à nouveau. Marc se plaignant de ne pas connaitre encore les résultats du match. Plus la dispute s'aggravait, plus Hortense éprouva de la sympathie pour Marie, mais de la haine pour Marc.

    Lorsque la réparation fut finie, Marc reprit sa place dans le canapé, et lança aussitôt le replay du match, là ou la télé l'avait complètement lâché. Marie poussa un immense soupir et demanda à Hortense de la suivre dans une autre pièce pour régler la facture. Alors qu'elle allait payer Hortense en liquide, Marie craqua et se mit à pleurer devant Hortense. Elle s'en excusa aussitôt : 

- "Je ... Je suis désolé, madame. Je suis fatiguée, je .. je m'occupe de tout dans cette maison. Et lui ... lui ne fiche absolument rien de ses journées. ", expliqua Marie
- "Ne vous excusez pas ... Je connais ce genre d'homme... ce genre d'individus... C'est une espèce nuisible, qu'il faudrait éradiquer.", reprit Hortense

    Marie fut un peu choqué par le ton et les propos d'Hortense. Certes son mari était violent, fainéant, mais elle l'aimait toujours. Dieu sait seul pourquoi. Marie fut ensuite dérouté par le sourire que lui fit Hortense. Comme si elle avait une idée derrière la tête. Marie la salue, et Hortense repartit dans son van. Marc, dans ce manque de courtoisie et de politesse, ne la remercia pas et ne lui dit pas au revoir. A l'opposé, Marie la remercia de tout cœur pour la rapidité et la qualité de ses services.

    Quelques minutes après le départ d'Hortense, Marie décida d'aller faire un peu de jogging. Elle avait besoin d'évacuer cette colère noyé à une certaine tristesse. Le match de foot avait des prolongations, elle avait donc le temps de faire le petit footing autour du pâtée de maison. Elle se changea dans une tenue plus légère et appropriée, et quitta la maison. Marc ne le remarqua pas. Elle remonta l'avenue tout en courant, écoutant sa musique préférée. Mais elle ne remarqua pas la présence d'un van qui lui aurait pourtant paru familier pour l'avoir vu récemment dans sa cour d'entrée. La petite camionnette de réparation de télé se mit à démarrer et à s'éloigner dans une petite rue voisine pendant que Marie se faisait quelques étirements.

    Hortense s'était garé pas trop loin de la maison et était resté un moment à surveiller l'entrée, espérant voir Marie en sortir. Idéalement seule. Ce qui se produisit finalement très peu de temps après son intervention. La voyant s'éloignant dans la maison en tenue de sport, elle déduisit que Marc était maintenant seule à la maison. Hortense prit quelques secondes et admire Marie, qu'elle avait trouvé gentille et séduisante. Une beauté assez discrète. Hortense enviait un peu la silhouette et l'apparence de Marie. Elle se savait pas très belle, loin des stéréotypes attendues. Hortense n'avait que son intelligence pour elle et n'avait pas les moyens de faire un peu de chirurgie esthétique. La réparation de télé ne lui offrait pas suffisamment de moyens. Hortense força discrètement la serrure, entra dans la maison.

    Marc était toujours accaparé par le match et après le départ de Marie avait grandement augmenté le son. Il n'entendit pas Hortense s'approchait. Hortense avait repéré un magnifique couteau de cuisine. Marc n'eut pas le temps de réagir lorsqu'il sentit la lame du couteau pénétrait dans son dos. Quand il se retourna , il vit le visage d'Hortense, mais n'eut pas le temps de dire un mot, qu'Hortense renouvelle son geste plusieurs fois. Marc tituba dans la pièce, toucha ses blessures et posa sa main ensanglantée sur le mur avant de s'écrouler. Hortense resta près de lui, souriante, fière d'avoir libéré et aidé Marie.

    Eliza Bennett travaillait depuis des mois sur cette série de meurtres. Elle avait prouvé depuis longtemps que tous les meurtres étaient le fait d'une seule personne. Les victimes étaient tous des hommes, âgés entre 30 et 55 ans. Le seul point commun qu'elle avait réussi à établir entre toutes ces victimes étaient qu'ils étaient soupçonnés d'être des maris violents ou impulsifs, et qu'ils trompaient probablement leurs compagnes. Se basant sur son intuition, Eliza pensait que le meurtrier serait une femme.  Cette meurtrière était méthodique. Elle tuait à coups de couteau. Les coups étaient souvent très violents. Il y avait une violence inouïe dans ses actes. Alors qu'elle était perdue dans ses réflexions, un inspecteur entra dans son bureau.

 - "Lizie ! Nous avons un nouvel homicide ! Un homme a été assassiné. Son épouse vient de prévenir les urgences. En rentrant de son jogging, elle a découvert le corps de son mari sauvagement poignardé. J'ai pensé à toi ... A ton enquête en cours.."

    Eliza n'avait pas caché son entêtement à vouloir identifier cette meurtrière. Cette enquête tourna à l'obsession. Elle prit le dossier que l'inspecteur lui tendit puis quitta le commissariat.

    Sur la scène de crime, elle ne peut malheureusement interrogé l'épouse de la victime, dénommé Marie. Marie était en état de choc après avoir le corps de son mari Marc. Elle avait amené à l'hôpital, suite à une crise d'angoisse. 

    Eliza vit que Marc avait été poignardé au dos et à la poitrine. Elle observa des traces de sang sur le fauteuil au niveau du haut du siège. Ce qui portait à croire que la meurtrière serait entrée discrètement, et aurait commencé à le poignarder de dos, puis surpris, il serait retourné et ensuite elle aurait continué son œuvre, en le poignardant de face. Même si Marc semblait en bonne santé, les plaies étant profondes, il avait dû très vite se vider de son sang. 

    La police scientifique ne trouva aucune empreinte étrangère. La porte avait été légèrement fracturée. Aucune arme du crime sur les lieux. Mais Eliza remarqua qu'il manquait un couteau de cuisine. C'était une autre preuve que c'était bien la même meurtrière que son affaire. Pour chaque meurtre, il n'avait jamais trouvé l'arme du crime, Eliza était convaincu que la meurtrière utilisait un couteau de cuisine directement sur le lieu du crime. Elle se demandait si cette meurtrière avait déjà repéré les lieux, qu'elle savait qu'elle trouverait toujours un couteau à sa disposition.

    Eliza inspecta les lieux. Dans la cuisine, elle ne trouva rien de singulier. Une pile de factures dont la plus récente semblait une facture pour un dépannage de télévision. Mais la facture n'avait pas de date, juste un détail sur la réparation et le montant. Fait étrange, la facture n'avait pas coordonnées, aucune adresse, aucun numéro de téléphone, pas même un email de contact. Une facture faite maison. La facture portait juste le nom "TV REPAIR", un nom très banal.

    Eliza sortit de la maison, et regarda autour d'elle. Non loin de là, elle vit un vieille dame qui était en train de rentrer sa poubelle. Elle se dirigea vers elle.

 - "Bonjour, je suis l'inspectrice Eliza Bennett. J'enquête sur le meurtre de votre voisin ..."
 - "Marc ? Marc a été assassiné ?", répondit la voisine.
 - "Oui, vous le connaissiez bien."
 - "Bien est un grand mot. Il passait beaucoup de temps à se disputer avec sa femme, et tout autant devant la télé... Vous pensez que sa femme aurait ... "
 - "L'enquête vient juste de commencer. Marie est actuellement à l'hôpital en état de choc."
 - "Oui elle semblait très éprise de son mari. Malgré tout ce qu'il pouvait lui faire subir. Marie est une personnage adorable. Dans le voisinage, on ne comprenait pas pourquoi elle restait avec un tel personnage."
  - "Vous n'avez rien remarqué de particulier au cours de la matinée ?"
 - "Laissez moi réfléchir. Je les entendu se disputer encore une fois. Puis j'ai vu une camionnette blanche se garer dans leur cour, devant leur maison. Marie a fait entrer une dame, une réparatrice de télé. "
 - "Une camionnette blanche... Une réparatrice ... Vous êtes bien sure ?"
 - "Oui, je suis peut être âgée, mais j'ai encore une bonne mémoire !"
 - "Y avait il écrit quelque chose sur la camionnette ?"
 - "Oui TV REPAIR avec un numéro de téléphone."
 - "Vous vous souvenez du numéro ?"

    Eliza fut encore étonnée par la mémoire de cette voisine très coopérative. Elle lui donna le numéro. Eliza repartit ensuite à sa voiture, et utilisa le petit ordinateur portable connecté au commissariat central. Elle put faire une recherche avec les mots TV REPAIR, et tenter de trouver une adresse associée à ce numéro de téléphone.  BINGO. L'ordinateur lui donna une adresse dans un quartier, plutôt insalubre.  Pour Eliza, cette réparatrice était la seule piste qu'elle avait. Elle pourrait être témoin de quelque chose. Ou alors... Eliza se demanda si les victimes de son affaire n'avait pas une belle télé également.

    Eliza ne sentait pas à l'aise quand elle arriva dans le quartier mentionné par son ordinateur. Chaque maison semblait abandonnée, délabrée, pourtant il y voyait des gens y vivent à l'intérieur. L'adresse de ce TV REPAIR était dans une ancienne zone industrielle, constituée de nombreux hangars ou entrepôts. Elle trouva vite l'adresse exacte. Non rassurée, elle vérifiera si son arme était bien chargée. Après tout, Eliza avait d'immenses soupçons sur cette réparatrice, et vu la violence des meurtres, il valait mieux être très prudente.

    Le bâtiment semblait inoccupé au début. Mais Eliza avançait prudemment, plus il semblait y avoir des traces de vie. Des mégots de cigarette, des bouteilles de bière vides. Les lieux étaient sales, mais quelqu'un y vivait. Elle vit une petite porte sur sa droite, qui devait amener à une pièce légèrement allumée. En effet, la pièce est légèrement illuminé par des petites bougies réparties un peu partout. Eliza vit des objets curieux, genre occultes. Un vieux grimoire, des dessins cabalistiques, un pentagramme, jusqu'à un crane furent la décoration essentielle des lieux.  

    Eliza s'approcha d'un mur où étaient accrochées une série de photos. Elle reconnut aussitôt les maris récemment assassinés, jusqu'au dernier mari, Marc. Elle n'avait plus aucun doute, elle était chez la meurtrière. Soudain, Eliza entendit un bruit de pas derrière elle.

    Eliza se retourna et vit une femme au visage très abimée, qui sembla surprise de la voir. Eliza braqua aussitôt son arme sur elle, ce qui surprit Hortense. Hortense n'avait jamais imaginé que la police finirait par la retrouver. Hortense était abasourdie.

 - "Police ! Je suis l'enquêtrice Eliza Bennett ! Vous êtes en état d'arrestation !", cria Eliza.
 - "Que faites vous ici ? Vous n'avez rien à faire ici !"
 - "La ferme ! J'ai vu les photos de vos victimes. Je pense que vous aurez du mal à trouver une bonne explication."

