La machine

 


 

Basé sur le film La machine (1994) de François Dupeyron
Une idée originale de jmurdoch
Texte: jmurdoch
Images: Chat GPT Sora
Videos : KlingAI 

 

    Marc en avait assez de faire les 100 pas dans sa chambre d'hotel. Il continuait de s'interroger sur les raisons qui avaient poussées sa femme à les installer, lui, et sa fille Jenna dans cette chambre. Il savait que son travail l'avait amené recemment à étudier le comportement d'une femme serial killeuse. A ce qu'il avait compris, cette meurtrière s'était récemment échappé de l'institut ou sa femme Claire travaillait. Marc trouvait que Claire avait un comportement assez bizarre ses derniers jours, il pensa que c'était lié à l'importance de son travail. Le cas qu'elle était en train de suivre était peut etre fascinant, mais il trouvait ça toujours dans dangeureux. 

    Marc observa sa fille, Jenna. C'était une ado de 17 ans qui ne semblait pas du tout contrarié par les circonstances. En fait, elle ne semblait pas du tout inquiete pour sa mère. Il trouva cependant curieux que depuis leur arrivée à leur hotel, que Jenna n'était pas beaucoup sur son téléphone portable. Habituellement, Jenna passe sa vie sur son smartphone. 

    Marc s'assit sur le fauteuil de la salle de séjour de leur chambre. Jenna le rejoignit et s'assit tut près de lui.

 - "Tu ne sembles pas du tout inquiéte pour ta mère !", remarqua Marc.
 - "Mais, si, mais si. Marc... Je veux dire papa", répondit Jenna.

    Le mot papa sembla amuser sur le coup Jenna. Marc se servit une tasse de café, et proposa une également à sa fille. Finalement, l'envie de boire du café passa. Il se trouvait déjà suffisament enervé. Sa fille continua à le dévisager du regard. Cela le troubla un peu. Son regard paraissait différent de l'habitude, plus dense. Jenna jouait avec un mèche de ses cheveux, et s'approcha de Marc.

 - "Tu es vraiement inquiét pour ... maman ?"
 - "Oui, elle est parti durant des heures, et je n'arrive pas à la joindre."

    Jenna regarda la tasse de café posé sur la table, et remarqua : 

 - "Il a l'air drolement noir ton café ! Je vais en refaire un peu moins fort."

    Jenna se leva et se dirigea vers la petite cuisine de la chambre.

    Jenna parcourut la petite cuisine. Elle semblait bien équipée: ue frigo, des plaques chauffantes à inuction, un four, un four à micro onde,... et une cafetière électrique. Elle positionna sa tasse sur la machine, et lanca le programme pour un café long. Pendant que l'appareil faisait son travail, elle fouilla machinalement les tiroirs. Elle tomba sur un tiroir contenant des couverts de différentes tailles. Elle fut soudainement interessée par ce beau long couteau, qu'elle saisit aussitot.

 - "Tu sors avec le café ? Besoin d'un coup de main ?", demanda son père.
 - "Non. Non, tout va bien, j'ai trouvé ce qu'il me faut !", répondit Jenna.

    Jenna rejoignit son père dans le séjour, elle avait gardé le couteau avec elle. Elle le cacha derrière son dos. Son père n'y preta pas attention. Marc avait décidé de retenter sa chance à appeler son épouse Claire. Jenna s'approcha de lui doucement pendant qu'il était au téléphone sans lui montrer l'arme. 

    Huit mois plus tot, nous sommes chez la famille Lacroix. C'est l'heure du petit déjeuner. Il y a longtemps que ce n'était plus un vrai moment de partage familale. La journée avait à peine commencer que chacun vaquait à ses propres occupations. 

    Marc Lacroix était comptable dans une société de télécoms. Il avait des horaires réguliers de bureau. Pour lui, l'heure du petit dejeuner était sacré, il aurait avoir de belles et longues conversations avec sa femme Claire ou sa fille Jenna. 

    Mais Jenna, du matin au soir, était connectée sur son fichu téléphone portable. Qu'est ce qui pouvait être important à autant communiquer à cette heure. Marc comprit par le léger que faisait le portable de Jenna, qu'elle était en train de jouer. Ce qui l'attristait un peu de se dire que ce jeu avait gagner plus d'importance que ce moment en famille. Mais ça le rassurait qu'à cette heure, elle ne soit pas déjà en train de discuter avec un garçon. Jenna était une belle et jolie jeune fille de 17 ans. Il avait déjà remarqué que le regard des garçons de son entourage avait évolué mais pas en bien. Il devait donc la surveiller.