    Eliza entendit un bruit derrière elle. Hortense profita des secondes d'inattention d'Eliza pour s'enfuir en courant.

    Hortense sortit du bâtiment en courant, suivi de près par Eliza. Hortense espérait atteindre une certaine rue qu'elle connaissait bien car plusieurs planques auraient été possibles. Eliza faillit attraper Hortense, qui lui glissa entre les mains. C'est alors, l'inspectrice entendit la sirène de police, elle s'arrêta de courir. Elle comprit qu'elle allait probablement être interceptée sous peu. 

    Eliza avait raison. Quelques mètres plus loin, Hortense fut surprise de croiser un policier qui l'arrêta aussitôt. Vu le gabarit de l'agent, Hortense n'eut d'autre choix que de se laisser arrêter

    Deux policiers vinrent rejoindre Eliza, qui avait eu le présence d'esprit d'appeler des renforts à l'instant où elle avait identifié les maris assassinés avec les photos qu'elle avait trouvé sur les lieux. Hortense se débattit, déclarant son innocence. Eliza était plus que convaincue de sa culpabilité. Elle s'attendait à trouver d'autres preuves dans cet entrepôt, comme par exemple les différents couteaux qui avaient servis aux différents meurtres. Eliza demeurait intriguée cependant. Hortense semblait intelligente, alors pourquoi autant de preuves l'incriminant dans un même lieu ? A croire qu'elle pensait ne jamais se faire prendre. Y aura t il une forme de complicité ? Quelqu'un lui aurait donné  l'assurance qu'elle pourrait toujours commettre ces meurtres, qu'elle serait protégée, aidée ? Agissait elle au nom de quelqu'un ? ... ou de quelque chose, repensant aux objets occultes.  

    Quelques heures plus tard, Hortense se trouva derrière derrière les barreaux d'une prison. Eliza fut rejointe par sa collègue et amie Lena. Lena était également enquêtrice. Elles étaient amies depuis leur enfance et se voyaient régulièrement. Elles eurent toutes deux le même parcours professionnel. Eliza considérait Lena comme sa petite sœur.

 - "Je te félicite, Lizie pour cette belle prise ! Tu l'as enfin attrapée ! Tu avais vu juste, c'était bien une femme!"
- "Merci Lena. Oui, le témoignage de la voisine a été d'une aide précieuse ! J'ai eu de la chance qu'elle avait une excellente mémoire."
- "On va boire un verre pour fêter ça ?"
- "Pas tout de suite, j'ai cru comprendre que le procès ne trainerait pas, vu le nombre et la violence de ces meurtres. J'ai des rapports à conclure. Elle risque de passer à la chaise."
- "C'est tout ce qu'elle mérite !"

    Lena et Eliza ne remarquèrent pas le regard foudroyant d'Hortense qui n'avait pas perdu une miette de leurs échanges. Malgré tout Hortense resta relativement calme, malgré sa situation désespérée. Personne ne savait qu'elle avait commis ses meurtres au nom de quelqu'un et qu'il faudrait bientôt l'invoquer.

    Le procès d'Hortense Pinker arriva très vite. Les preuves étaient plus qu'accablantes. La fouille de l'entrepôt où vivait Hortense avait donné la preuve qu'elle était bien la serial killeuse recherché depuis un moment par l'agent Eliza Bennett. On prouva également qu'elle était également responsable de nombreux autres assassinats de maris infidèles ou violents. Le plus étrange c'est qu'Hortense nia jamais les faits, mais rester évasive quant au pourquoi. Elle se justifia par la raison suivante : elle fut témoin de nombreux actes de violence de mari vers leur épouse durant ses divers dépannages. A ce sujet, Eliza regretta de ne avoir vu ce point commun entre chaque homicide. Eliza demeura convaincu que le mobile de ces meurtres est d'un tout autre ordre. Dans les indices qu'elle avait récupéré, elle trouva de nombreux objets / artefacts liés au satanisme. Non pratiquante, Eliza ne croyait pas en Dieu, et encore moins au Diable. Elle estima que le mal peut être tapi en chacun de nous. A nouveau, de canaliser, empêcher de laisser notre part sombre de prendre le dessus. Eliza était présente à chaque étape du procès de Miss Pinker. Par ailleurs, on ne trouva aucun lien parenté, aucune relation. Elle n'était pas mariée, n'avait pas d'enfants, et ne semblait avoir aucun ami. Eliza était également intriguée par le comportement passif d'Hortense durant les différentes accusations. Elle semblait fière de ses meurtres, l'impression d'avoir bien servi. 

    Le verdict tomba sans surprise. Hortense Pinker fut condamnée à mort pour le meurtre de près de 20 personnes. Et encore une fois, le verdict ne fit pas broncher Hortense qui sembla acceptée. Eliza se sentit soulagée de l'annonce, mais demeurait déstabilisée par cette attitude désinvolte. Hortense fut reconduit en cellule. La date de l'exécution était fixée dans semaines.

    Le jour de l'exécution fut fixé au 2 octobre à 6h45 du matin. On demanda à Hortense de choisir son dernier repas. Elle répondit que c'était stupide. Elle demanda par contre, à la place, une simple faveur. Une craie. Expliquant qu'elle aimait dessiner, elle voulait avoir la liberté de dessiner sur le sol de sa cellule. Un dernier plaisir innocent sans conséquence, les gardiens seraient libres de nettoyer ensuite. Ne voyant là aucun danger, cette faveur lui fut accepté. Le matin de son exécution, on lui donna une craie. Un petit morceau, qui même s'il était avalé, serait sans risques. AU cas, ou Hortense tenterai de se "suicider" à l'aider de cette craie. Tout comme cette craie ne pourrait servie d'arme.

    Pinker eut un dérangeant rictus, lorsqu'on lui apporta la craie. Elle resta seule dans une cellule qui était prévu comme dernier lieu avant une condamnations à la chaise électrique. Elle se mit à genoux sur le sol et commença à dessiner un pentagramme, puis différents symboles avec une nette précision. Elle savait apparemment quoi dessiner.

    Puis Pinker attendit quelques minutes et s'assura qu'elle étaient bien seule. Elle se mit à genoux dans le centre du pentagramme et commença a crier des phrases dans une vielle langue étrangère. L'incantation provoqua l'apparition d'un visage d'une sorte de démon, noyé dans un nuage gris. 

 - "Qui ose déranger Azazel dans ses œuvres ?", fit le démon.
 - "Moi, Hortense Pinker, ton humble servante.", répondit Hortense
 - "Oui, Hortense. Je te connais. Tu m'as bien servi des dernières années."
 - "Et je désire ardemment te servir encore et à jamais, mon seigneur."
 - "Et que me désires tu ?"
 - "Le moyen de te  continuer à te servir, en te fournissant encore des âmes."

     Un silence s'installa. Hortense baissa la tête, se demanda comment l'aide lui saurait apporter. Elle espéra que la porte de sa cellule s'ouvre, voir qu'elle soit téléporté dans un autre lieu. Mais, le démon ne dit rien, et soudainement un éclair bleu jaillit et électrocuta Hortense. Elle crut que le démon allait la tuer, mais bizarrement ne ressentit aucune douleur vive. Cela lui fit mal, mais ne la tua pas. Après quelques secondes, le démon disparut. Pinker resta désorientée accroupie sur le sol. 

    Les gardes vinrent chercher Hortense une heure avant l'heure de l'exécution prévue. Histoire de rester à l'heure, on préféra toujours garder un temps suffisant afin de préparer le trajet entre la cellule et la tristement célèbre chaise. Très souvent, le condamné donne une certaine résistance. On met alors souvent les 2 gardiens les plus costauds pour escorter le prisonnier. Hortense, après avoir refusé le choix d'un bon repas contre une craie, avait également refusé la présence d'un prêtre, pour une éventuelle confession. 

    Hortense garda un calme dérangeant tout au long du trajet. Elle croisa sur sa route Eliza, et lui fit un sourire, qui dérangea Eliza. Eliza affichait un sourire, satisfaite de se débarrasser de cette criminelle. Elle avait enquêté sur ces meurtres depuis des mois, et demeurait toujours choqué par la violence des meurtres.  Mais Eliza s'interrogeait. Pourquoi Hortense n'était pas effrayée, pourquoi semble t elle résignée. Eliza avait défini un profil particulier : Hortense compensait son manque de sex-appeal, par une grande intelligence. Après tout, on avait eu du mal à l'arrêter.

    Les gardes installèrent Hortense sur la chaise, lui attachèrent d'abord les mains, puis les pieds. Puis ils passèrent une petite éponge dans un sceau et la placèrent sur sa tête, avant d'y poser ensuite le petit casque qui était relié par un long câble à la lourde armoire électrique dans la pièce voisine.

    Le directeur de la prison commença a lire à haute voix sa condamnation, rappelant la liste des victimes, et avec leur date de décès. Puis une jeune femme blonde en blouse de médecin entra dans la pièce. Vanessa Peters avait pour tache d'écouter le cœur de la condamnée avant et après l'exécution. Elle avait la lourde de tache d'être la première à témoigner du décès de la condamnée. Il pouvait arriver parfois qu'on ne mourrait pas au premier déclenchement. Il arrivait que la personne résiste à la première électrocution. Mais dans le cas d'une femme, c'était assez rare. Vanessa n'aimait pas cette tache, mais étant médecin, elle était sollicité par l'état, et ne pouvait pas trop refuser.

    Lorsque Vanessa s'approcha d'Hortense, Vanessa éprouva un malaise. La manière dont Hortense la regardait, la mit très mal à l'aise. Surtout ce sourire. Cette forme de confiance que tout allait bien se passer. Vanessa acquiesça de la tête en regardant le directeur, puis l'employé en charge d'abaisser la manette fatidique. Vanessa s'éloigna d'Hortense de quelques pas. Puis le directeur demanda à Hortense si elle avait une dernière chose à non. Hortense se mit à rire avant de dire non. Le directeur fit signe au bourreau, ce dernier baissa la manette. 

    Hortense se demanda si son "dieu", Azazel, l'avait abandonné au moment où elle commença à sentir les premières douleurs provoquées par le courant électrique. La douleur vint crescendo. De plus en plus fort, elle n'avait jamais ressenti une douleur aussi vive, aussi pénétrante, aussi douloureuse. Malgré la douleur, elle continua à avoir foi en Azazel. Elle ignorait ce qu'il lui avait fait ou ce qu'il lui avait transmis depuis sa cellule. Il n'avait rien dit, ne l'avait pas rassuré. Elle avait ressenti dans cette décharge une étrange sensation, qu'elle ne put expliquer.

    Peu à peu, Pinker se sentit partir, elle ferma progressivement les yeux. Puis le néant.

    Le directeur fit un signe à Vanessa d'aller vérifier et de constater le décès d'Hortense Pinker. Celle-ci s'exécuta, et s'approcha doucement du corps, qui dégageait une petit odeur nauséabonde de brulé. Ce qui mit mal à l'aise, Vanessa. Elle posa son stéthoscope au niveau du cœur de Pinker. A cette première écoute, elle n'entendit aucun battement de cœur. Histoire de s'en assurer, elle renouvela l'acte à plusieurs endroits en niveau de la poitrine de la défunte.

    Quand soudain, la lumière de la pièce clignota. Vanessa ne vit pas au début, les petits arcs électriques bleus que dégageaient le corps d'Hortense. Elle continua l'osculation, quand une étincelle venant d'Hortense la toucha, et la fit sursauter. Puis un autre, un peu plus fort. Et encore un autre. Là, Vanessa ressentit la décharge, fit une grimace. L'étincelle suivante fut bien plus forte et bien violente, qu'elle empêcha Vanessa de crier. Le corps d'Hortense demeurait cependant inerte. Puis l'étincelle finale frappa Vanessa, qui sous le choc tomba sur le sol.

    Vanessa était évanouie sur le sol. Demeurant inconsciente, le directeur appela des gardiens pour venir l'aider, et voir comment elle allait. Au même instant, le corps d'Hortense se mit à bruler légèrement au visage. Phénomène courant après une exécution, mais bizarrement l'effet fut retardé. Cette effet aurait dû être immédiat après la décharge. 

    Deux gardiens pénétrèrent dans la salle d'exécution. L'un alla vérifier l'état du corps d'Hortense, il hésita à la toucher de peur de recevoir lui aussi un résidu de décharge électrique. Il eut malgré tout le courage de prendre le pouls de Pinker. Le corps était déjà froid. Hortense Pinker était bien décédée. Le second gardien alla aida la doctoresse Vanessa Peters. Elle chercha à se relever, mais titubant à 2 reprises, il eut juste le temps de la rattraper : 

 - "Tout va bien docteur ?", demanda le gardien.
 - "Docteur ?", sortit de la bouche de Vanessa.

    La docteur chercha à se relever sans aide, puis voulut faire un pas, mais faillit tomber à nouveau, à cause des hauts talons qu'elle portait. Elle allait se tordre le pied. Mais réussit à retrouver son équilibre ensuite. La doctoresse tourna la tête en directement de Pinker et sembla très surprise, et s'en approcha. Elle toucha le visage de la morte. Puis eut un réflexe naturel de passer sa main dans les cheveux. Hortense venait de comprendre qu'elle était toujours en vie, et qu'elle occupait dorénavant le corps de cette femme médecin. Ce jeune corps remarqua t 'elle ensuite. Ce séduisant corps lorsqu'elle put admirer ses belles et longues jambes en collant. Ces jambes fines qui se terminaient par des hauts talons qu'Hortense n'avaient absolument pas l'habitude de porter. Ce qui expliquait ce déséquilibre

    Hortense se mit à admirer ses mains, puis discrètement ses nouvelles courbes. Elle voyait que les gardiens commençaient à être intrigué par son étrange comportement. Le second gardien réitéra sa question :

 - "Tout va bien docteur ?"
 - "Oui, je vais magnifiquement bien.", répondit Hortense.

    Ce qui surprit le gardien car le choc électrique avait semblé violent. Il voulut s'approcher d'elle, mais le repoussa gentiment. Hortense lui fit un immense sourire, et sortit tranquillement de la pièce, comme si de rien n'était.

    Hortense se sentait libre, plein d'énergie et belle. C'est la première fois qu'elle sentait qu'elle était déshabillée du regard. Lorsqu'elle avança dans le couloir, elle croisa Eliza Bennett. Eliza se dirigea vers elle, l'air sombre. Avait elle deviné le subterfuge, c'est impossible.

 - "Comment allez vous docteur ? Le choc électrique a semblait rude. Je vous ai vu vous évanouir."
 - "Tout va bien, agent Bennett.", répondit Pinker.
 - "Vous... Vous me connaissez ?", demanda Eliza.

    Comprenant qu'aux yeux du monde, elle avait le visage de ce docteur, Hortense chercha à se rattraper aussitôt.

 - "Bien sur ! Vous êtes l'enquêtrice qui avait réussi à arrêter ... ce monstre. Je l'ai lu dans le dossier.", répondit Hortense tout en serrant la main d'Eliza.
 - "Oui, c'est bien cela. Vous pouvez me confirmer sa mort ?"
 - "Oui, agent Bennett. Le monde semble bien débarrasser de cette Hortense Pinker."

    Hortense s'éloigna et prit la direction de la sortie, laissant Eliza un peu dubitative. Le comportement du docteur sembla étrange à Eliza, ou plutôt déroutant. Hortense s'était enfin habitué à marcher avec ses fichus hauts talons. Elle avança vers la liberté.

    Après avoir réussi à donner le change avec les différentes personnes qu'elle croisait, Hortense se sentait de plus en plus en confiance avec sa nouvelle apparence. Apparence qui semblait d'ailleurs beaucoup séduire la gente masculine. Lorsqu'une question devenait embarrassante, Hortense joua avec ses cheveux, ou faisait semblant de caresser son corps. L'interlocuteur finissait toujours par perdre le fil de la discussion. Elle apprit ensuite que son corps avait été amené à la morgue. Elle décida donc d'aller faire ses adieux à son ancienne enveloppe. 

    Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, elle ressentit un froid glacial, et vit 3 corps allongés sur des tables, et elle identifia très vite le sien. Elle s'en approcha. C'était étrange pour elle de se regarder ainsi, sans vie, le visage abimé par la vie, le temps et l'exécution. Elle caressa son visage, et sentit les ravages du temps par les nombreuses rides et cicatrices. Elle recouvrait enfin son visage avec le drap. "Adieu Hortense Pinker", pensa-t-elle. Maintenant, il était temps de découvrir ce que ce nouveau corps allait pouvoir lui apporter.

    N'habitant pas très loin de la prison, l'inspectrice Eliza Bennett retourna très vite à son domicile. Elle fut accueilli par son mari Mickael. Mickael était un ingénieur qui travaillait pour la défense. Il lui arrivait assez régulièrement de travailler chez lui. Eliza fut heureuse de pouvoir enfin souffler, et pensa qu'elle allait pouvoir dédier plus de temps à son mari qu'elle avait un peu délaissé à cause de cette chasse à l'homme. Elle était ravie d'avoir pu enfin appréhender cette tueuse en série. Étant elle même mariée à Mike depuis 3 ans, elle compatissait au malheurs des épouses des victimes. Elle avait une immense confiance en Mickael, elle était convaincue de sa fidélité. De plus, il était le contraire d'un homme violent. Mais Eliza repensa à Hortense, à son physique. Eliza se savait ravissante, Mickael n'avait de cesse de la complimenter. Mais qu'arriverait il s'il croisait une femme beaucoup plus belle. Elle chassa cette réflexion de sa tête et alla vite embrasser son tendre époux, qui la félicité pour cette affaire enfin classée.

    Hortense trouva le sac à main du docteur sur le bureau à la morgue, puis elle chercha la sortie, direction le parking. Elle se parcourra le parking qui par chance n'était pas trop grand, et utilisa le bip pour verrouiller / déverrouiller la voiture du docteur. Elle entendit enfin un bip d'ouverture non loin d'elle. Elle s'approcha de la voiture. La voiture semblait neuve, et de haute gamme. Hortense n'avait jamais la chance de conduire ce genre d'engin. Elle alla s'assoir sur le siège du conducteur, posa sa sac sur le siège voisin, et put découvrir partiellement son nouveau visage dans le rétroviseur. La surface du rétroviseur étant petite, elle ne peut constater uniquement qu'elle était bien blonde, avec des beaux bleus un peu foncé, et un bouche très pulpeuse. "Merci Azazel", pensa-t-elle. 

    Puis Hortense chercha dans son sac à main des papiers d'identité. Quelle ironie ! Elle ne savait pas comment elle s'appelait dorénavant. Elle tomba sur son permis de conduire et put lire son nom "Vanessa Peters". Elle se regarda à nouveau dan le retro : 

 - "Bonjour, je suis le docteur Vanessa Peters", fit l'air amusé Hortense.

    Le permis indiqua l'adresse du docteur. Elle connaissait le quartier. C'était un quartier huppé ou elle avait déjà fait des dépannages. Elle remit le permis dans le sac à main, puis trouva les clés de la voiture. Elle mit le contact. Direction son nouveau domicile.

    Hortense arriva 1h plus tard, à l'adresse indiquée sur le permis, elle comprit que l'immeuble ou vivait Vanessa avait accès à un parking sous terrain; Elle s'y gara, puis prit prit l'ascenseur pour rejoindre son appartement. Elle espéra ne croiser aucune connaissance de Vanessa. Par chance, elle ne rencontra personne sur le trajet. Elle trouva dans son sac, les clés de son appartement. Elle y pénétra, et commença à faire le tour du propriétaire. L'appartement était très spacieux, très lumineux, très bien rangée. Elle vit peu de photos ou de cadres de proches, de famille sur les murs. Tant mieux, elle ne serait pas pour l'heure embêtée par la famille. 

    Hortense était plus qu'impatiente de découvrir son nouveau corps, sa nouvelle apparence. Elle se dirigea vers la salle de bains, également très spacieuse. Elle se vit enfin de manière plus complète devant l'immense miroir. Elle se découvrit bien blonde, mais plutôt fausse blonde vu les racines, les yeux bleus, une peau légèrement tannée, des formes généreuses. Elle pensa que Vanessa aurait plus être mannequin et non une docteur. Curieux choix de vie. Hortense se caressa le visage, puis ses seins. Elle était ravie de son nouveau look. Elle remercia à nouveau intérieurement Azazel de ce cadeau. Elle imagina reprendre ses activités, se disant que ce corps lui serait d'une grande aide pour appâter ces proies.

    Pendant qu'Hortense fouillait l'appartement de Vanessa, elle tomba sur une liasse de billets, une carte de crédit et un chéquier. Jamais, elle n'avait accès à autant d'argent d'un coup. Son métier de dépanneuse télé lui assurait une certaine rente, mais l'aidait à vivre tout juste. Elle n'avait aucun vrai luxe, aucun loisir. A part le meurtre qui était son seul loisir. Si on pouvait considérer le meurtre comme un loisir. Elle alla fouiller dans la penderie et tomba sur une magnifique robe blanche. Elle prit un plaisir à prendre une douche, et découvrit ainsi la totalité de son nouveau corps. Quel plaisir exquis, voir divin, d'être dans une enveloppe aussi séduisante. Après la douche, elle mit la robe, prit son sac à main qu'elle remplit de quelques billets, et du chéquier. Vu qu'elle ne connaissait pas le code de la CB, cette forme de paiement lui serait impossible.