    Marc était fière d'etre l'époux de Claire. Claire était une femme belle de 45 ans, intelligente, drole, cultivée. Mais depuis un moment, elle était obnulée par son travail. De base, Claire était une chirurgienne, avec le temps, spécialiste du cerveau. Elle était fasciné par le cerveau, son fonctionnement. Comment l'esprit se forme, comment s'organise les pensées, la mémoire, les souvenirs. Claire jouait également un role de psychologue pour une prison dans le cadre de ses recherches. Elle voulait comprendre comment le cerveau donnait la perception du bien et du mal. Elle étudiatt des criminellels, les interrogeait, leur faisait passer toutes sortes d'examens, des scanners. Son hypothèse était que si elle était capable d'identifier, voir isoler le mai, elle pourrait peut etre le réduire, voir le détruire. 

    Claire avait isolé tout le sous sol de leur immense villa pour en faire un bureau, ou plutot un atelier de recherche. Marc n'avait absolument pas le droit d'y entrer. Il imagina cette pièce presque comme un laboratoire car Claire avait venir installé, amené beaucoup de matériel electroniques, des sièges, des élements d'un important ordinateurs, des sortes de scanners. Que pouvait elle bien y faire ? Elle y passait des heures. Après ses heures en salle d'opération, elle enchainait les visites à la prison, puis à son retour, passer des longues heures au sous sol. C'était simple, Marc ne la croisait que pendant la courte pause du petit déjeuner, et lorsqu'ils partaient se coucher. Ils n'avaient pas fait l'amour depuis des lustres. 

    Marc demeurait toujours très amoureux de sa femme. Mais il se demandait si parfois, elle n'aimait pas plus son travail que sa famille. Cela ne sembla déranger Jenna, vu qu'elle était dans sa phase ado. Marc se demanda parfois si Claire ne la trompait pas. Au début de leur histoire, jusqu'à la naissance de Jenna, et que son travail n'envahisse son quotidien, Marc et Claire faisaient souvent l'amour. Cela lui manquait beaucoup. Malgré la présence de collègues charmantes à son travail, et meme en se sachant attirant, Marc ne cédà jamais à la tentation. Il demeurait toujours éperduement amoureux de Claire.


    Alors que le petit déjeuner était sur le point de s'achever, et afin de gagner du temps, Claire demanda à sa fille Jenna de lui donner un coup de main pour débarasser la table. Jenna ne preta pas attention à la demande de sa mère, qui dut se répeter.

 - "Peux tu lacher ce téléphone, s'il te plait, 30 secondes, et m'aider à débarasser ?", insista sa mère.
- "Ouais, attends ...", répliqua Jenna.
- "Il n'y pas de attends, Jenna. Je vais être en retard au boulot. Et toi, au lycée !"
 - "Ouais, ouais..."

    Claire arracha brutalement le téléphone des mains de Jenna.

 - "Mais t'es dingue, j'étais en train d'envoyer un texto à Alex..."
 - "Ne me parles pas sur ce ton. Tu auras tout le temps sur le trajet du lycée de jouer avec ton téléphone. Et ça te fera du mal d'ajouter maman à tes phrases ?"
 - "Ouais, tu sais comment tu t'appelles non ?"
 - "Ne sois pas insolente..."

    Claire fixa la pendule de la cuisine. Marc était déjà partie, et elle n'avait pas le temps de continuer cette discussion avec sa fille.

 - "Nous en reparlerons ce soir..."
 - "Si tu daignes nous accorder un peu de ton temps dans ton précieux emploi du temps. Tu finis par passer plus de temps avec ces psychopathes et ces cinglés qu'avec ta propre famille !"

    A ces mots, Jenna quitta la cuisine, et se dirigea dans sa chambre pour aller chercher ses affaires pour les cours de la journée. Claire resta un instant sans voix, suite de la dernière réplique de sa fille.


    Claire arriva finalement à temps à son travail. Elle est obnulée par son sujet favori : le fonctionnement du cerveau. Elle voyait comme une maladie le mal que pouvait émaner d'une personne. Elle voulait comprendre comment né le mal, pouvoir comprendre un homme ou une femme pouvait devenir une criminelle. Comment une personne pouvait prendre plaisir à commettre des meurtres. Où pouvait naitre cette pulsion ?