    Elle sortit de l'immeuble, et remarqua être longuement observée par de jeunes hommes sur le trajet, ce qui la flatta. Elle entra dans une boutique luxueuse de vêtements et de sous vêtements. Elle essaya plusieurs tenues, et s'essaya à la lingerie fine. Elle pouvait enfin se permettre ce genre de fantaisie. 

    A la boutique suivante, elle acheta plusieurs produits de beauté et de soins du visage, ainsi que du maquillage. Les billets disparaissaient vite. Hortense fut choquée du prix exorbitant de tous ses achats. Mais qu'importe ce n'était pas réellement son argent après tout. 

    De retour à son appartement, elle testa la totalité de ses acquisitions, puis finit devant le miroir de la salle de bains à essayer le maquillage. Hortense se choisit ensuite une tenue simple, sexy mais trop provocante. Elle avait hâte de reprendre du service ! Fini les repérages lors de ses interventions de dépannage, elle allait pouvoir fréquenter les bars à la recherche des maris volages, en quête d'un coup d'un soir. Elle se mit à sourire devant le miroir en se demandant "qui pourrait résister à ça ?".

    Une fois maquillée, pomponnée comme jamais auparavant, Hortense alla au bar le plus fréquenté du quartier. Elle s'installa au comptoir, croisa les jambes, et attendit tout en sirotant un verre de whisky. Elle se mit à tousser à la première gorgée, et se demanda si Vanessa était une buveuse d'alcool. Son ancien corps savait encaissé pas mal d'alcool. Cela l'amusa sur le coup. Elle hésita ensuite à s'essayer à fumer une cigarette, n'ayant rien trouvé à l'appartement de Vanessa laissant croire qu'elle était toujours une fumeuse.

    Quelques instants plus tard, alors qu'elle n'avait pas fini son premier verre, un homme s'approcha d'elle et l'accosta.

 - "C'est triste je trouve de voir une si jolie femme boire seule..."

    Hortense avait du mal à accepter le compliment était bien en effet pour elle. Elle fit un immense sourire à cet inconnu avant de répondre.

 - "Peut être avez vous une solution pour changer cela ?"
 - "Bien évidement, laissez moi vous accompagner."

    Il prit place à coté d'elle, et commanda la même chose pour elle et lui. Hortense remarqua une trace d'une alliance récemment retiré à son doigt. L'inconnu se présenta : 

 - "J'oublie mes bonnes manières. Je me présente, je m'appelle Paul. Vous venez souvent ici ? Je ne vous ai jamais vu."
 - "Non, c'est la première fois !"

    La réponse d'Hortense n'était pas tout à fait exacte, elle connaissait et fréquentait ce bar. Mais jamais Paul n'aurait fait attention à elle avec son ancienne apparence. Paul expliqua sa situation, il était trader, voyageait beaucoup. Il aimait se détendre dans ce bar. Hortense osa une question : 

 - "Tu es mariée Paul ?"
 - " Oui, mais ça ne va pas trop entre ma femme et moi en ce moment."

Soudain, Hortense se souvint d'avoir déjà croisé Paul à ce bar, en compagnie d'autres femmes. Il semblait la victime idéale. Elle était impatiente de passer à l'acte.

 - "OK, on va chez toi ?"
 - "Euh, oui... Ma femme est en déplacement, et ne devrait pas rentrer de suite. Tu ne préfères pas aller chez toi ?", répliqua Paul.
 - "Non, je préfère chez toi ...", répondit Hortense en se penchant vers lui, l'air aguicheuse.

    Paul semblait très attiré par Hortense. Il accepta. Ils sortirent du bar. Paul habitait une petite maison non loin du bar.

    Paul continua à éprouver une certain gêne, voir une certaine crainte à amener cette jolie créature chez lui. Mais il la trouva tellement désirable, qu'il était prêt à prendre le risque. Il savait sa femme en déplacement pour le travail. En principe, elle ne devrait pas rentrer de suite. Paul la fit entrer dans le séjour et lui proposa de nouveau un verre, mais elle refusa.

 - "Non, je n'ai pas soif. Dis moi plutôt où est la chambre ?"

    Tout excité, il indiqua la direction d'un petit couloir qui se terminait par 2 portes. L'une des portes était ouverte, et Hortense vit que c'était une chambre d'enfant. Discrètement, elle vit accroché au mur des photos de mariage. Le couple semblait, malgré les dire de Paul, être un couple uni et amoureux. Ce qui renforça la détermination d'Hortense, à éliminer Paul. Hortense trouva la femme de Paul vraiment très belle, d'une beauté assez différente ce qu'avait obtenue Hortense.

    Paul et Hortense entrèrent dans la chambre. Elle se dirigea et s'assit sur le lit, croisa les jambes et fit un signe d'invitation à la rejoindre à Paul. Paul se dirigea vers la table de nuit, et commença a retirer son alliance. Il l'avait machinalement remis à son doigt, en sortant du bar.

 

    Paul n'eut pas le temps de réagir. Hortense avait réussi à cacher un petit coup de couteau cuisine. Elle le poignarda à différentes reprises. Paul posa ses mains sur ses blessures, et ne se défendit pas. Il tomba à génoux pres du lit, et voulut se relever en tenant au bord du lit, mais Hortense poursuiva son oeuvre. Elle éprouva une immense satisfaction, une immense joie à avoir repris du service. Encore une offrande pour son maitre Azazel. Aujourd'hui, elle était encore plus heureuse de le servir après le cadeau qui lui avait fait. 

    Profitant d'un petit moment de jouissance avec l'acte accompli, Hortense n'entendit pas que quelqu'un était rentré dans le pièce. Une très belle jeune femme, qu'Hortense n'eut aucun mal à reconnaitre l'ayant déjà vu récemment sur des photos. Jennifer, l'épouse de Paul, venait de rentrer du travail et voulait surprendre son mari. Elle le soupçonnait depuis longtemps d'infidélité. Mais en entrant dans la chambre, elle fut choquée du spectacle. Son mari allongé, mort sur le sol et tout à coté de lui, une belle jeune femme blonde tenant un couteau. 

    Hortense, surprise et ne sachant pas quoi faire, se précipita vers elle. Elle n'avait jamais tué de femmes. Ses proies n'étaient que des maris infidèles. Sans savoir pouvoir, instinctivement peut être, elle lâcha le couteau et entendit une voix qu'elle reconnut dans sa tête : "Prends là !". Hortense toucha le corps de Jennifer et elle sentit le même courant électrique que celui de l’exécution. Un arc électrique bleu jaillit du corps de Vanessa, occupée par Hortense et se rejeter sur Jennifer. 

 

    Hortense se sentit comme arraché de son corps. Sa vue se brouilla, et peu à peu, sa vision changea de point de vue. Elle se voyait toucher le corps de Jennifer, puis elle se voyait à la place de Jennifer, touché par Vanessa. L'éclair terminé, le corps de Vanessa tomba sur le sol, évanouie. Hortense se sentit alors totalement différente, et regardait son ancien réceptacle allongé sur le sol. 

    Elle comprit aussitôt qu'elle avait changé de corps. Vanessa n'était donc pas un corps permanent. Azazel lui avait donné le pouvoir de posséder le corps de n'importe qui. Dommage, elle avait beaucoup aimé le corps de Vanessa, mais celui de Jennifer semblait pas mal non plus. Ce don allait être une génial occasion de s'amuser un peu. Plus personne ne pourrait l'arrêter. 

    Une idée lui traversa l'esprit.Hortense prit le téléphone et composa le numéro de la police. 

 - "Allo la police ! A l'aide ! Passez moi l'agent Eliza Bennett. Mon mari vient d'être assassin !"

    Hortense, voyant que sa robe était tachée, décida d'aller se changer. Elle prit une robe en cuir noir assez sexy, et alla se changer dans le salle de bains. Elle n'avait plus qu'à attendre la police

 

    Eliza arriva très vite sur les lieux, accompagnée par police. Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre, Eliza fut surprise de trouver le docteur Vanessa Peters.

 - "Docteur Peters ? Mais que faites vous ici ?", demanda Eliza.

Complétement déboussolée, les mains couvertes de sang, Vanessa finit par pousser un cri en voyant le cadavre à coté d'elle. 

 - "Oui suis je ? Mais que s'est il passé ?", s'interrogea Vanessa, qui n'avait plus aucun souvenir de ses dernières heures.
 - "C'est ce que nous allons découvrir.", répondit Eliza

     Un policier commença à interroger, pendant qu'Eliza analysait le corps défunt mari. Le mode opératoire ressemblait énormément à celui d'Hortense Pinker. Et cette docteur était la dernière à l'avoir vue vivante. Une coïncidence ? Eliza commença se perdre dans ses pensées, mais restait attentive à l'interrogatoire de Vanessa.

 - "L'épouse de la victime a appelé la police. Elle disait avoir vu le meurtre de son mari Paul par une jeune femme blonde correspondante parfaitement à votre description. Quelles étaient vos relations avec la victime ?"
- "Mais enfin monsieur l'agent. Je ne connais absolument pas cette personne. Je ne me souviens de rien."
- "Ok, nous allons aller au poste. La mémoire vous reviendra en chemin.", répondit le policier.
- "Pendant que vous l'amenez au poste, je vais aller  interroger son épouse.", ajout Eliza.

 

    Eliza sortit l'instant d'après devant la maison, rejoignit l'épouse de Paul, Jennifer. Jennifer ne semblait pas triste aux yeux d'Eliza. Curieux quand on voit la violence du meurtre et le fait qu'il était accompli par une parfaite inconnue. En s'approchant de Jennifer, Eliza eut l'impression qu'elle jubilait , plutôt d’être triste. Cela l'intrigua. 

    Hortense savourait ces instants. Elle adorait voir la police perplexe devant meurtre. Car il ressemblait beaucoup à ses propres meurtres, et qu'il avait commis par une complète inconnue au couple. Hortense fut tiré de ses pensées, lorqu'Eliza l'accosta : 

 - "Jennifer ? Puis je vous poser quelques questions ? Je ne sais que le moment n'est pas appropriée..."
 - "Non, aucun soucis, agent Bennett.. Je demeure à votre entière disposition.", répondit Hortense avec un immense sourire qui déconcerta Eliza.
 - "Vous connaissez mon nom ?"
 - "Oui j'ai entendu l'officier vous appeler ainsi."
 - "Oui, ça doit être ça ! Pourriez vous me raconter les faits ?"
 - "Et bien je soupçonnais mon mari de me tromper. Et je voulais le surprendre ! J'ai pu rentrer de mon voyage d'affaire bien plus tôt que prévu. Je suis entrée dans la chambre, car j'avais entendu comme une discussion, et j'avais reconnu la voix de ... "

    Hortense s’apprêtait à rire de la situation, ce qui aurait été étrange aux yeux de l'inspectrice. Elle mit ses mains à son visage pour masquer le sourire, puis le rire, puis fit semblant de pleurer. Elle détourna son regard d'Eliza.

 - "Oui, je comprends. Cela doit être dure.", reprit Eliza. 
 - "Pardon, inspecteur. Je crois que je ne peux pas continuer."
 - "Je repasserai vous voir. Je vais interroger la suspecte."
 - "Oui. Tenez moi au courant. Je suis sure que nous serons amenées à nous revoir très vite."

    A ces mots, Hortense s'éloigna d'Eliza de peur de commettre un impair. Elle attendit que la police partent avec le corps de Paul, et la suspecte, Vanessa. En voyant Vanessa arrêtée par la police, Hortense la remercia intérieurement d'avoir été un si belle appât. Hortense rentra dans son nouveau domicile.

 

     Avant de retourner au commissariat pour interroger le docteur Peters, Eliza se rendit à la bibliothèque sur le chemin. Elle connaissait la gérante et la savait passionnée par l'occulte. Lorsqu'elle arriva, la bibliothèque était rempli de plusieurs étudiants, elle trouva Miss Addams à son bureau.

 - "Lizie ! Quel plaisir de te voir !", fit Miss Addams
 -"Madame Addams, je suis également de vous revoir."
 - "En quoi puis je t'aider ?"
 - "J'ai besoin de vos lumières. J'ai récemment arrêté la tueuse en série Hortense Pinker..."
 - "Oui je l'ai lu dans les journaux. Félicitations. Elle a été exécutée, il me semble. L'affaire est close ?"
 - "C'est exact. Mais ce que nous n'avons partagé avec la presse est qu'Hortense vouait au culte au satanisme. Je vous montre ce que nous avons découvert sur les lieux."

    Eliza montra depuis ton téléphone portable les photos prises de l’entrepôt ou vivait Hortense. Les différents objets étranges occultes. Les symboles sur le sol, le grimoire, les photos des victimes, les bougies. Miss Addams reste silencieuse, concentrée.  Lorsqu'Eliza eut fini de tout montrer, Miss Addams l'invita à la suivre vers une des allées de la grande bibliothèque. Elle prit d'anciens grimoires, et se dirigea vers une table inoccupée. Elle ouvrit ensuite plusieurs livres, tourna les pages jusqu'à tomber sur les mêmes symboles que sur les photos.

 - "Ta meurtrière semblait vouer un culte au démon Azazel. Dans certains récits et traditions islamiques, Azazel est considéré comme le nom de Satan avant d'être banni du ciel. D'après Ibn Abbas, il a autrefois gardé les portes du paradis, et il a été donné la domination sur le plus bas royaume du ciel et de la terre."
 - "Je vois. Elle aurait donc commis tous ces meurtres en son nom ?"
 - "Oui je pense."
 - "Mais qu'aurait elle gagné en échange ? Nous l'avons quand même appréhender et fait exécuter. Elle est morte aujourd'hui."
 - "En principe, oui. Mais vu le nombre d’âmes qu'elle lui aura fourni. Il lui aura peut etre faire un don particulier. Si tu t'interroges sur Pinker alors qu'elle est morte, c'est que quelque chose te trouble aujourd'hui ?"
 - "Oui, en effet. Je reviens d'une scène de crime. Le meurtre perpétrée ressemble trait pour trait au motus operandi de Pinker...et..."
 - "Quoi donc ?"
 - "La suspecte de ce meurtre est la docteur qui a attesté du décès de Pinker après son exécution. J'ai ressenti une drôle de sensation après discuter avec le docteur. Je ne sais toujours pas ce qui lui a pris. C'est une jeune femme posée, intelligente et sans histoires."
 - "C'est étrange. On pourrait croire que les pulsions de meurtres lui auraient transmises ... ou bien pire encore."
 - "Puis je emprunter ce livre, Miss Addams ?"
 - "Je t'en prie. Sois prudente dans ton enquête."

    Eliza embarqua le livre, remercia encore Miss Addams, et repartit à sa voiture, avec l'intention d'aller interroger le docteur Peters. 

 

    Vingt minutes plus tard, Eliza était au commissariat. Elle demanda à amener Vanessa Peters dans la salle d'interrogatoire. Lorsque Vanessa s'installa, elle continuait à pleurer, dépassée par les événements. Elle avait déjà la tenue de prisonnière, ce qui la changeait radicalement de ses tenues habituelles. Eliza ouvrit le dossier du meurtre de Paul et lui exposa les photos de la victime, de l'arme, des vêtements de Vanessa tachés du sang de Paul.

 - "J'aimerai comprendre pourquoi vous avez assassiné sauvagement Paul ? Et surtout pourquoi sur le même mode opératoire qu'Hortense Pinker. Vous vouliez jouer le rôle de copycat ? 
 - "Je ne cesse de répéter ! Je ne me souviens de rien !"
 - "Nous avons discuté après l’exécution, docteur..."
 - "Même ça, je ne m'en souviens plus !"
 - "Quels sont vos derniers souvenirs ?"

    Vanessa s’arrêta temporairement de pleurer et chercha à se concentrer avant de répondre : 

 - "Je me vois ... auscultant la condamnée, puis une douleur vive, puis c'est le trou noir... Je me souviens ensuite m’être réveillée dans cette chambre, dans une tenue que je n'avais jamais porté. J'ai aussitôt vu le corps, le couteau, puis le sang sur mes mains. Une jeune femme me regardait en souriant. Puis la police est arrivée, au moment ou je commençai à retrouver totalement mes esprits."
 - "Vous dites que la jeune femme vous souriait ?"
 - "Oui, et ce sourire m'a également effrayée. On aurait presque dit que cette situation l'amusait.

    Eliza demeurait perplexe. Elle relut le dossier sur Vanessa. Rien n'indiquait des tendances meurtrières. Elle avait un casier judiciaire vierge et était respectée par ses collègues. Elle était de nature discrète. L’enquête a révélé que Vanessa avait en effet fait du shopping plus tot dans la journée avant de se rendre dans ce bar. Un bar que Vanessa ne fréquentait jamais. Mais dans ses souvenirs, Eliza avait lu qu'Hortense y allait souvent.

 

    Cela faisait 2 jours maintenant qu'Hortense occupait le corps de Jennifer. Jennifer étant une femme mariée sans enfants, elle pouvait jouir d'une certaine liberté, et tranquillité pendant un temps. Elle resta enfermée essentiellement chez elle durant tout ce temps, histoire de se faire un peu oublié. Elle s'était amusée à fouiller toute la maison, afin de récolter un maximum d'informations pour l'aider à jouer le role de Jennifer. Elle n'eut aucune visite, mais deux coups de téléphone de la police pour la questionner à nouveau sur le meurtre de son mari. Apparament, le docteur Vanessa Peters est bien accusée du meurtre de Paul. Bien que la police n'avait aucun doute, seule l'inspectrice Eliza Bennett émettait encore des doutes.

     Hortense en avait marre de cette vie trop tranquille. Il fallait qu'elle commette un nouveau meurtre, elle devait satisfaire son maitre Azazel, ne sachant pas si elle allait pouvoir garder ce pouvoir aussi longtemps. Vu qu'il faisait beau, Hortense décidé de sortir de la maison. Elle prit le journal livré au pas de sa porte et alla dans un petit parc non loin de là.

    Arrivée dans le centre du parc, elle s'installa à un banc et commença la lecture du journal. On y relatait son exécution. Cela l'amusa de lire toutes les spéculations autour de sa vie, de son passé. Plongée dans la lecture, elle ne vit pas un beau jeune homme s'assoir sur le banc d'à coté. Il la dévorait des yeux. 

    Ryan était comptable dans une société de télécommunications. Il aimait prendre ses pauses déjeuners dans le parc pas loin de son entreprise. Il avait flashé très vite sur cette magnifique jeune femme assise sur un banc. Même s'il était marié, il trouva l'envie de l'accoster.

 - "Pardon, mademoiselle. Pourriez vous me donner mon horoscope ?", demanda Ryan.
 - "Votre horoscope ?", répondit surprise Hortense.
 - "Oui, j'aimerai savoir s'il est prédit que j'arriverai une ravissante dame aujourd'hui."

    Cela amusa Hortense, qui tourna les pages, mine de chercher la page de l'horoscope.

 - "Vous êtes de quel signe ?"
 - "Bélier."
 - "Non désolé, je ne vois rien dans ce sens pour vous. Mais peut être que nous devrions apprendre à nous connaitre?"

    Ryan lui fit la cours. Il n'avait pas peur des stéréotypes du style "je crois vous avoir déjà rencontré". Hortense n'eut aucun mal à diriger sa conversation sur le lieu de résidence de Ryan. Il expliqua qu'il vivait pas très loin d'ici, et qu'il serait ravi de lui visiter sa demeure. 

 

     Hortense est impressionnée par la richesse des lieux. Ryan semble mener une vie aisée. Même si elle n'était pas experte, elle sut reconnaitre des tableaux de peintres célèbres accrochés au mur. Beaucoup d'objets semblaient garnis d'or. Elle avait aussi repéré que Ryan portait une rolex hors de prix. Hortense passa au début avoir décrocher le jackpot. Dans la salle de séjour, elle vit une photo de Ryan, accompagnée d'une belle femme, probablement son épouse, ainsi une mignonne adolescente brune, surement leur fille.

 - "Ta famille ?", demande Hortense à Ryan
 - "Oui.", répondit un peu gêné Ryan. "C'est mon épouse Anna, et notre fille Jenna."
 - "Ta femme est magnifique.", ajouta Hortense

    Ryan ne répondit pas. Mais Hortense s'imaginait déjà dans le corps d'Anna. Si Ryan mourait, son épouse hériterait probablement de tout. Hortense se voyait bien mener la grande vie. Après tout, peut être pourrait elle cessé, au moins pendant un moment, ses activités et se la couler douce dans la peau d'une richarde. L'idée la séduisait énormément.

    Hortense s'approcha de Ryan, et se mit à le séduire. Alors qu'ils étaient à deux doigts de s'embrasser, Ryan regarda la photo de famille et eut comme un remord. Hortense le remarqua : 

 - "Tu nous servirai pas à boire ?", demande Hortense
 - "Bonne idée. Que souhaites tu prendre ?"
 - "La même chose que toi. Dis moi, puis je me laver les mains à la cuisine pendant que tu nous sers."
 - "Bien sur, c'est derrière toi."

 

    Hortense avait donc pu trouver l'excuse pour obtenir le couteau nécessaire à son futur crime. Elle en trouva un de taille convenable qu'elle pouvait aisément cacher derrière son dos. Ryan l'appela pour lui dire qu'ils étaient servis. Ils s'assirent sur le fauteuil, trinquèrent, burent une gorgée. Une fois leurs verres posés, Hortense s'approcha de Ryan. Alors que leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres, Ryan sentit une lame le traversait le ventre. Il baissa les yeux et vit la lame ressortir, puis Hortense lui sourire. Elle répéta le geste.