    Claire partageait sa vie professionnelle entre ses 2 activités. Elle continuait à faire des opérations assez lourdes autour du cerveau, dont elle était une spécialiste renommée. 

    Claire avait pour assistant, un jeune médecin, nommé Chris. Vu le temps qu'elle passait au bloc avec lui, Claire et Chris s'étaient très rapprochés. D'abord d'un point de vue strictement profesionnel, puis avec le temps, plus personnellement. Chris était célibataire, paradoxalement très timide envers les femmes, malgré son physique très attrayant. Claire le trouvait très doué comme assistant. Ils apprirent très vite à se connaitre, à anticiper les réactions de l'un ou l'autre, devenant très efficase en salle d'op.

    Un jour, Claire, suite à une intervention très exténuante, proposa à Chris d'aller boire un verre pour décompresser. De fil en aiguille, ils sentirent une tension sexuelle monter entre eux. Et arrivera, ce qui arrivera, ils se retrouvèrent peu de temps après à l'hotel. Ils devinrent amants. Claire éprouva très vite une gêne, une honte. Elle aimait toujours son mari. Mais elle se rendait compte qu'elle passait plus de temps avec Chris, qu'avec Marc et sa fille Jenna. 

    Avec le temps, Claire se rendit compte qu'elle devenait obsédée par son travail. Sa vie amoureuse satisfaite avec Chris, elle faisait moins l'amour avec son mari. Le soir, elle continuait à travailler au lit sur son pc, sur ses notes de travail. Ce qui provoquait régulièrement la colère de son mari. Elle n'avait plus envie de faire l'amour car Chris et elle avaient pris une habitude de se voir intimiment à l'hotel après le boulot. Elle craignait que Marc aient des soupçons de son infidélité très vite. Le travail était un excellent et efficase prétexte. 

    La tension avait monté d'un cran à l'entrée de la prison. On allait accueillir une criminelle, récemment arretée. Après des années de recherche, la police avait enfin réussi à appréhender la meurtrière, tueuse en série, récidiviste, Béatrice Zyto. Plus connue dans la presse comme "Béa", elle avait défrayé les chroniques. Coupable de 6 meutres d'hommes de 40 ans à 50 ans, personne n'arrivait à comprendre les raisons de ses gestes. Son enfance fut malheureuse, elle a été abusée par son père. Après avoir tué son premier petit ami, elle prenait l'habitude de séduire les hommes puis avoir couché avec eux, les assissinait. La presse prétendait qu'elle tuait en fonction de la satisfaction qu'elle obtenait d'eux au lit. 

    Béa était une très belle femme brune de 40 ans. Elle n'avait aucun mal à séduire les hommes. Les meurtres étaient très violents. Elle utilisait des armes blanches, souvent de longs couteaux de cuisine. Béa était de nature très violente. Elle pouvait facilement passé d'un état à l'autre : Etre un ange, calme, paisible puis basculer à une furie, déchainée, pleine de colère. Elle s'était sauvagement défendue pendant son arrestation. Les policiers en gardaient encore de nombreux stigmates. Elle meme arriva avec bleus et contusions en prison. Le personnel resta silencieux à son passage, admirant sa beauté, mais déconcerté par ces traces de violence. On la mena de force dans sa cellule, en attendant son condamnation. Nulle doute qu'elle encourait la perpétuité.


    Claire suivait de près le cas de Béatrice Zyto qu'elle trouvait fascinante. Elle avait étudié son passé, et cherchait tous les indices qui montrait que Béa était destinée à devenir une criminelle. L'annonce de son arrestation fut une bonne nouvelle, non pas pour avoir empeché cette tueuse de continuer à sévir, mais surtout car elle avait une magnifique opportunité de la rencontrer, de la cotoyer. Claire savait que Béa finir par arriver dans la prison où Claire étudier ses patients pour son grand projet.


    Claire, travaillait en secret, dans le sous sol de sa villa, qu'elle avait aménagé en un mixte de salle d'opération et d'une salle technique. Elle avait conçu une machine. Cette machine devait lui permettre de connecter 2 esprits. Elle pensait meme pouvoir, grace à cette machine, transmettre une partie de sa personnalité, le coté pacifique, compréhensif et altruiste à une patiente. Cela pourrait être une base d'un nouveau moyen, une nouvelle méthode de "guérison" à ce mal. Elle y travaillait depuis des mois et n'en avait parlé uniquement qu'à Chris. Bizarrement, elle ne voulait pas partager ses recherches avec lui. Chris avait respecté ce choix. Il la connaissait obstinée, déterminée. Il lui demanda juste de jamais utiliser la machine sans lui. Claire lui avait fait une semie promesse. 