 - "Pourquoi ?" fut le dernier mot de Ryan avant de s'écrouler sur le sol. 

    Une fois, le meurtre accompli, Hortense imagine déjà la suite, rencontrer l'épouse de Ryan, prendre sa place, et aussitôt accusé la pauvre Jennifer, devenue meurtrière malgré elle, tout comme le docteur Peters. La police, et notamment l'inspectrice Bennett, auront beaucoup de mal à comprendre ses gestes. 

 

 - "Papa ? Tu es là ? J'ai vu la voiture garé de la maison.", fit une voix derrière Hortense

    Hortense n'avait pas entendu l'arrivée de Jenna, la fille de Ryan. Hortense était en train d'admirer la photo de l'épouse de Ryan, qu'elle trouvait magnifique.

 - "Mais qui êtes vous ? .. Et .. Oh mon Dieu, Papa... Qu'est il arrivé à mon père ?"

    Hortense  se précipita sur Jenna pour l’empêcher de crier. Comme pour les 2 précédentes fois, une sorte de décharge électrique émana du corps d'Hortense et vint s'intensifier sur Jenna. A nouveau, Hortense sentit comme sa vie, son esprit sortir du corps de Jennifer pour entrer dans le corps de Jenna. Jenna tomba sur le sol, sur la violence du choc. Puis Jennifer tomba sur le sol. Hortense venait de prendre possession du corps de Jenna. Ce n'était pas le plan prévu. Mais, une fois investie, elle apprécia de retrouver une certaine jeunesse. Se retrouver dans le corps d'une ado semblait très agréable. Cela lui apporterait de nombreuses perspectives.

    Hortense se leva et regarda Jennifer inconsciente sur le sol. Tout comme pour Vanessa, elle serait probablement inconsciente quelques heures. Hortense regarda ses mains, caressa son jeune visage. Jenna devait à peine avoir 19 ans, elle se demanda même si Jenna était encore vierge, ce qui fit doucement rire Hortense intérieurement. Elle chercha la chambre de Jenna, qui fut un peu dur à trouver vu l'immensité de la demeure. Elle alla dans la penderie et se changea dans une tenue plus innocente. En déplaçant une robe, elle fit d'une étagère, un livre. Un journal intime. Parfait, pour assumer le rôle de Jenna d'en savoir plus sur sa vie.

 

     Hortense comprit qu'il s'agissait bien du journal intime de Jenna. Elle commença par la dernière page, datant d'aujourd'hui. Elle comprit alors pourquoi Jenna était habillé de façon si élégante. Elle rentrait d'une fête d'anniversaire, celle de sa meilleure amie, Caroline. Elle apprit par cœur, les prénoms des personnages cités dans le journal en cherchant à identifier le type de relations qu'entretenait Jenna avec eux. Jenna était encore au lycée.Dans son journal, Jenna évoque un certain mal être, une difficulté à s'intégrer, elle n'avait pas beaucoup d'amis. Elle avait également le béguin pour un certain Fred qui était dans sa classe. Cette lecture amusa Hortense, qui s'imaginait déjà reprendre l'école sous sa nouvelle identité. 

    La lecture des passages essentiels achevée, Hortense se leva puis s'admira dans le miroir de la commode. Elle se trouvait finalement plus que mignonne, assez séduisante et désirable en fin de compte. Même si Hortense avait d'autres projets, rien ne l’empêcherait d'incarner sa mère, Anna, lorsque la situation se sera calmée. 

 

    Soudain, Hortense entendit du bruit dans la maison. Elle reconnut sa précédente voix, celle de Jennifer. Elle semblait parler à quelqu'un. Hortense s'approcha doucement de Jennifer sans faire remarquer. Elle vit Jennifer au téléphone, l'air dévastée. Elle parlait à la police. Jennifer ne vit pas Hortense.

 - "Oui, monsieur l'agent. Venez vite, j'ai trouvé un cadavre... il.. il a été sauvagement poignardé... et je... j'ai l'impression que c'est moi qui l'ai tué !"

    Encore mieux que ce qu'elle espérait ! Hortense était ravie que Jennifer se dénonçait elle même. Elle décida qu'elle n'avait plus rien à faire dans la maison. Elle laissera donc la pauvre Jennifer s'expliquer avec la police. Hortense sortit discrètement de la maison, partit faire du shopping en ville, après avoir trouvé une carte de crédit à son nom.  

 

     Eliza Bennett fut contacté par un collègue qui lui annonça qu'un nouveau crime avait été commis, ayant les mêmes bizarreries qu'une des ses affaires. Forcément intrigué, elle fut stupéfaite en arrivant sur la scène de crime de reconnaitre, Jennifer, la femme de Paul. Deux policiers étaient en train d’arrêter Jennifer pour le meurtre d'un certain Ryan. Comme la précédente fois, aucun lien entre la meurtrière et la victime. C'était Jennifer qui avait étrangement appelé la police pour signaler le meurtre alors que tout la désignait comme coupable. La scientifique trouva ses empreintes sur l'arme du crime, à nouveau un couteau de cuisine.

    Elle put entendre de la bouche de Jennifer entre deux crises de larmes "Je n'ai rien fait, je suis innocente". Ce discours faisait écho au discours du docteur Peters. Quel peut être l'origine de cette folie meurtrière depuis l’exécution de Pinker ? Le mal serait il contagieux. Eliza apprit que personne d'autre n'était présent sur les lieux. La police ne trouva que Ryan et Jennifer. L'épouse de Ryan était en déplacement professionnel et leur jeune fille était au lycée.

 

  Cela faisait plusieurs heures maintenant qu'Hortense jouait le rôle de la petite étudiante, Jenna. Assister aux cours l'agaçait car, à défaut de ce qu'on pourrait croire, Hortense travaillait bien à l'école, elle avait obtenu son diplôme sans mal. Mais ses souvenirs d'année de lycée furent difficiles, elle était moquée par ses camarades de classe, elle n'eut quasi aucun ami, ou petit ami. Elle est solitaire, et se réfugiait la plupart du temps dans ses bouquins. Les cours donc ne l’intéressaient pas.

    Non, ce qui l'amusait par contre, c'est que dorénavant, elle attirait les regards. Même si à la lecture de son journal intime, Hortense apprit l'essentiel sur le train de vie de Jenna, et de sa vie d'étudiante, elle eut un peu de mal au début à identifier les relations de Jenna. Mais elle réussit néanmoins à identifier le fameux Fred  

 - "Salut Fred, comment tu vas ?", demande Hortense.
 - "Euh.. Salut Jenny...bien."
 - "Tu sais que je te trouve mignon..."
 - "C'est gentil... Tu vas bien Jenna ? Tu sembles bizarre .. D'habitude tu es plus timide..."
 - "Ouais.. les choses changent... Je pourrais te surprendre... Te montrer ce qu'est une vraie femme..."

    Ces paroles choquèrent puis amusèrent les quelques rares amies de Jenna qui assistèrent à se dialogue. Hortense se demanda ce que ça ferait de coucher avec un jeune garçon. Elle comprit au travers des lignes de son journal que Jenna était encore vierge. Ce qui était loin des cas des corps précédents. Elle n'avait pour l'heure aucune intention de meurtres avec l'identité de Jenna. Elle projetait toujours de voler le corps d'Anna prochainement.

 

 Au commissariat, Eliza fut rejoindre par son amie et collègue Lena Lambert.  Eliza était dépassé par les événements. Elle aurait pu croire avoir affaire à un copycat, peut être même un disciple d'Hortense Pinker. Mais cela ne collait pas. Les victimes étaient certes des maris trompeurs, mais le meurtrier était toujours une femme et différente à chaque fois. Rien ne les reliait entre elles. 

    Le docteur Vanessa Peters avait tué Paul, puis la femme de Paul, Jennifer avait tué Ryan. Cela n'avait aucun sens. La seule hypothèse qui trottait dans la tete de Bennett était que Pinker aura contaminé le docteur , puis Jennifer.

 - "Tu veux un coup de mains sur cette affaire, Lizie  ?", demande Lena.
 - "ca ne serait pas de refus ! Cette histoire n'a ni queue ni tête.", répondit Eliza.
 - "J'aimerai interrogé sa fille, bien qu'elle n'était pas présente sur la scène de crime. Elle aura peut etre remarqué quelque chose. Mais ... "

    Eliza regarda les photos des victimes, semblant intriguée. Lena lui demanda : 

 - "Qu'y a t il ?"
 - "Je voudrais vérifier quelque chose. Tu pourrais interroger la fille de Ryan et d'Anna. Il faut informer Jenna de la mort de son père. Et je n'en ai pas la force. Je voudrais suivre une autre piste."

 

    L’entrepôt ou vivait Hortense Pinker était depuis l’exécution encore plus à l'abandon. En entrant dans le lieu, Eliza fut surprise de voir qu'on avait retiré les scellées. Quelqu'un semblait être venue depuis. Un mendiant peut etre en sachant le lieu inoccupé. Eliza reste donc sur le qui vive. Peut être que la meurtrière de Ryan serait là.

    Elle se mit à fouiller les lieux. Puis vit que l'autel ou étaient disposés les objets occultes avait été comme mis à jour. Les bougies étaient toujours allumées. Elle remarqua même que certaines bougies étaient neuves. Les photos des meurtres de Pinker avaient été enlevés comme pièces à conviction par la police. Et là, Eliza découvrit des nouvelles photos. Deux nouvelles photos, celles de Paul et Ryan.

    Hortense, après chaque sacrifice, avait repris son rituel et elle était revenue chez elle pour configurer le rituel pour maitre Azazel. Chaque meurtre devrait être "signé". Hortense devait réciter une incantation dans ses lieux pour orienter l’âme du défunt vers Azazel.

    Eliza en déduisait que les meurtres de Paul et Ryan étaient bien liées à Pinker. Mais elle se demanda alors. Si le mal était communicatif, où avait il atterri ? Il n'y avait personne d'autres sur la scène du meurtre de Ryan. Et vu l'état de Jennifer, elle doutait qu'elle puisse recommencer à tuer.

 

     Lorsque l'inspectrice Léna Lambert arriva au lycée, elle se dirigea vers le bureau du principal, et demanda à ce qu'elle puisse parler à Jenna de façon isolée. Elle expliqua que son père venait d'être assassiné. Choqué, le principal était cependant compréhensif. Il alla vers la salle de classe ou se trouvait actuellement Jenna et interrompit le cours. 