    Claire attendait le bon candidat, la bonne patiente. Béa semblait être la candidate idéale. Si Claire arrivait à comprendre le fond de l'ame de Béa, elle allait révolutionner l 'approche psychologique des tueuses en série.

    Claire n'eut aucun mal à obtenir un premier rendez vous avec Béa. Il ne s'était écoulé que quelques jours depuis son arrestation. Béa s'était entre temps calmé, devenait une détenue modèle, loin de l'image d'une femme violente qu'elle véhiculait depuis toujours. Les premiers résultats de ses collègues amenaient à penser qu'elle allait évoquer des folies passagères. Ce qu'il la ferait basculer de la case prison à la case institut psychiatrique pour suivi. Claire pensait aussitot qu'elle simulait. Claire était sure que Béa était très intelligente, calculatrice.

    Le premier entretien se déroulait dans le parloir de la prison. Claire restait un peu excitée à la rencontrer, elle avait un tas de questions à lui poser. Claire trouva Béa très belle. Pas étonnant que les hommes se faisaient vite séduire. Béa avait cependant un regard un peu triste.

 - "Bonjour Madame Zyto,  je suis le docteur Claire Lacroix."
 - "Enchantée, docteur. Vous pouvez m'appeler Béa."
 - "Dans ce cas, appelez moi Claire. Comment allez vous ?"
 - "Ma foi, bien. C'est un putain de bon hotel ici. La bouffe n'est pas si dégueu. Et le lit est plus confortable que dans mon dernier logement."

    Claire fut un peu choqué pour cette légère vulgarité. Mais elle se demandait si elle ne le faisait pas exprès. Comme si elle jouait un rôle. 

 - "Heureuse de l'entendre. Je m'interesse beaucoup à votre cas depuis un long moment."
 - "Ouais comme la plupart des psy et et docs que j'ai croisé. Ils ont toujours cette manie de coller des étiquettes à des cas comme moi. Ils prétendent tous pouvoir, me guérer, me soigner à coup d'analyser ou de cachetons..."
 - "Je ne suis pas comme ces autres docteurs. A la base je suis chirurgienne, devenu spécialiste du cerveau."
 - "Woua. Vous devez être pété de thunes. Je présume que vous êtes la petite bourgeoise bien rangée, mariée avec 1 gosse ou 2..., voir meme un amant ..."

    Cette dernière phrase fit rougir un peu Claire, voir la déstabilisa. Il ne fallait pas inverser les rôles. Mais Béa était tombée presque juste.

 - "Oui, je suis marié à un homme charmant, et j'ai une fille ado. Mais revenons plutot à vous."
 - "Vous n'avez pas réagir sur l'amant.", fit Béa en souriant.

    Claire ne répondit pas, et se baissa pour prendre un dossier dans sa sacoche posée sur le sol. Béa fixa Claire avec un petit sourire en coin. Béa avait cette petite manie, peut être un TOC de jouer avec ses cheveux.  

    Quelques jours plus tard, Claire avait déjà rencontré Béa plusieurs fois. Elle continuait à être fasciné par Béa. Claire demanda à rencontrer le directeur de la prison.

 - "Bonjour Claire, comment allez vous ?", demanda Georges.
 - "Bonjour Georges, très bien et vous ?", répondit Claire
 - "Très bien, merci. J'ai appris que vous passez énormément de temps avec Béatrice Zyto. Elle semble énormément vous interesser. D'ailleurs, je suis toujours aussi surpris, qu'elle ne nous pose aucun problème pour le moment. C'est pour l'heure une détenue modèle. Mais les faits sont là, elle est bien coupable de très nombreux meurtres, extrement violents. De ma carrière, je n'ai jamais vu autant de haine et de violence dans ces meurtres. Pourtant quand on la voit..."
 - "Oui, Georges, elle est fascinante. C'est un sujet idéal pour mon projet."
 - "En quoi cela consiste-t-il ?"
 - "Et bien je pense que je peux opérer un changement sur elle. Je voudrais l'analyser et comprendre le mal qui l'habite. J'aimerai que vous m'autorisiez à pratiquer une petite expérience à mon domicile. Sous haute surveillance bien entendue..."
 - "Je ne sais pas ... Je suis sceptique. Vous savez je la soupçonne de faire semblant. Son entourage la décrit comme une personne violente. Je pense qu'elle controle parfaitement ses pulsions. Ce qui la rend toujours très dangeureuse. Quelle est cette opération ?"
 - "C'est juste une sorte de scanner. Un scanner approfondi d'un nouveau genre de son cerveau. Le scanner va analyser plusieurs du cerveau entre 2 personnes. Je serai une référence."
 - "On dirait que vous cherchez à trouver la zone du cerveau où loge le mal ?"
 - "Oui, tout à fait. Plus les sujets sont opposés, plus l'analyse sera révélatrice. Je ne pourrais pas trouver plus extreme que Béatrice Zyto."
 - "Laissez moi quelques jours, pour réfléchir à votre demande."
 - "Merci Georges, d'avoir pris le temps de m'écouter."