    Hortense qui n'écoutait rien à la leçon du jour, était perdue dans ses pensées, et cogitait déjà sur le prochain meurtre qu'elle souhaitait commettre. Séduire avec un corps d'adolescente pourrait être une expérience intéressante. Elle connaissait des bars moins fréquentables que celui qu'elle avait exploité pour Paul. Jenna pourrait se montrer sur un autre jour, plus provocante, plus sexy. Malgré ses 19 ans à peine, elle paraissait bien plus mature. Sa discussion avec Fred plus tôt dans la journée en était le preuve. Elle avait bien senti l'attrait de Fred envers Jenna.

    Le principal invita Jenna à le suivre, puis lui présenta l'inspectrice Léna Lambert, puis il les orienta vers une salle de classe libre juste à coté, pour être tranquille. Léna et Jenna se trouvèrent ensuite seule.

 - "Jenna, je suis l'inspectrice Léna Lambert. Je suis venu t'annoncer une triste nouvelle."
 - "Mon Dieu, que se passe t il ?"
 - "Ton père, Ryan...  a été assassiné cet après midi."
 - "Oh mon Dieu ! ..."

    Hortense fit semblant d’être attristée, mais eut du mal à simuler des larmes, et demanda alors aussitôt : 

 - "Mais qui ? qui l'a assassiné ?"
 - "Nous venons de démarrer l’enquête. Ma collègue, Eliza Bennett, semble suivre une piste sérieuse."
 - "Une piste sérieuse ? Dites moi tout.."
 - "C'est trop tôt pour en discuter..."
 - "Mais je veux savoir ... "

 

    Le changement d''attitude de Jenna, incarnée par Hortense, stupéfia l'inspectrice Lambert. Elle avait soudainement cesser d’être triste. Le regard de Jenna se montra plus froid, plus dur. Ce qui troubla Léna. C'est alors que Jenna se leva soudainement pour s'approche de Léna.

 - "Je crois que j'ai une idée pour en savoir plus sur l'avancement de l'enquête..."

    Hortense toucha alors l'épaule de Léna et déclencha l'éclat électrique qui passe du corps de Jenna à celui de Léna. Jenna s'évanouit, une fois le transfert terminée. Hortense venait de passer dans le corps de l'inspectrice Léna Lambert. Elle mit quelques minutes à s'habituer à sa nouvelle enveloppe, et laissa Jenna inconsciente dans la salle de cours. Il était temps pour elle de voir ou en était l’enquête de son inspectrice préférée.

 

     Hortense ne sentit pas à l'aise en rentrant dans le commissariat. Elle prit un peu de temps pour accepter dans le corps d'une femme flic. Elle salua d'un coup de tête les différents agents qu'elle croisait. Elle chercha désespérément le bureau de Bennett. Lorsqu'elle reconnut au loin debout dans un bureau l’enquêtrice. Hortense remarqua que certains agents la déshabillait du regard. Hortense n'ayant pas eu trop le temps de contempler sa nouvelle apparence, elle en profitera surement ultérieurement.

    Elle entra dans le bureau d'Eliza qui la questionna aussitôt : 

 - "Alors qu'a donné l'interrogatoire de Jenna ?"
 - "Euh... rien ! Elle a été très peinée par la mort de son père... "
 - "J'imagine bien. Et elle ne t'a donné aucune autre info ?"
 - "Non, elle n'était pas présente comme nous le savions..."
 - "Et toi ? Tu avais une ... piste sérieuse ?"
 - "Oui .. Je suis retournée chez Pinker. Et tu ne vas croire ce que j'y ai trouvé..."
 - "Bah vas y ! Raconte !"
 - "Quelqu'un est retourné sur les lieux, et semble continuer l’œuvre de Pinker! J'ai trouvé de nouvelles photos de Paul et Ryan au dessus de l'autel !"
 - "C'est pas possible ! Elle aurait donc un disciple ?"
 - "Non, je ne crois pas ! Tu vas me croire folle ! Mais j'ai l'impression que Pinker est toujours vivante !"

Hortense dut cacher son amusement, et allait répliquer quand le téléphone sonna. Eliza décrocha.

 - "Oui, mon cœur... Oui.. je dois encore travailler... Je ne vais pas rentrer de suite..."

    Pendant qu'Eliza s'éloignait pour continuer à discuter intiment avec son mari. Hortense fit le tour de la pièce et tomba sur la photo d'Eliza avec un homme. Puis elle vit un sac à mains posé sur le bureau. Discrètement, Hortense ouvrit le sac et regarda l'adresse sur le carte d'identité d'Eliza. Elle remit aussitôt la carte dans le sac puis le ferma. Eliza raccrocha à ce moment là.

 - "C'était ton chéri ?", demanda Hortense.
 - "Oui, Mickael s’inquiète beaucoup pour moi depuis le début de l'affaire Pinker. J'avoue l'avoir un peu délaissé depuis quelques temps."
 - "Il est tout seul chez lui ?"
 - "Oui, il fait du télétravail."

    Hortense fit un petit sourire alors qu'Eliza décida de relire les dossiers des différents victimes, espérant avoir raté un élément important.

 - "Je viens de me souvenir que j'avais une petit course à faire. Je reviens très vite.", lâcha Hortense.

    Eliza acquiesça de la tête, et Hortense sortit du bureau. 

 

     Hortense se rendit à l'adresse qu'elle avait mémorisé de la carte d'identité d'Eliza. Eliza habitait avec son mari dans un modeste appartement d'un immeuble assez classe. Elle sonna à la porte, et un beau jeune homme lui ouvrit la porte avec un grand sourire. 

 - "Bonjour Mr Bennett, comment allez vous ?", dit Hortense.
 - "Mr Bennett ? Qu'est ce qui te prend de sortir du Mr ?", répondit Mickael, l'air très amusé.

    Hortense n'avait pas saisi le type de relations qu'entretenait l'agent Bennett et avec l'agent Lambert. Elles semblaient bien plus proches qu'ils n'y paraissaient. Il est vrai qu'en discutant avec Eliza, Hortense avait senti une certaine familiarité quand elle s'adressait à Léna. Elle devaient être de bonnes amies, donc Léna connaissait bien son mari, Mickael.

 - "C'était une plaisanterie, Mickael. Comment vas tu  ?"
 - "Bien, et toi ? ... je t'en prie. Entre !"
 - "Merveilleusement bien, je te remercie."

    Hortense entra dans l'appartement et suivit Mickael jusqu'au séjour. Il se dirigea vers le coin cuisine et demanda : 

 - "Je te sers un verre ? J'allais boire un coup. Quel est l'objet de ta visite ? Tout va bien avec Liz ?"
 - "Oui. C'est juste à propos d'elle que je suis venue..."

 

     Le premier réflexe qu'eut Hortense lorsqu'elle rejoignit Mickael à la cuisine était de trouver un couteau. Comme dans tout bonne cuisine, un set rempli de couteaux de cuisine de différentes longueurs était à sa portée. Elle en prit un de taille moyenne, discrètement pendant que Mickael cherchait des glaçons dans le frigo. Il lui tournait le dos. Lorsqu'il se retourna, il vit son ami Léna, face à lui, brandissant un couteau.

  - "Mais pourquoi ? Léna que t'arrive-t-il ?"

    Hortense lui dit un immense sourire avant de répondre : 

 - "Je ne suis pas Léa. Je suis Hortense Pinker !"

    Sous le choc de cette révélation, Mickael prit peut se rappelant de l'horreur des crimes commis par Hortense. Eliza lui avait détaillé les avancées de son enquête. Il était chaque fois stupéfait de la violence de ces meurtres. Comprendre qu'il était la prochaine victime fut sa dernière pensée, avant de succomber à ses nombreux coups de couteaux. Mickael s'écroula sur le sol. Il aurait aimé se défendre plus, mais Hortense savait ou frappait pour que le mort vienne rapidement.  Il aurait aimé pourvoir au moins prévenir son épouse que Pinker était toujours en activité.

 

     Eliza Bennett était devenue veuve, mais elle ne le savait pas encore. Hortense nettoya la lame de son coteau, mais ne toucha pas au manche, pour laisser les empreintes. L'inspectrice Lena Lambert allait accusée du meurtre de l'époux d'Eliza Bennett, Mickael. Hortense se demanda alors si Eliza se capable de tuer son amie par esprit de vengeance.

    Elle passa dans un couloir, et vit la photo d'Eliza, apriori Eliza pratiquait un art martial. Dans un élan de colère, Hortense frappa la photo avec le cadre. Puis elle prit son téléphone et chercha le numéro d'Eliza dan ses contacts.

 - "Eliza ! C'est horrible ! Je suis chez toi ... Il faut que tu viennes !", fit Hortense dans un cri desespoir simulé.
 - "Mais.. que s'est il passé ? que faisait chez moi ?"
 - "Il faut que tu viennes vite..."

    Hortense raccrocha sans donner plus de détails, puis elle alla se cacher dans une pièce annexe. Elle voulait assister à la scène où Eliza découvrirait le cadavre de feu son mari, puis la surprendre pour la tuer. Hortense trouvait qu'Eliza était trop curieuse, et proche de découvrir la vérité. Une autre inspectrice moins impliquée mettrait plus de temps à rassembler les bonnes pièces de ce puzzle. Elle pourrait, après s'etre occupé d'Eliza, aller trouver Anna, l'épouse de Ryan. 

 

    Lorsqu'Eliza entra dans l'appartement, elle appelle aussitôt Léna, puis son mari. Mais n'eut que le réponse qu'en guise de réponse. Elle sentit un immense malaise, quelque chose n'allait pas. Elle se dirigea vers la cuisine, et vit son mari allongé par terre, baignant dans du sang.

 - "Mickael ! Non ! Pas ça !", cria Eliza.

    Elle se mit à genoux près du corps, et vérifia son pouls. Il était trop tard. Mickael était mort. Des images de leur première rencontre, leur première nuit ensemble, de leurs mariages, de leurs discussions de projet d'avenir revinrent en mémoire. Eliza se mit alors à pleurer à chaudes larmes.  

 

 Complétement dévastée, Eliza n'entendit pas Hortense s'approchait d'elle. Eliza fut attrapée par derrière, Hortense chercha aussitôt à l'étrangler. Lorsqu'Eliza vit le visage de Léna, elle fut abasourdie.

 - "Léna ? mais pourquoi ? que t'arrive t il ?", s'interrogea Eliza.
 - "Je ne suis pas Léna !", jubila Hortense.
 - "Mais que me dis tu là ?"

    C'est là, qu'Eliza vit un petit éclair bleu dans les yeux de Léna. Le même éclair, qu'elle avait vu après l’exécution de Pinker. Cet éclair avait sonné le docteur Peters.

  -"Pinker ?", demande Eliza tout en continuant à se battre.
 - "Tu as bien deviné, ma chère amie ! ... Je vais t'éliminer, et je ferais porter le chapeau à ta copine Léna du double meurtre de ton mari et toi ! L’enquête repartira à zéro ! Et je pourrais prendre la place d'une riche héritière et continuait à servir Azazel !"