   Le surlendemain de l'entretien avec le directeur, Georges avait fait savoir qu'il acceptait la requete de Claire. Claire était aux anges, mais maintenant il fallait expliquer et convaincre Béatrice de faire cette expérience.

    Claire retrouva Béa dans la cour de la prison. Claire souhaitait que l'entretion soit plus libre, moins surveillé. Le projet demeurait encore un peu secret. Afin d'entrainer un climat de confiance, Claire se montrait ouverte à chaque question que Béa posait sur sa vie privée. La relation que Claire entrenait avec son mari Marc, ou sa fille Claire. Sans s'en rendre compte, Claire se dévoilait peu à peu. C'était limite que Béa savait plus de choses sur Claire, que Claire sur Béa.

 - "Ainsi, vous pensez m'aider ? ... avec cette machine ?", demanda Béa, tout en jouant avec une mèche de ses cheveux.
 - "Oui. Vous pourriez révolutionner l'étude du cerveau. Nous pourrions anticiper le comportement par des analyses poussées, empecher des femmes, ... comme vous... à passer à l'acte."
 - "Ca se passerait chez vous ?"
 - "Oui, mais ne vous faites pas d'illusions. Vous serez sur haute surveillance !"
 - "Je m'en doute bien. Mais votre machine ne va pas abimer ma cervelle ? C'est que je tiens à mes neurones."
 - "Il n'y a aucun risque. Je serais aussi liée à cette machine, comme je vous l'ai dit. Elle nécessite 2 sujets, 1 sujet sain et un sujet ..."

    Claire n'arrivait pas à trouver le bon terme sans vexer, ou blesser Béa.

 - "Malade ? Dérangée ? Cinglée ? C'est ce que vous alliez dire ?", répondit Béa séchement.
 -  "Je suis là pour vous aider, Béa. Je pense que tu peux me tutoyer dès à présent."
 - "Ouais, je te fais confiance, doc."


    Le grand jour arriva. Béatrice Zyto arriva chez le docteur Claire Lacroix, tot dans la matinée. Claire avait attendu que son mari et sa fille aient quitté le domicile. Béa arriva escotée par 2 jeunes policiers plutot musclés. A peine entrée dans le séjour, Béa balaya u regard chaque pièce qu'elle parcourait, comme si elle analysait les lieux. Claire la soupçonna qu'elle préparait un plan d'évasion. Il ne faudait pas que Béa s'évade durant l'expérience, elle risquait sa carrière.

- "Bonjour Béa, comment vas tu ?"
 - "Ca roule, doc. Ca m'a fait du bien cette petite balade. C'est coquet chez toi. J'ai toujours revé d'avoir une baraque comme la tienne."
 - "Oui, c'est une villa que mon mari a hérité. Elle nous convient parfaitement. La suite va se passer au sous sol."

    Béa semblait analyser le comportement de Claire, et elle continua a scuter les moindres recoins de la villa. Claire s'approcha des 2 policiers.

 - "Messieurs, je vais vous demander de rester ici, le temps que j'analyse le sujet au sous sol."
 - "Madame, nous avons ordre de ne pas la quitter de vue."
 - "Je vous rassure, il n'y a aucune arme, ici, aucun instrument dangereux. Je vous laisse inspecter le sous sol, mais je vous demanderai ensuite de quitter ce laboratoire. Vous verrez qu'il n'y aucune autre sortie que cette porte qui mene au sous sol. Aucune autre porte ou fenetre, menant à l'extérieur."
 - "Vous allez rester seule avec elle ?"

    Claire se retourna vers Béa.

 - "J'ai confiance en elle. Tout se passera bien. N'est ce pas, Béa ?"
 - "Bien sur, doc. Je saurai me tenir à carreaux."


A SUIVRE

 


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