    Eliza n'en revenait toujours pas. Elle mesure ses coups à mesure qu'elle se défendait. Elle était face à son amie, sa meilleure amie de toujours. Elles se connaissaient depuis de toujours. Mais là, elle ne la reconnaissait pas. Son regard est plus que froid, il était glacial, rempli de haine. 

 

    Alors qu'Eliza réussit à l'attraper à la gorge, pendant qu'Hortense expliqua son geste, elle comprit qu'elle ne pouvait utiliser d'armes contre elle. Elle repensa à son défunt mari, et avec toute sa rage, sa colère,  elle trouva la force pour donner un hypercut à Pinker. Hortense avait oublié qu'Eliza savait se battre. Oui, Eliza était bien championne de karaté. Le coup fut si violent, qu'Hortense tomba sur la sol, KO.

 

     Hortense assommée, Eliza chercha avant tout à retrouver son calme pour réfléchir. Il lui fallut un peu de temps pour assimiler toutes les informations. Il fallait faire vite. Il était clair qu'Hortense Pinker avait possédé le corps de son ami Léna. Que faire ? Elle avait perdu son mari. Sans enfants, sans famille, elle avait perdu un  peu sa raison de vivre. Pouvait elle sauver son amie ? 

    Eliza rassembla les pièces du puzzle dans sa tête. Après l’exécution, elle comprit qu'Hortense avait pris possession du corps du docteur Peters. Via cet décharge électrique. Cela semblait fonctionner par contact. Le docteur aura tuer Paul, puis prit possession du corps de Jennifer, qui à son tour aura tuer Ryan.

    Elle chercha à comprendre comment Léna se retrouvé possédée à son tour. Puis Eliza se rappela que Léna devait interroger Jenna, la fille de Ryan. Hortense avait du prendre le contrôle de Jenna entre temps. 

    Soudain, un plan se mit en place dans la tête d'Eliza. Elle voulut se débarrasser de Pinker, mais tout faire pour sauver son ami. Elle dut malheureusement laisser le corps de son mari dans la cuisine, elle traine le corps de Léna jusqu'à la voiture, l'installa sur le siège passager et prit la route. 

 

     Lorsqu'Hortense se réveilla, elle était toujours groggy par le coup qu'avait donné Eliza. Elle se découvrit solidement attachée à une chaise par une corde, mais elle ne reconnut pas les lieux. Elle semblait être ans une cabane. Elle voyait une foret à travers la fenêtre face à elle. La cabane semblait isolée. Hortense commença à gesticuler dans le but de dé serrer les liens. Mais Eliza semblait l'avoir bien attaché.

 

  - "Ah ça y est ! Tu es réveillée !", fit une voix derrière elle.

    Eliza s'approcha prudemment d'Hortense. Elle tenait dans ses mains une seringue ! 

 - "Qu'est ce que tu vas faire ?", demande Hortense.
 - "Et bien Pinker ! C'est assez simple ! Je vais me débarrasser de toi une bonne fois pour toute !"
 - "Tu ne me feras pas de mal ! Je suis dans le corps de ton amie !"
 - "Tu as tué mon mari ! Tu as détruit des vies ! Tu mérites la mort !", dit Eliza avec des larmes.
 - "Détache moi, sale garce !"
 - "C'est fini, Pinker ! Cette seringue contient un poison qui mettra fin à tes jours ! Nous sommes seules toutes les deux. Je laisserai le poison agir pendant que je serais dans la pièce à coté, tu n'as aucune fuite possible. Je sais que tu changes de corps par contact."
 - "Tu ne ferais pas ça à ton amie Léna !"
 - "Oui c'était mon amie ! Et elle n'aurait pas supporter d’être accusée du crime de mon mari ! Elle ferait passer son devoir avant tout, son devoir d'éliminer des individus comme toi !"

 

     Eliza fit la piqure pendant qu'Hortense continuait à se débattre. Hortense vit de la détermination dans le regard d'Eliza. Oui, elle avait poussé à bout Eliza. Hortense avait pour l'heure de corps par contact et elle était solidement attaché. Sa situation était désespérée, Eliza avait bien prévu son coup.

    C'est alors, qu'Eliza eut un mauvaise réflexe de toucher le genou d'Hortense pour s'appuyer. Un éclair clair se mit à jaillir du corps d'Hortense et s’incisa dans le corps d'Eliza. Le corps d'Eliza tomba sur le sol, puis Léna, libérée d'Hortense s'évanouit. La seringue vide tomba sur le sol.

    Quelques secondes plus tard, les yeux d'Eliza s'ouvrirent. Hortense put voir le corps de Léna inconsciente, toujours attachée à la chaise. Hortense imagina que Léna était en train mourir progressivement empoisonnée. Elle se leva et contempla son nouveau corps, celui d'Eliza Bennett. 

 - "Ah ma chère, tu n'aurais pas du me toucher ! Un seul contact était suffisant.", fit Hortense.

    Elle se pencha sur le corps de Léna, et lui caressa le visage.

 - "Merci ma chère amie.", fit d'un ton sarcastique Hortense. "Il est temps d'aller clôturer l'affaire Pinker.

 

     Hortense sortit de la cabane. Elle vit que la cabane était bien isolée. Le plan d'Eliza était vraiment judicieux. Si elle n'avait pas touché le corps de Léna, elle aurait pu effet mourir empoisonnée ! Elle se balada autour de l'entrée, et vit au loin la voiture d'Eliza. L'endroit paraissait lugubre, tel un film d'horreur. Jusqu'au corbeau qui vint s'installer près d'Eliza.Il devait sentir la mort dans la cabane.

 - "C'est génial ! Maintenant je suis Eliza Bennett. Allons m'amuser avec mon nouveau corps.", dit tout haut Hortense. 

 

     Alors qu'Hortense se dirigeait tranquillement vers la voiture. Elle repensait au dernier geste d'Eliza : le sacrifice de son amie Léna. Eliza était donc si déterminée à vouloir l'éliminer au prix de la vie de son amie ? Cela la troublait, Hortense sentit un malaise. Malaise physique. Elle éprouva, tout en marchant, une certaine gêne, une gêne à respirer. Elle sentit d'étranges sensations avec son nouveau corps, d'abord des bleus suite à des coups, probablement lié à la bagarre dans l'appartement, puis l'impression d'avoir été piqué au bras, comme par un moustique, ou une seringue. Son corps s'engourdissait peu à peu. Elle mit ses mains à la gorge comme s'aider à mieux respirer. Puis, elle ne réussit plus à respirer normalement. Hortense eut le tournis, puis s'écroula sur le sol. Son cœur s’arrêta.

 

     Une heure plus tard, de la cabane, on entendait des cris "A l'aide !". L'instant d'après une voiture de police arriva sur les lieux, et se précipitèrent dans la cabane. Ils découvrirent l'agent Léna Lambert attachée à une chaise. Ils l'aidèrent à la détacher. 

 - "Agent Lambert ? Tout va bien ? Nous avons reçu un appel de l'agent Eliza Bennett, qui a donné des instructions de se rendre à cette cabane à une certaine heure !"
 - "Où suis je ? Et où est l'agent Bennett ?"; demande Léna.

Les 2 policiers se regardèrent avant de répondre : 

 - "Nous l'avons retrouvé morte, pas loin d'ici."
 - "Oh mon Dieu, non ! Lizie ..."
 - "Nous sommes désolés."
 - "Mais pourquoi ? Je ne comprends pas."
 - "Elle vous a laissé ceci."

 L'un des officiers tendit une lettre à Léna. Elle reconnut aussitôt son écriture. Elle frotta les marques faites par les cordes sur ses mains, et sortit de la cabane, et commença la lecture.

 

    "Je suis Eliza Bennett, enquêtrice au sein de la police depuis 12 ans maintenant. Ceci est ma confession. Bien que cette histoire me parait invraisemblable, je peine à y croire encore aujourd'hui. J'espère que cette lettre permettra de m'innocenter si je suis accusé de multiples crimes, et je souhaite qu'elle innocentera l'inspectrice Lena Lambert...."

     A mesure que Léna lisait la lettre, elle put enfin comprendre toute la situation. Il s'avère qu'Eliza avait bien compris que Pinker avait trouvé le moyen de posséder des femmes, grâce au pouvoir d'Azazel. Eliza avait fait croire à Hortense qu'elle allait tuer son amie Léna pour se débarrasser d'elle. Mais en réalité, la seringue était un anesthésiant, qui fit ralentir le cœur de Léna, mais c'était sans danger. Eliza, par contre, s'était réellement injectée un poison. Elle misait sur le fait qu'Hortense serait plus loin dans la foret, isolé de toute personne. Eliza s'était sacrifiée pour tuer Hortense Pinker. 

    Malgré ces explications irrationnelles, Léna dut admettre que tout collait. Elle avait du mal à y croire, et fut triste d'avoir perdu son amie. L’enquête ne pourra pas être conclue. Eliza avait prit soin de nettoyer l'arme qui avait tué Mickael, et s'en est débarrassé malgré tout. Ainsi, rien ne pourrait faire accuser Léna. Léna devra classer l'histoire. Seule Léna saurait la vérité et que la carrière d'Hortense Pinker avait bien pris fin grâce au sacrifice de son amie.

    La police embarqua le corps d'Eliza, pendant que Léna finit la lecture de la lettre. Léna avait hate de quitter cet endroit lugubre. Le corbeau s'envola brutalement et frôla le visage de Léna. 

 

     L'enterrement de l'inspectrice Eliza Bennett eut lieu une semaine après. La cérémonie fut magnifique. Eliza avait d'excellents états de service, avait réussi à résoudre de nombreuses enquêtes. Ces collègues furent tristes d'apprendre sa mort, surtout des circonstances aussi bizarres. Eliza était morte empoisonnée. Ils découvrirent dans la cabane, le poison portant ses empreintes, tout comme sur la seringue. Ils conclurent à un suicide. Ils attribuèrent ce suicide à la tristesse d'avoir probablement trouvé son mari assassiné chez elle. L'affaire du meurtre de Mickael ne trouva jamais d'ailleurs de conclusion. Le meurtre était bien similaire à ceux d'un certain Paul et d'un certain Ryan. Certains émirent même l'hypothèse qu'il était l’œuvre d'un copycat d'Hortense Pinker. Mais les coupables, Vanessa et Jennifer furent mises toutes les deux en prison. Depuis, les meurtres ont cessé. Tout avait repris normalement.

    A l'exception d'une chose, le comportement étrange de l'inspectrice Léna Lambert, qui paraissait plus froide, plus distante. Après la mort de son amie, elle avait pris une seule journée de congé et avait repris du service. Elle fut parmi les dernières à se recueillir sur la tombe d'Eliza. Mais pourquoi ne versait elle pas de larmes ? ...  


FIN


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